LA MACONNERIE (PLONCARD D'ASSAC)

July 11, 2018 | Author: vuvokyre | Category: Freemasonry, Gnosticism, Kabbalah, Alchemy, Knights Templar
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La maçonnerie par Philippe Ploncard d'Assac...

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LA MAÇONNERIE

PUBLICATIONS DE LA SOCIÉTÉ DE PHILOSOPHIE POLITIQUE

Jacques Ploncard d' Assac - L'Église occupée Analyse des causes idéologiques à la racine de la crise de l'Église et de la société. 224 pages, 22 euros + port 5 euros Philippe Ploncard d' Assac - Le Nationalisme français, Origines, Doctrine, Solutions. Synthèse des principes du nationalisme français, né en réaction aux idées internationalistes de la Révolution française et analyse des solutions pour notre temps. 160 pages, 14 euros + port 4 euros - Nationalisme ou Mondialisme. L'Enjeu du II/ème millénaire. L'héritage national face au complot mondialiste belliciste américano-sioniste. 70 pages, 9 euros+ port 1,50 euro - Enquête sur la Nouvelle-Droite et ses Compagnons de route. Analyse de cette nébuleuse, anti-catholique, européiste, alliée objective du mondialisme maçonnique et cosmopolite et de ceux qui les appuient. 160 pages, 17 euros + port 4 euros -Le Complot Les infiltrations gnostico-maçonniques dans les mi/lieux de Tradition et ses tentatives de neutralisation. 1OO pages, 13 euros + port 4 euros - "La Politique". Lettre d'information et de formation doctrinale mensuelle des Cercles Nationalistes Français, dirigée par Philippe Ploncard d'Assac. Abonnement - 50 euros/an. Étranger 70 euros

Commandes à : Société de Philosophie Politique BP 5061 ; 83091 Toulon cedex

SPP BP 30030 83952LA

SPP BP30030

INTRODUCTION

 mon père,  mes enfants, "La maçonnerie, a écrit le haut maçon suisse Quartier-la-Tente, s'est imposée une tâche, une mission". "Il n'est question de rien moins que de reconstruire la Société sur une base entièrement nouvelle" (1).

Quelle base ? Les Constitutions d'Anderson de 1723, véritable bréviaire maçonnique affirment : "Un maçon est obligé, de par sa tenure, d'obéir à la loi morale". "S'il entend bien /'Art, il ne sera jamais un athée stupide, ni un libertin irréligieux". "On juge plus commode de nos jours de ne les obliger qu'envers la religion sur laquelle tous les hommes se mettent d'accord, laissant à chacun la liberté de ses opinions personnelles". "Cette religion consiste à être homme de bien et sincère, homme d'honneur et de probité quelles que soient les dénominations et croyances qui puissent les limiter". Édouard Plantagenet (2) reprend cette même présentation que la maçonnerie fait d'elle même : "La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philantropique, philosophique et progressiste, a pour objet la recherche de la vérité, l'étude de la morale et la pratique de la solidarité". "Elle travaille à l'amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l'humanité". "Elle a pour principe la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même et la liberté de conscience". "Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du

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domaine exclusif de l'appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique". "Elle a pour devise : Liberté, Égalité, Fraternité". "La F. M'. a pour devoir d'étendre à tous les membres de l'humanité les liens fraternels qui unissent les francs-maçons sur toute la surface du globe". "Elle recommande à ses adeptes la propagande par l'exemple". "Le franc-maçon a pour devoir, en toute circonstance, d'aider, d'éclairer, de protéger son Frère, même au péril de sa vie et de le défendre contre l'injustice".

Buts au demeurant louables et c'est ainsi qu' elle attire nombre d'esprits idéalistes, mais aussi d'arrivistes, pour sa réputation de favoriser la carrière de ses adeptes. Aussi est-il nécessaire d'en étudier ses principes et leurs conséquences pour en discerner la réalité au delà des apparences. - Qu'est-ce donc que la maçonnerie, d'où vient-elle, quelle est sa vraie nature. ? - Quels sont ceux qui la composent et quel a été leur cheminement pour y parvenir ? - Quels sont ses buts et ses méthodes ? - Quelle est la position de l'Église à son sujet depuis sa création ? - Y a-t-il eu évolution, soit du côté de la maçonnerie ou de certaines de ses obédiences, soit du côté de l'Église et, si oui, pourquoi ? - En quoi son action peut-elle expliquer les mouvements de !'Histoire et l'évolution de la société? - Quelle est son importance véritable, car deux erreurs sont à éviter lorsqu'on l'étudie : La voir partout et ne la voir nulle part. Tel est l'objet de cette étude basée sur les propres textes maçonniques, afin que nul n'y adhère sans savoir à quoi il s'engage. (1) E. Quartier-la-Tente. Two centuries of Freemasonry, Berne, édit. Buchler 1917, par les soins du Bureau international de la F'. M.'. (2) Édouard Plantagenet, alias Engel. La Franc-Maçonnerie en France, p. 41. édit La Paix 1928.

I ère Partie HISTOIRE DE LA MACONNERIE

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LES ORIGINES La maçonnerie naît officiellement le 24 juin 1717. Il faut noter que cette date est celle de la Saint-Jean-Baptiste mais surtout, sur le plan ésotérique, la date du solstice d'été. De même, la Saint -Jean l'Évangéliste, le 27 décembre, est la date du solstice d'hiver or les maçons revendiquent ces deux saints du fait de la symbolique de la Lumière, non pas celle du Christ, mais celle de la Raison et aussi symbole et réminiscence d'un rite solaire. On perçoit déjà la double face de la maçonnerie utilisant des symboles chrétiens en en changeant le sens. C'est à Londres dans la taverne TheApple Tree Tavern (1) que naît officiellement la maçonnerie de la réunion en une Grande Loge, de quatre loges pré-existantes, du nom où se tenaient les réunions : The Goose and Gridiron, (I:Oie et le Gril); The Crown, (La Couronne); The Apple Tree, (Le Pommier); The Rummer and Grapes, (Le Gobelet et les raisins) (2). Trois protestants, sont essentiellement à l'origine officielle de la maçonnerie : Désaguliers, Anderson, Payne. 1° - Le révérend Jean-Théophile Désaguliers ou Des Aguliers, est né en France, à La Rochelle. Après la révocation de !'Édit de Nantes, son père, pasteur protestant, avait immigré en Angleterre. Peu gâté par la nature, petit, gros, difforme, terriblement myope, Désaguiliers fait ses études au Christ-Church, à Oxford et s'oriente vers la philosophie expérimentale, qu'il enseignera, (3).

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Selon F. Gientulli (4) il est considéré comme un naturaliste dans le sens philosophique du terme et Rose-Croix : t lC. Ht& 1M1 O.•, IJ&,l.4 :tCE., ...... u , . .... u. n:.• .i. qui, Je 22 mai, dissout tous les pouA• A• .. v,. •-·· &806• voirs maçonniques non soumis au 1 Grand-Orient et le 9 juin 1863 Fig. 18 - Statuts Maçonniques l'Assemblée législative rejette la pro· position tendant à "la reconnaissance de la maçonnerie comme établissement d 'utilité p ublique" (6). Q,•,

En 1868, Je Conseil du Grand-Orient interdit l'initiation des f emmes comme contraire à la Constitution et à la tradition maçonnique, Jes femmes étant estimées sans doute, peu fiables pour le maintien du secret Cet ostracism e maçonnique durera jusqu'à la création du Droit Humain en 1893. Au moment de la Commune, le 29 avril 1871, des dé légations du

D'autres obédiences viendront se greffer sur le Grand-Orient et la Grande Loge de France en fonction de scissions ou regroupements qui parsèment le parcours de la maçonnerie. Parmi les principales citons : - Le Droit Humain , ordre m açonnique mixte international, constitué à Paris, le 4 avril 1893, sous le nom de Grande Loge Symbolique Écossaise Mixte de France, par Marie Deraismes et Georges Martin avec Louise David, Marie Pierre, Eliska Vincent, Mme Maurice Lévy, Louisa Wiggiskoff, Marie Pognon et Mme Cremnitz (6). Cet Ordre prendra le nom de Droit Humain en 1901. Il découle de l'ascendance "écossaise" de la Grande Loge et milite pour le ''féminisme" avec son Centre d'Action pour le Féminisme, fondé le 12 mars 1897. Son comité exécutif international est appelé Suprême Conseil Universel Mixte, assisté par le Convent International, qui représente l' assemblée générale des délégués des fédérations nationales. - La Grande Loge Féminin e de France, de création plus récente, pratique comme Droit Humain les rites masculins, essentiellement le Rite écossais Ancien et Accepté. Pourtant, la promotion de la femme en maçonnerie allait bloquer les contacts avec les obédiences anglo-saxonnes qui conservent sous leur ~oupe les loges "écossaises" ce qui allait amener à un rapprochement avec e Grand-Orient de France.

Il faut noter que les obédiences féminines sont encore plus secrètes que les masculines, l'actuel Grand-Maître refusant de se fair e connaître.

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ne(l) _Les gnostiques modernes s'acharnent à récupérer de Joseph de Maistre en Presentant que sa facette martiniste, sans tenir compte de son revirement.

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(2) À l'origine de la légende de la "victoire de Valmy", il se retira sans com. battre contre l'armée de la Convention. Les bijoux de la couronne que lui aurait donnés Danton, y serait pour beaucoup. (3) Gérard Gayot, La Maçonnerie française, (4) Les Documents maçonniques, 1940-1944. p. 109. (5) Misraïm = Égypte, en hébreu (6) Daniel Ligou, Dictionnaire de la Franc-Maçonnerie. P U.F, 1991.

2 -La Grande Loge Nationale de France Comme on l'a vu, cette obédience voit le jour le 10 mars 1848 à l'occasion de sa réception à l ' Hôtel de Ville par Lamartine (1 ). Cette décision faisait suite au manifeste du 5 mars 1848 des F .'. parisiens du Suprême Conseil de la G.L.D.F, condamnant les antagonismes des obédiences et des rites, les hauts grades et les autorités souveraines du G.0.D.F. et de la G.L.D.F.

Elle est la seule obédience française

reconnue

par la

Grande Loge d'Angleterre. "Droitière " elle travaille les mil ieux catholiques, dits "nationaux", mais en dépit de ses apparence "christiques", elle ne diffère pas de la doctrine maçonnique commune comme le rappelait le Grand-maître Bay lot, de la Grande Loge Nationale de France (2): "Chaque rite, affirmait-il, a Fig. 19 - Emblème du Chevaliers Kadosh des particularités, une spécifici· té, une formulation dont ses membres reçoivent une formation maçonnique complète et équivalente, conduisant au même centre". (1) Gérard Gayot, La Maçonnerie française, p.26. (2) Jean Baylot. Osv;a/d Wirth, 1860-1943

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Ce résumé des évènements qui ont marqué la maçonnerie en

France, fait par des maçons, révèle nombre de constantes : 1° Le fond philosophique commun, sous différentes présentations en fonction des catégories sociales à qui e lles s'adressent. 2° Les luttes d'influence, d'intérêts, et les rivalités entre les obédiences et leurs chefs, qui bien souvent neutralisent l'action de la maçonnerie et laissent échapper des secrets. 3° La collusion de Louis XVIII, de Louis-Philippe et de Napoléon III avec la maçonnerie pour une raison évidente, ils avaient été initiés. 4° Du fonctionnement des loges on peut dire qu 'elles sont tout sauf démocratiques, puisque les nominations se font après de longues études du candidat, puis sont décidées par la hiérarchie de la loge (1 ). 5° La disparition progressive des références au Grand Architecte de l'Univers, qui, depuis le XVIIIème siècle servait à rassurer des candidats encore imprégnés de christianisme. Comme le note justement Arnaud de Lassus (2) : "À partir du naturalisme (refus de l' ordre naturel et révélé) qui

constitue l'un des caractères essentiels de la Franc-Maçonnerie, deux courants maçonniques se sont développés, l'un déiste, l 'autre athée". "Il est bien connu que le Grand-Orient refuse (..) l'existence de Dieu (3) alors que les obédiences anglo-saxonnes et celles s '.Y rattachant, se veulent déistes". Même constatation dans Vérités sur la Maçonnerie cité par Arnaud de Lassus (4):

"Une telle distinction est d'ailleurs sans grande importance pratique, le Grand Architecte de l'Univers des francs-maçons déistes étant une divinité perdue derrière ses nuages, ne s'occupant guère de sa création". , . "La Franc-Maçonnerie se garde bien de d~fi.nir le Grand Architecte de i Univers et laisse à chacun de ses adeptes pleine latitude pour s 'en.faire une idée coeforme à sa foi et à sa philosophie". d' "Il est donc tout à fa it inexact de dire que la Franc-Maçonnerie, abord religieuse, a, par la suite, cessé de l'être" aussi est-il exclu "de nourrir une faveur particulière pour le rite écossais (5) qui, contrairement au Grand-Orient, a conservé dans ses statuts !'invocation du Grand Architecte ".

g) Daniel Ligou Dictionnaire de la Maçonnerie. P.U F,, p. 352.

rn ) A. de Lassus. Connaissance élémentaire de la Franc-Maçonnerie, suppléent au N° 29 de l'AFS, 1985

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- 102(3) C'est en 1884 qu ' il modifia l'article 1 de ses statuts de façon à supprirne toute référence à Dieu. r (4) RISS, 1935, p. 86, cité par A. de Lassus. (5) Essentiellement par la Grande Loge Nationale de France, qui travaille les milieux de droite, d 'extrême dro ite et catholiques, cf Ph. Ploncard d 'Assac. Enquête sur la Nouvelle Droite et ses Compagnons de route. S.P.P

3 - Les Illuminés de Bavière Fondés le 1er mai 1776 par Adam Weishaupt, professeur de droit à la faculté d' Ingolstadt en Bavière, son influence sur le déroulement de la Révolution fut considérable cf. bibleetnombres.onlinefrltemps2htm. Il était né le 6 février 1748 dans une famille juive, converti au catholicisme, puis initié à la maçonnerie en 1776. Avec quatre de ses élèves, étudiants en droit, dont surtout Massanhaussen, ils mirent sur pied une société secrète, l' Ordre des Perfectibilistes, qui devint l' Ordre des Illuminés (1). Il réussit à infiltrer ses adeptes dans les cours d'Allemagne et, par son influence, fit chasser les Jésuites de Bavière. Cette influence s'exerça jusqu 'en 1786, époque où, lors d'un déplacement, un certain Lang, j uif converti devenu prêtre défroqué et haut Illuministe, fut frappé par la fo udre près de Ratisbonne. On trouva sur lui des papiers si compromettant que les principaux membres de la société furent arrêtés. "Le gouvernement bavarois fit saisir à Munich les archives de /'Illuminisme le 11 octobre 1786 et l'on découvrit un plan de révolution mondiale avec f orce détails " "Tous les documen t furent réunis sous le titre, Écrits originaux de l 'ordre et de la secte des Illuminés et publiés chez A. François, imprimeur de la Cow; Munich, 1787 " (2). Ils furent utilisés, notamment par le j ésuite A ugustin Barruel dans son oeuvre capitale, Mémoires pour servir à l'histoire du Jacobinisme.

* ** Au congrès m açonnique européen de Wilhelmsbad en 1784, près de Francfort, "les Illuminés y jouèrent un rôle prépondérant" (2). C ' est à cette occasion que la mort de Louis XVI et de Gustave III de Suède furent décidées.

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Léon de Poncins rapporte les témoignages de Mirabeau, du comte de Bauswitz, ministre de Prusse, du comte de Virieu et du Père Abel. Le comte de Hauswitz confessera au congrès de Vérone en 1822 avoir été franc-maçon et avoir "compris quel 'assassinat du roi avec toutes ses horreurs, non seulement avait été décidé dans ce temps là, mais que tout avait été préparé par des réunions, des instructions, des serments et des signaux qui ne laissaient aucun doute sur l 'intelligence qui a tout préparé et tout conduit" (2).

"De même, poursuit Léon de Poncins, le comte de Virieu avait été délégué à Wilhemsbad comme représentant de la loge des Chevaliers bienfaisants de Lyon ". "De retour à Paris, épouvanté par ce qu'il avait appris, il déclara: "Je ne vous dirai pas les secrets que j'apporte, mais ce que je crois pouvoir vous dire, c'est qu'il se trame une conspiration si bien ourdie et si p rofonde qu'il sera difficile à la religion et au gouvernement de ne pas succomber "(2). De même, l' ancien maçon Copin Albancelli, citant l' étude de Cochin et Charpentier, rappelait qu ' "il n'y a pas eu un seul mouvement dit populaire de 1787 à 1795 - celui de la Vendée excepté - qui l'ait été réellement"., "Tous ont été décidés, organisés, déterminés dans tous leurs détails par les chefs d'une organisation secrète, agissant partout en même temps et de la même manière faisant circuler partout le même mot d'ordre" (2).

* ** La démarche des Illuminés est celle de toute les obédiences maçonniques et Weishaupt dira (3) : "Je ne puis dans mes vues employer les hommes tels qu'ils sont ". "Il faut que je les forme, il faut que chaque classe de mon ordre soit une école d'épreuves pour la suivante". "C'est dans l 'intimité des sociétés secrètes qu 'il f aut savoir préparer l'opinion ". V éritable entreprise d 'espionnage, Weishaupt exige que chaque

~depte tienne un journal où il notera "toutes les particularités concernant es Personnes avec lesquelles il se trouve en relation". Caractéristique commune à toutes les obédiences, Weishaupt éta-

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blit que "chaque Illuminé doit croire que le grade auquel il appartient est le dernier". Le verrouillage est ainsi total. On peut bien laisser dans l'illusion des a pparences ceux qui sont au bas grades, l'important c'est qu'il ne comprennent pas d'où viennent les mots d'ordre qu'ils sont chargés de véhiculer et surtout ne se doutent pas de leur buts.

"La franchise, écrit cyniquement Weishaupt, n'est une vertu qu 'auprès des Supérieurs", ceux de !'Ordre. "On peut tout faire des hommes, poursuit-il encore plus cynique, quand on sait tirer avantage de leurs penchants dominants". Les grades sont semblables à ceux de la maçonnerie classique. Ceux qui ne sont pas jugés dignes d' être poussés plus avant, recevront les troi s premiers grades et bien sûr ils ne sauront pas qu' il y en a d 'autres au dessus. Les autres entrerons dans le grade d'Illuminé mineur. On les amenera progressivement à considérer la nécessité de la révolte contre 1'ordre établi. Lors de leur initiation on leur tient ce discours : "Il est assurément dans le monde des délits généraux auxquels le sage et l'honnête homme voudraient mettre un terme". "Quand nous considérons que chaque homme dans ce monde si beau pourrait être heureux, mais que notre bonheur est souvent troublé par le malheur des uns, par la méchanceté des autres, que les méchants ont la puissance sur les bons. "Que / 'opposition ou l'insurrection p rivée est ici inutile. "Que la peine tombe presque toujours sur l 'homme de bien. ''Alors s'élève naturellement le désir de voir se former une association d'hommes à l'âme forte et noble, capables de résister aux méchants, d'aider les bons, de se p rocurer à eux mêmes le repos, le consentement, la sûreté, de produire tous ces effets par des moyens fondés sur le plus haut degré des forces de la nature humaine". Ce texte est un chef-d'oeuvre de manipulation. Tout y est: - La flatterie faite à des hommes présupposés "sages et honnêtes", - La promesse d'être heureux, pour autant que l'on agisse contre

"/es méchants ", - La nécessité de s'unir, car "/'insurrection privée est inutile", - I.:affirmation que l'action sera ''fondée sur le plus haut degré des forces de la nature humaine" . Telle est la manipulation qui va entraîner ces honm1es à agir selon les desseins des Supérieurs inconnus d ' où le cynisme de Weishaupt: "On peut tout faire des hommes quand on sait tirer avantage de leurs penchants ". Ceux que l'on a amenés jusque là auront le grade d'Illuminé majeur et Novice Ecossais. I.:étape suivante poursuit la manipulation en dévoilant un peu plus le but poursuivi. On leur pose la question : "Êtes-vous content de ce monde tel qu'il est à présent ? "Pour changer l'ordre présent des choses, ne voudriez-vous pas, si vous le pouviez, rassembler les bons et les unir étroitement, afin de les rendre plus puissants que les méchants ? "Êtes-vous prêts à faire ce que !'Ordre exige des Frères dans ce grade, en statuant que chacun de nous prenne l'engagement de donne1; chaque mois avis à nos Supérieurs des emplois, des services, des bénéfices et autres dignités semblables dont nous pouvons disposer ou procurer la possession par nos recommandations, afin que nos Supérieurs aient par là l'occasion de présenter pour ces emplois les dignes sujets de !'Ordre"? Voilà comment insidieusement opère la maçonnerie, comment elle place ses adeptes dans les rouages de l'État pour en infléchir l' action. Weishaupt le dit très clairement à ses affidés : "En un mot, il faut établir un régime dominateur universel, une forme de gouvernement qui s'étende sur tout le monde". "Autour des Puissances de la terre, il jàut rassembler une légion d'hommes infatigables et dirigeant partout par leu r travaux suivant le plan de /'Ordre". Ce qu'il y a d ' intéressant à étudier dans la démarche de Weishaupt et de ses adeptes, c'est qu ' ils vont constituer une maçonnerie dans la lll~çonnerie, qui leur permettra de repérer et recruter ceux qu'ils estiment Utiles à l '1//umznzsme. · .

À ce degré d'initiation on est au sommet des "mystères" de la secte.

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À celui qui est arrivé à ce stade d' Épopte ou Prêtre Illuminé, on va poser la question : "L'État actuel des peuples répont-il à l'objet pour lequel! 'homme a été placé sur la terre" ? Ce qui induit l' idée, "Ilfè1ut changer la société". Comme le fait remarquer Jacques Plancard d' Assac (3) ils vont évoquer "la pureté du christianisme primitif, de la doctrine secrète des anciens Sages, les méfaits du nationalisme ". "Diminnuer, retranchez cet amour de la Patrie, les hommes, de nouveau apprennent à se connaitre et à s'aimer comme hommes. "Faisons de la Raison la religion des hommes et le problème est résolu". On voit dans cette phraséologie maçonnique, les prémices du mondial isme qui, pour parvenir à sa prétendue "paix entre les hommes", commence par remplacer la religion par la Raison abstraite et faire la guerre à tous ceux qui n'ont pas les mêmes conceptions ! Par cette dialectique, les Illuminés vont tenter de faire admettre à leurs adeptes que "la doctrine du Christ a été dénaturée, mais qu'elles 'est maintenue par la discipline du secret et qu'elle nous a été transmise par la Franc-Maçonnerie". On en est arrivé au grade de Hiérophante illuminé. Celui qui y est admis accepte que "Jésus aurait prêché le règne de la Raison et établi une société secrète pour rendre aux hommes leur égalité et leur liberté originelle" (sic). Ainsi, peu à peu, les inités vont être amenés à rejeter tout pouvoir, civil ou religieux, à être "des hommes libres indépendants de tout Prince", à désirer "une autre manière de gouverner le monde". C'est le grade de Régent ou Prince Illumin é.

À ce point de l' initiation "le postulant enchainé est conduit de1•ar1t un squelette, une couronne et une épée" et on lui demande "qu 'est-ce donc qui l'a réduit à cet état d'esclavage". Le candidat doit répondre : "La Société, le gouvernement, les Sciences, la fausse religion". On en arrive maintenant au grade de Mage ou Homme-Roi. Weishaupt affirme que ce grade "est la clef de toute /'histoire ancienne et moderne, religieuse et politique de l 'Univers".

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"Celui qui veut travailler au bonheur du genre humain, insinue Weishaupt, doit affaiblir tous les principes qui troublent leur repos, leur bonheur" "Dans les derniers mystères, nous avons à prouver l'origine de tous /es mensonges religieux". Progressivement, on fait de l'initié, un révolté, un révolutionnaire. La correspondance de Weishaupt à Zwach, l'un de ses confidents et affiliés, est éclairante : "Il ne faut pas brûler les étapes, écrit-il, vous devez procéder peu à peu, par des détours, des arrêts, des moments d'attente". "Faire d'abord naître des désirs impies et vagues, puis, quand le candidat arrive à les manifester, lui montrer l'objet qu 'il saisira alors des deux mains ". Notons que les frères recruteurs de ce degré, portent Ie titre révélateur de Frères Insinuants ... Jean Baylot (4) ancien Grand-Maître de la Grande Loge Nationale de France, dans sa note sur l 'un des principaux lieutenants de Weishaupt, Knigge, décrit le profil d'hommes que recherche la maçonne1ie: "Knigge avait adhéré en 1772 à la Loge Le lion couronné, de Cassel". "Esprit mobile, il hésitait entre les recherches templières, les opérations alchimistes et les spéculations d'un ésotérisme teinté d'occultisme qui l'avait mis en relation avec les Rose-Croix ". Sur la filiation et l'enchaînement des idées, Baylot, note que "Weishaupt n'avait/ait, avec la méticulosité allemande, que de mettre en ordre de bataille les idées de J-J Rousseau, (. ..) au départ de son initiation il y a le Discours sur !'Inégalité". En effet on retrouvera dans l 'idéologie des Illuminés, les idéesclefs du rousseauisme : , La divinisation de la Nature, de l' Homme, du Progrès, de l'Égalite, du Bonheur... I.:apport fondamental de Weishaupt à la maçonnerie est sa codifi. cation de la subversion pour la conquête du pouvoir. a . "Dans le secret, recommandait Weishaupt, réside notre force, ussz J''aut- z·z tou;ours · · par le nom d' une autre soczete ·' '". nous couvrir

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"Les loges de la Franc-Maçonnerie "inférieure" sont le voile le plus commode pour dissimuler nos buts élevés, (..) ". "Le nom de sociétés savantes est aussi un masque excellent pour nos classes inférieures den"ière lesquelles nous pourrions nous dissimuler si on apprenait quelque chose de nos assemblées". ' Barruel (5) notait la logique de ces faux principes : "Les philosophes forment l'école des sophistes de l'impiété. "Â cette école se forment les sophistes de la rébellion ". "De ces deux écoles naissent les sophistes de l 'anarchie, ni Dieu, ni Maître ", alors que dans leur naïveté les initiés acceptent sans discuter la dictature des Maitres inconnus ! Voilà ce que Barruel découvrait en dépouillant les documents saisis par la police du Grand Électeur de Bavière. On comprend que son livre Mémoires pour servir à ! 'Histoire du Jacobinisme dérange les "compagnons de route " et autres "maçons cachés " (6). (1) Daniel Ligou. Dictionnaire de la Maçonnerie. PUF. 1987. (2) Léon de Poncin. La F. M'. d'après ses documents secrets, pp. 78-79. Paris 194 1, (3) Jacques Ploncard d ' Assac, Secret des Francs-Maçons, ( 4) Jean Baylot, La voie substituée, Liège, l 968, p. 38, (5) Augustin Barruel. Mémoires pour servir à !'Histoire du Jacobinisme. (6) Cf. les attaques "simultanées" d'auteurs "catholiques" tels Yves Chiron, Michel Toda, Jean Sévilla, Patrice de Plunkett, les abbés de Tannouarn et Celier, Christian Geffroy, de Guillebon et du gauchiste P.A.Taguieff, dans La Nef contre l'oeuvre antimaçonnique de Barruel et de ses successeurs. cf. La Politque, N°59, 60, 61-62, 63; mai, juin, juillet-août 2006. SPP. BP. 5061, 83091 Toulon cedex

4° - Le Carbonarisme ou Charbonnerie, cf. p. 139 "La maçonnerie vécut sous Louis XVIII et Charles X des heures apparemment paisibles ". 1

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"La majorité bourgeoise de la secte était gouvernementale", note Paul Riche (1) dans son étude sur les sociétés para-maçonniques, pourtant poursuit-il :

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"La maçonnerie contenait trop deferments révolutionnaires". "La volonté de révolution populaire sommeillait dans les ateliers". "La maçonneries 'agita en secret, les mots d'ordre coururent".

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"On fit à la royauté une opposition sourde. Sa perte fut décidée ". "L'opération se fit en deux étap es : 1830 puis 1848 ". Pourtant elle n'agit pas directement "Sous le masque de comédies initiatiques, la maçonneries 'occupera pendant ces trente années de constituet; en dehors d'elle des sociétés secrètes "profanes" populaires où elle groupera les éléments révolutionnaires les plus déterminés qui pourront utilement servir à jeter bas la royauté". Dans toutes ces "sociétés", "c'est toujours un maçon qui en est f 'animateur ", c'est ainsi qu ' "entre maçonnerie et Carbonarisme il y plus que sympathie, il a inte1pénétration ", constate Paul Riche. La Charbonnerie fut fondée en France en 1820. "Des fils de bourgeois, des étudiants, se réunirent en une loge qui prit le nom des Amis de la Vérité ". Après quelques manifestations devant la Chambre des Députés, où l' un des leurs fut tué, ses chefs prirent la fuite en Italie, où ils furent initiés aux rites carbonari italiens. De retour en France, ils allaient en diffuser les nouveaux principes. La similitude avec la maçonnerie est évidente: - Même secret, - Même initiation mystérieuse - Même nombre d'officiers en loge.

À la tête, une Vente suprême commande des Véntes directives nationales, des Ventes intermédiaires régionales et des Véntes simples. Le rite ne comporte que deux grades : Apprenti et Maître. Le pacte social élaboré par les carbonari prévoyait : "La destruction de la monarchie, l'établissement de la république, l'éviction de la papauté, le réformisme religieux ". :Cextension du Carbonarisme en France fut tel que ses agent Purent croire au succès d' un coup d' état, mais le complot fut éventé, ce fut !'Affaire des quatre sergents de la Rochelle en 1822. Pendant trente ans on retrouvera les carbonari dans toutes les actions des sociétés secrètes jusqu'à la Révolution de I 84 8. :Cun de leurs principaux chefs était le général Lafayette . (1) Paul Riche. Documents maçonniques, la Librairie française, p. 86 1.

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D 'ailleurs, au début, les réunions se faisaient en allemand.

5° - Le B'naï B'rith Alors que la maçonnerie prétend être au dessus de toutes religions et races, curieusement le B 'naï B 'ri th est réservé aux seuls Juifs. Constitué à New York, le 13 octobre 1843 , au Café Sinsberner par onze Juifs immigrés d'Allemagne, dont Henry Jones, Isaac Rosenburg, William Renau, Reuben Radacher et Julius Bien. Ils décident la création d'une maçonnerie "réservée aux seuls Juifs"(!). Pourquoi cet ostracisme, alors que la maçonnerie est loin d'être hostile au judaïsme qui inspire ses textes, sa symbolique et jusqu'à son idéologie, comme on l'a vu au chapitre Les Ascendances? Plusieurs explications sont avancées. , L'une d'elle explique cette maçonnerie restreinte aux seuls Juifs, déjà francs-maçons, par l'existence d' un certain racisme dans la société protestante américaine du XIXème siècle. Cette explication est parfaitement fausse comme le reconnaît Edward Grusd (2) membre du B 'naï B 'rith : "Tl existe une légende selon laquelle le B 'naï B 'rith a été créé parce qu'en 1843 les Juifs n'étaient pas acceptés dans les ordres maçonniques et les Odd Fellows ". "Ce n'est évidemment pas vrai étant donné que, parmi les fondateurs, nombreux étaient ceux qui en étaient". L'autre explication est qu' ils entendent rester entre eux pour promouvoir leurs seuls intérêts juifs à travers le monde. Le nom choisi donne aussi une indication de ses intentions. Le premier nom choisi fut celui de Bruder Bundes, Un ion fraternelle en allemand, mais sera changé en B 'naï B 'ri th ( 1). B 'naï vient de la racine hébraïque Ben qui veut dire "enfant, fils, mais aussi, prince, disciple, communauté, habitant. B 'rith, par contre "avait à l'origine le sens de morceaux d'animaux des sacrifices rituels", mais prit le sens "de traité, d'alliance, de promesse". Ainsi B 'naï Brith, veut dire au choix, "Les Enfants de ! 'Alliance, Les Princes de la Promesse, Les Fils de l'Union ". On trouve aussi une autre orthographe chez les Sépharades, chez lesquels, il s'orthographie Beni Berith, donc différente de celle des fondateurs, juifs allemands, askénases .

Sans doute nombre des fondateurs étaient déjà francs-maçons affiliés à des loges américaines, car ils se choisirent un rituel, mélange de rite d'York et de rite américain d'Odd Fellows, ce qui confirme la seconde hypothèse sur les raisons de la constitution de cette maçonnerie confessionnelle. Leur première loge portera le nom de New-York Lodge, Henry Jones, "forme anglicisée del 'hébreu Jonas" en étant le fondateur et le premier président sera Julius Bien, (3). L'une de ses premières actions sera l'intervention auprès des autorité américaines en 1851, contre un traité entre les États-Unis et la Suisse, dont certains cantons restreignaient les droits des Juifs. Preuve de leur efficacité déjà, Je traité sera modifié en 1857. Dès 1849, avec le début de son internationalisation, certaines loges, telle celle de Cincinnati, travailleront en anglais. Leur développement se fera d'abord dans les pays de langue germanique et d'Europe centrale, pays à forte population juive : Allemagne, Autriche, Zürich, mais aussi Bucarest, Prague, Cracovie, Constantinople, La Haye, Amsterdam. C'est aux États-Unis que le B 'naï B 'rith acquerrera sa force politique, à mesure de la montée en puissance de la finance juive. Dès 1913, le B 'naï Brith, fonde l'A nti-Defamation League, véritable structure de surveillance et de lutte contre l'antisémitisme, ancêtre du la LICRA et du MRAP. Le B 'naï B 'rith eut très rapidement une grande influence sur les présidents américains, surtout les F.'. Wilson, Roosevelt, Truman, et sur !'Anglais Churchill, par l' un des leurs, Samuel Rosenbaum. L'ancien membre du Congrès américain, Paul Findley (4), donne de nombreux exemples de la surveillance étroite dont hommes politiques, Presse, universités et étudiants, sont l'objet constant. I.:auteur, qui en fut victime, fa it état de pressions et chantages exercés sur ceux qui ne sont pas assez favorables aux intérêts d' Israël. En France la loge-mère, au nom curieux de France 1151, sera reee à Paris en 1932.

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On en mesure le poids dès la Ilèmc guerre mondiale avec la pré-

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sencc de nombreux juifs à Londres, tels Marcel Cachin et J-P Bloch, attachés au cabinet particulier de De Gaulle où Bloch s'occupera de !'Épura. tion contre les pétainistes,et du BCRA, le service secret gaulliste (5).

À Alger, il sera le Délégué Général à 1'Intérieur et, à son retour en France, De Gaulle le chargera de liquider les biens de la presse interdite. li fondera aussi "une agence de publicité chwgée de la distribution du budget à Israël" (5). Aujourd 'hui le B 'naï B 'ri th est devenu une force internationale considérable, qui influe sur la politique mondiale, notamment aux ÉtatsUnis, avec le clan sioniste de George W Bush, ainsi que sur l'Église. Plusieurs personnalités juives du B 'naï B 'rith furent à 1'origine des réformes de Vatican II, tendant à modifier la position traditionnelle de l'Église à l 'égard du judaïsme, "notamment par le F.. Label Katz, la plus haute autorité de l'ordre" (5), (6), (7). Le F. ' .Joseph Lichten du B 'naï B 'rith, membre du Comité International de collaboration judéo-chrétienne, fut le délégué du Congrès Juif Mondial à l ' intronisation de Jean-Paul II. De même le rabbin Marc Tannenbaum, de l'Américan Jewish Commitee, présent au Concile, assurait que le cardinal Wojtyla avait visité la synagogue de Cracovie pendant un service de Shabbat. Ainsi, la visite de Jean-Paul II à la synagogue de Rome n' aurait pas été une ''première ".

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C'est à ce rabbin que l'on attribue l 'interruption du procès en béatification d'Isabelle la Catholique, confirmé par I' AFP, 2.4.91, selon laquelle "l'organisation juive Anti Defamation league (ADL) of BB a remercié le "Vatican d'avoir suspendu le procès en béatification d'Isabelle la Catholique". Le B 'naï B 'rith eut aussi une grande importance dans la rédaction du document conciliaire Nostra Aetate, tendant à la judaïsation du catholicisme (7) et dans la réunion œcuménique d 'Assise. C'est à de pareils signes que l'on mesure le poids des organisations juves sw· la politique mondiale et sur les orientations de 1'Église. Emmanuel Ratier (8) signale qu ' il n 'y a pratiquement "rien à la Bibliothèque nationale sur le B 'naï B 'rith (. .), ni "à la Bibliothèque du Congrès à Washington et rien non plus à la British Library de Londres". Il note encore :

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"Si l'on consulte les collections de journaux qui doivent, rappelons-le, être légalement déposés à la Bibliothèque nationale, à chaque parution en quatre exemplaires - même les obédiences maçonniques lefànt _on constate que le B 'naï B 'rith n'a jamais effectué de dépôt légal, hormis deux numéros en tout et pour tout, d'une de ses revues, le B ' naï B 'rith Journal (..), ni n'a jamais déposé en France aucune des brochures qu 'elle a éditées ". En dépit de son importance, ou peut-être à cause de cela ?! On apprenait le 26 mars 1986 par le quotidien Le Monde, que : "Les associations B 'naï B 'ri th, (..) rappellent aux. représentants des ces partis (de la majorité gaulliste) leur engagement pris au cours des forums du B 'naï B 'rith, devant la communauté Quivc), déclarations reprises après proclamation des résultats du vote, de ne s'allier en aucun cas au Front National" (9) . Aujourd'hui le discours a bien changé avec sa "normalisation", certains de ses représentants sont invités à des manifestations juives, Marine Le Pen appartient à la Commission pour les rapports avec Israël, du Parlement européen et a invité Antony Attal, de la Ligue de défense juive, au dernier B.B.R. Le B 'naï B 'rith agit aussi par structures interposées, tel le CRIF, (Conseil Représentatif des institutions juives de France). Son directeur actuel Haïm Musicant, collaborateur de la revue juive L'Arche, militant ultra-sioniste, lié aussi à la LICRA, (Ligue internationale contre le Racisme et l 'Antisémitisme) a dirigé la section francophone - France, Belgique, Suisse - du B 'naï B 'rith depuis 1979, puis sa section européenne. Autre preuve de son poids, l'attribution de la médaille du B 'naï B'rith à Mgr. Decourtray, Primat des Gaules, le 16 novembre 1991, pour son soutien au déplacement du Carmel des religieuses d'Auschw itz. Ce fut encore le B'naïB 'rith qui obtint l 'adoption de la loi liberticide, Fabius-Gayssot. · Actuellement, par son influence mondiale et son articulation avec la haute hiérarchie des autres obédiences maçonniques, le B ' naï B 'ri th est considéré comme le véritable chef d'orchestre de la politique maçonnique et mondialiste dans le monde.

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(1) J. Ploncard d 'Assac. Énigmes et mystères, voici les B 'naï B 'rith, supl. de

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Présent, des années 80, non daté. (2) Edward Grusd, The stOJy ofa Covenanl, pp. 12- 14. (3) Les documents Maçonniques, p. 533-539, (4) Pa ul Findley, They dare to speak out, (5) Henry Coston, Dictionnaire Politique. T.I. ( 6) J.Ploncard d' Assac.L'Église occupée. S. P.P. (7) A. de Lassus. Le catholicisme revu el corrigé par la synagogue, N° l 79, (8) Emmanuel Ratier. Mystères et Secrets du B 'naiB i·ith,

VI LES RITES Si l'étude de la maçonnerie en ses diférentes obédiences est particulièrement complexe comme on vient de le voir par ses interconnexions, ses scissions, ses regroupements, celle de ses rites ne l'est pas moins. Il nous faut examiner cet autre aspect complexe de la maço1U1erie dont le spiritualisme ésotérique masque bien souvent le luciférianisme, d' où les invocations à Satan de la part de ses hauts initiés. Ce luciférianisme est difficile à délimiter du fait du secret maçonnique et de sa hiérarchisation qui fait que les bas grades ignorent l'inspiration réelle des Maîtres Inconnus.

1 - UÉcossisme Si l'on en croit l'historien maçon Paul Naudon (l) l' "écossisme est un rite, ou mieux une catégorie de rites". Il y a là u ne ambigüité, car la maçonnerie spéculative, fait remonter l'écossisme aux Stuart, qui, dans leur combat contre Je Parlement et les Oranges protestants, s'étaient organisés en confréries secrètes. Comme avec les corporations, la maçonnerie se fond dans Je moule des loges écossaises, catholiques, des Stuart.

I..: évolution de l 'écossisme dans le sens maçonnique est l' oeuvre du chevalier de Ramsay (2). Né à Ayr, en Écosse, il n 'aurait pas été noble, selon Voltaire. Fig. 20 - Correspondance entre Rites d'York et Écossais. D'après Géra rd Serbancsco . Histoire de la Franc-Maçonnerie Un ivel'.l'e!le.

Comme le note Pau l Naudon (3) "cet esprit curieux et mystique ne trouva pas une satisfaction si!ff isante dans la religion anglicane et erra quelque temps d'une doctrine à l'autre".

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C'est Fénelon qui le fixa dans une vague religiosité catholique et il y eut interaction entre les deux hommes et Madame Guyon. Naudon (4) nie que Fénelon ait été franc-maçon, mais reconnaît que "Fénelon, par 1'influence capitale qu'il exerça sur Ramsay, .litt ind;. rectement un des pères spirituels de la fran c-maçonnerie dite écossaise" De l' avis de la plupart des historiens,Ramsay est le créateur des hauts grades maçonniques. En 1761 , le Conseil des Empereurs charge l' un de ses membres Étienne Morin, "de r·évéler aux loges du Nouveau monde les mystères grades supérieurs ". "Les Américains les accueillirent avec enthousiasme, mais trouvant ces vingt-cinq degrés insuffisants pour contenir, en un système ordonné, toute la science initiatique maçonnique, en portèrent le nombre à trente-trois "(5).

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De là naquit à Charleston le 31 mai 1801 , un Suprême Conseil des Grands Insp ecteurs Généraux du 33 ° et dernier degré du Rite Écossais Ancien et Accepté, le F.'. John Mitchell étant Grand-Commandeur. Un second Suprême Conseil fut constitué à Paiis le 22 septembre 1804 par le comte Alexandre-François-Auguste de Grasse-Tilly (6). De ces deux Suprêmes Conseils allait naître le Rite écossais ancien et accepté auquel aujourd' hui est rattachée la Grande L oge Nationale de France, donc sous la coupe de la maçonnerie anglo-saxonne. (1) Paul Naudon. La Franc-Maçonnerie, P.U.F, 1977, p. 45. (2) Discours de Ramsay, composé en 1736-1 737 et publié en 1738, dans les Lettres de M de V***, avec plusieurs pièces de différents auteurs, La Haye 1738 (3) Ibid, p. 46; (4) Ibid. p. 47; (5) Ibid. p. 48; (6) Ibid p. 49

2 - Le Rite Écossais Rectifié Issu de la Stricte Observance, ce rite, fondé par le baron de Hund en 1756, se rattachait à la tradition de !'Ordre du Temple (1). La légende invoquée par les partisans de cette filiation est intéres· sante : Après l' interdiction de l' Ordre par Philippe le Bel et Clémen,~ V. puis la mort du Grand-Maître Jacques de Molay, brûlé en 13 14, Le Grand-Maître provincial d 'Auvergne, Pierre d 'Aumont, s 'enjùit avec delit commandeurs et cinq chevaliers ".

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"Pour ne pas être reconnus, ils se déguisèrent en maçons, changèrent /eurs noms et se nommèrent Mabeignac, (d'où allait dériver Le mot de Maître Mac-Benac). "Ils abordèrent sur f 'ile écossaise de Mufl, où ils trouvèrent le Grand Commandeur Hamp toncourt, George Harris, avec plusieurs autres frères et résolurent d '.Y constituer f 'Ordre". "Ils tinrent à la Saint-Jean 13 12 un chapitre, Aumont y f ut nommé Grand-Maître". "Pour se soustraire aux p ersécutions, ils adoptèrent des signes et des mots (secrets) et se nommèrent "maçons libres et acceptés", p our indiquer qu 'ils s'étaient mis en liberté et avaient accepté d'autres usages "(2) Après leur condamnation, les templiers jurèrent de se venger de la monarchie française, ce qui expliquerait pourquoi Louis XVI et sa fam ille furent emprisonnés au Temple, ancienne place forte templière, à Paris.

À la fondation du Rite Écossais Rectifié, aux grades déjà connus, Hund y ajouta ceux de Éques professus, puis de Grands Profès, dont les membres demeuraient inconnus de ceux des grades inférieurs, d'où leur appellation de Supérieurs inconnus. Telle est l' origine de ce terme utilisé pour désigner la direction occulte au plus haut niveau de la maçonnerie qui dépasse largement le 33° degré, dont les membres sont loin de connaître le vrai secret m açonnique. Ce rite eut un grand succès, surtout en Allemagne, "douze princesses régnantes en étaient membres" et les francs-maçons revendiquent entre autres, Goethe, Wieland, Werner. Lessing, M ozart, et Joseph de Maistre qui allait s' en détacher.

À la mort du baron de Hund, en 1776, c'est le duc Ferdinand de Brunswick qui en devint le nouveau Grand-Maître (3), ce qui n 'en faisait pas un adversaire déterminé des troupes révolutionnaires à la comédie de Valmy. . Il réorganisera le rite et supprimera toute attache avec les Supé~eurs Inconnus, d'où le terme de Rite Écossais Rectifié, qu'il prit au onvent des Gaules, à Lyon en 1778 et à celui de Wilhelmsbad, en 1782. j

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J.B Willermoz, marchant mercier de Lyon, adepte du franc-maçon

yu~ Portugais Martinez de Pasqually et de Louis-Claude de Saint-Martin , Joua un grand rôle. Il en sortira le Code maçonnique des Loges réunies et rectifiées de

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F1:a~ce,. le Code Général d~s Règlem,ents des Chevaliers Bienfaisants de 1 CLte sainte et les Inst~uctwns, Secret~s, des Profès. et des Grands Profèsa dans lesque lles sont developpees les 1dees de Martrnez de Pasqually.

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Ainsi, le Rite Écossais Rectifié touche, par ses ascendances aux déviations templières et, par sa philosophie, au Martinisme issu de l'ensej. gnement de L-C de Saint-Martin. Martinez de Pasqually, quant à lui , "s 'affi.rme partisan d'une sorte de panthéisme mystique" (4) et l'historien G. Bord (3) note: "Dans son aspiration à réintégrer Dieu, il faut l'intervention des esprits qui peuplent l 'intermonde ". "Par gradation, on arrivera jusqu'à Dieu par la pratique d'un culte mystérieux". Autre référence au judaïsme, Martinez de Pasqually étant Juif l 'organisation et la pratiqu e de ce culte dépendent des Élus Coëns 01; Cohens, mot hébreu qui veut dire "prêtre". Ce "prêtre", "animé du souffle divin, est initié Élu Cohen. Paul Naudon relève, que "la 4ème classe est celle, secrète, des Rose-Croix, qui a pour objet de mettre les initiés en contact avec l'Aude/à, celui des Puissances célestes, par le truchement des évocations de haute magie (4). Telle est l'interpénétration et l' influence réciproque des différentes doctrines ésotériques p lus ou moins bien définies, car tout dans la démarche maçonnique est flou et laissé à l'interpétation de chacun, qui peut y voir ce qui lui convient. Il s'agit plus d'un magma ésotérique à prétention intellectuel· le, que d'une doctrine définie. Après la Révolution, le Rite Écossais Rectifié fut réformé à Genève et Zurich d' où allait naître le Directoire et Prieuré Indépendant d'Helvétie, dont les trois prem iers degrés se fondirent en 1844 dans la Grande Loge Suisse Alpina. En 1910, un essai de regroupement du Rite avec le Grand-Ori~n~ 1 de France par Camille Savoire et E. de Ribaucourt est tenté, mais celu1 -~ reprit son indépendance et créa en 19 13, la Grande Loge Nati0110 e indépendante Française reconnue dès le 20 novembre par la Grande Loge Unie d'Angleterre. /e · na En 1948, elle prendra le nom de Grande Loge NaflO

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française (5). .. , . . , . , . . Issue du ~lle Ecossais Rectifi~ et de .son 1mpregnatlon par Je Martinisme, elle depend de la maçonnene anglaise. ~I Naudon. op. cit. p. 49; (2) Ibid. p. 11.

(3) G. Bord. La Franc-Maçonnerie en f!"ran ce note, p. 244. (4) Paul Naudon, op. c1t., p. l 07; (5) l b1d. pp. 58 et l 02.

3 - Le Rite Suédois Constitué par le F.'. Eckleff en 1756, puis par le futur Charles XIII, Grand-Maître de !'Ordre, il incorpore des éléments de l'ancienne maçonnerie anglaise des hauts grades "écossais", du "templarisme" et de la Stricte Observance, mélangés à !'enseignements de Swedenborg ( 1).

Il se proclame chrétien, fait allusion aux textes de Saint Jean. Pour lui "L'Église est dans ! 'Homme et non hors de lui". C'est déjà, la notion de l' Homme fait dieu. Le Chef de l'Ordre est toujours le roi, qui se parre du titre de Vicaire de Salomon, évoquant à nouveau les influences hébraïques sur la maçonnerie de quelque obédience ou rite qu'elle soit. Ce Rite est en usage au Danemark, en Norvège et en Islande. (!) Paul Naudon. op. cit. p. 103

4 - La Maçonnerie "égyptienne" . Curieux personnage que celui de Cagliostro, l' introducteur de ce nte axé sur la magie. Son père "passe pour avoir eu du sang juif" (1). d' Mage, charlatan, aventurier ou bienfaiteur de l'humanité, cela epend de celui qui l' analyse. et

. _Dne chose est certaine, il fu t l'artisan, avec Mgr de Rohan, nigaud

à arnviste, de la fameuse "affaire du Co/Lier " qui allait faire tant de tort 1 a monarchie en salissant Marie-Antoinette.

son b. Dans cette sordide affaire, Cagliostro, le "Maitre Inconnu" selon com ~ographe Marc Haven (2), fut un agent particulièrement efficace du p ot maçonnique visant à renverser la monarchie frança ise. Personnage trouble dont on discerne mal les origines, il est identi-

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fi é depuis son procès à Rome, sous le nom de Joseph Balsam o. Initié à Londres en 1777, il fréquente les loges de tous rites aux. Pays-Bas, en Allemagne, en Pologne, en Russ ie et fera sensation à Mitau en 1779 par ses rites magiques qui impress ionnent les gogos. Installé à Bordeaux de 1783 à 1784, il s'investit de plus en plus dans l'action maçonnique, puis à Lyon pendant trois mois et à Paris où il arrive le 29 octobre 1784, avec la réputation d'un "grand mage et d'un grand-maître en maçonnerie". Les milieux maçonniques lyonnais sont alors tout agités par le martinésisme, le mesmérisme, le swedenborgisme. Cagliostro y fondera un nouvel atelier, La Sagesse Triomphante, et ce milieu ardent fera état de "guérisons, révélations, prédictions, apparitions, matérialisations" (3 ). Afin de réunir tous ceux qu'il estimait dignes de recevoir son enseignement, il fondera un temple "qui devait recevoir le titre et les pouvoirs de la Loge Mère du Rite Egyptien ".

Il prit le titre de Grand Cophte, et rédigea le Rituel de la Maçonnerie Égyptienne, où il confiait à ses "chers fils", l'exposé de "la seule et pure doctrine maçonnique" (4). Dans les travaux du rite étaient faites des opérations magiques utilisan t comme médiums "de jeunes garçons ou filles, les "pupilles" ou "colombes ", d'une parfaite innocence". "L'objet de l'initiation étant d'amener ! 'homme déchu à reconquérir sa dignité perdue". Selon notre magicien, "lorsque l'homme regénéré possède une âme saine dans un corps sain, Dieu consacre en lui la maîtrise par l'influx de sa grâce. Il devient alors un Élu". . "Cagliostro parlait et agissait au nom des ces pouvoirs qui lui avaient été donnés par Dieu" (4) et en donnait les preuves par ses magies. JI quittera Lyon le 27 janvier 1785 et s'installera à Paris, au moment où avait lieu le Convent des Philalètes. Convoqué par la loge des Amis réunis, il invita, sans succès, Jes maçons de tous les rites à éclaircir - vaste sujet - les points les plus essentiels de l'origine, de la doctrine et de l'affil iation historique de la science maçonnique, en tentant d ' imposer ses vues et les principes de la MaçoW nerie Égyptienne. !111

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Dépité, n 'étant pas suivi, il rompit avec les Philalètes, se canton,a l'enseignement de ses loges égyptiennes. na Il sera arrêté à Rome le 27 décembre 1789, emprisonné au château Saint-Ange et condamné à mort le 7 avril 1791. Sa peine fut commuée aussitôt en détention à perpétuité. Il succombera à une apoplexie le 26 août 1795 et n'eut point de funérailles (1) Ainsi disparaissait un des grands artisans de la Révolution qui, par ses intrigues, avait contribué à l'abaissement de la monarchie. (1) Dictionnaire de la Maçonnerie. p. 178, (2) Marc Haven. Le Maitre Inconnu. p. 274 (3) Paul Naudon. op. cit. p. 113. (4) Ibid,

s - Les Rites Misraïm et Memphis Sans doute influencé par les doctrines de Cagliostro, le rite Misraïm créé vers 1813 en Italie et introduit en France par Marc, Michel et Joseph Bédaride, "le faisait naître de la volonté directe de Dieu et historiquement de Misraïm, un des premiers rois d'Égypte" ( 1). , Bien qu'inspiré par la symbolique égyptienne, Misraïm veut dire Egypte en Hébreu .. Le rite de Memphis est constitué en 1838 par Marconis le

Nègre, il "prétend continuer toutes les initiations antiques, mais reconnaît les Templiers pour fondateurs immédiats". Leur inspirateur serait "un sage d'Égypte, Ormus, prêtre de Memphis, converti au christianisme par saint Marc" (2). b. En 1862, ce rite intégrera le Grand-Orient, athée, ce qui montre ie~ ~a valeur spirituelle que l'on peut attribuer à ces rites prétendument c etiens.

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al h. . On en trace la filiation avec les rites philosophiques hermétistes et L c 1m1ques et il se rattache au Rite Primitif des Philalètes du nom de la oge des Phiialètes de Narbonne. le R· En 1959 les Rites Misraïrn et de Memphis ont fusionné constituant zte Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm. étaie ,~elon l'organe maçonnique La Chaîne d'Union (3), leurs buts nt dans l'immédiat, la spiritualisation des individus et des sociétés

et dans le temps, la réintégration de/ 'Être dans son état primordial". A u delà du charabia pour néophytes, on retrouve le langage gnos. tique avec l'allusion à l 'Être et à l'état primordial, ce qui démasque sa filiation ésotérique, la gnose se définissant comme Religion Primordiale ( 1) Paul Naudon, op. cité. p. 106; (2)Paul Naudon, op. cit., p. 104. (3) La Chaîne d 'Union, juin, 1958, p. 54 1; janvier 1960, p. 234

6 - Le Martinisme On a vu l'influence des doctrines de Martinez de Pasqually et de Saint-Martin sur le Rite Écossais Recf!fié, issu de la Stricte Observance. "Â la mort de Martinez de Pasqually, note Paul Naudon (1), "son enseignement se scinda en deux rameaux", "L'un rejoignit l'ésotérisme maçonnique traditionnel (avec Willermoz), "Le second, par le canal de la haute mystique, apporta avec L-C de Saint-Martin, l'enseignement et la technique de la vie intérieure''. Là encore, les termes "traditionnel", "haute mystique" ou encore "vie intérieure", qui pourraient être pris dans un sens chrétien, j ouent sur le double sens des termes, car ils font partie de la logomachie gnostique. Louis-Claude de Saint-Martin, 1743-1803, fut avocat, puis militaire et finalement secrétaire et disciple de Martinez de Pasqually. Paul Naudon note encore (1) que "si la doctrine de Pasqually a marqué L-C de Saint-Martin d'une empreinte spirituelle indélébile, il éprouve très peu d'intérêt pour les manifestations de l 'au-de-là" "Saint-Martin est un spéculatifpur et le côté magique et cultuel du rite mystique des Élus Cohen le gêne, si bien qu 'il rejette toute la théurgie de Pasqually, comme il a rejeté les rites habituels de la franc-maçonnerie ". "Pour Saint-Martin, il n'est plus question d'Église, de culte oil de rite, l'esprit de l'homme est le seul véritable Temple". "L'Homme est le prêtre de Dieu, (..) ". "Le Grand-Oeuvre consiste à créer, ou plutôt à trouver, au centre de soi-même, lentement, patiemment, la Figure du Moi Céleste. Là se trouve la faille révélatrice.

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L'homme pour assurer son salut n'a pas besoin de l'Eghse, se suffit à soi même pour cette tâche.

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On voit là, à nouveau, la proximité entre le Libre Arbitre protestant et le Libre Pensée maçonnique. , On commence par ne plus avoir besoin de l'Eglise et on finit par ne plus avoir besoin de Dieu non plus. Un siècle p lus tard, en 1888, apparaîtra un Ordre Martiniste, "rénové", oeuvre du Dr. Gérard d"Encausse, alias Papus, surnom dont on voit immédiatement l'allusion au Pape ... Le ''pape" de ce nouveau rite affirme que "des Supérieurs Inconnus avaient transmis le "sacrement" du maître'', de proche en proche . "Chaîne initiatique, dont aurait fait partie André Chénier, qui, partie de Chaptal, aurait abouti en 1880, à Henri Delage, qui aurait communiqué la règle à Papus" (2).

Fig. 21 - Gérard d 'Encausse, alias Papus Papus était un fervent des organisations actives, c'est pourquoi il résolut de fonder !'Ordre fv!artiniste, réunissant dans un Suprême Conseil quelques occultistes parisiens tel le luciférien Stanislas de Guaïta, Paul Adam, Joséphin Péladan, ~aurice Barrès, qui, comme son devancier, André Chénier, devait démissionner par la suite. Papus, poursuit Naudon (2) assignait à !'Ordre "!'Initiation per~on~elle et libre " en invoquant la tradition ésotérique chrétienne'', c'esta-dite la gnose, qui n'est pas chrétienne.

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. Rénovateur de l 'occultisme, Papus entendait orienter le artmisrne vers celui-ci. T:Ordre comprenait trois degrés : Membre associé, Initié, Supérieur Inconnu.

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La revue Initiation (3) de Philippe d'Encausse révélait la constitu. tion en 1958 d' une Union des Ordres Martinistes de Tradition.

Il se passe dans les Rites les mêmes compositions et décompositions que l' on voit dans les Obédiences et là encore on peut tracer un parallèle avec le protestantisme et ses multiples sectes et variations que dénonçait Bossuet dans ses Variations des Églises protestantes, où il attaquait le "quiétisme" de Fénelon, inspirateur de Ramsay... Telle est la "logique " del 'erreur, on en retrouve partout les élucubrations, dès lors que l'on s'écarte du dogme catholique. (1) Paul Naudon. op. cit. p. 108; (2) Ibid, p. 109. (3) Initiation. sup 1. N°3, octobre 1960

7 - Le Mesmérisme ou l'Ordre de /'Harmonie Universelle Invoquant un "magnétisme animal ", prétendu "principe de vie de tous les êtres organisés, âme de tout ce qui respire", issu des idées du ''fameux" comte de Saint-Germain, le médecin autrichien Franz-Anton Mesmer, 1734-1815, élaborait cette curieuses doctrine. Mesmer était bien sûr affilié à la maçonnerie ce qui facilita la diffusion de cette nouvelle "doctrine ", qui fit des ravages dans les salons de l'époque, tant il est vrai que la perte de la religion ouvre la porte à toutes les superstitions et élucubrations. On devait rapidement admettre que le soit-disant "fluide magnétique" n'existait pas mais que les effets invoqués n 'étaient que "le résultat du pouvoir d 'un homme supérieur sur un autre moins pmfait ", rappor· te Clavel (l ). Notion au demeurant fort peu démocratique pour des francs-maçons ! De ces curieuses notions devait se constituer à Paris, la société maçonnique de !'Ordre de !'Harmonie Universelle, desti née "à purifier les adeptes par l 'initiation et les rendre ainsi plus aptes à pratiquer et à propager la doctrine de Mesmer "(2). ( 1) Clavel. Histoire pittoresque de la Franc-Maçonnerie, p. 173. (2) Paul Naudon, p.11 2 .

8 - La Théosophie La Société de Théosophie est une société occultiste, fondée à NeW

York en 1875 par Helen~ Petrovna Blavatsky, ha ineusement antichrétienne t disciple du Rose-Croix Bulwer-Lytton (1). e Parmi ses hauts initiés il faut relever le nom d'Annie Besant, 33°, ·nitiée en 1902 dans l'obédience du Droit humain qui deviendra respon1able de la Société de Théosophie, ce qui montre bien la fil iation entre la ~açonnerie et tous ces rites divers qui en sont l'émanation. Héléna Blavatsky et Annie Besant eurent un rô le éminent dans la naissance de la maçonnerie mixte. Contrairement à Mme Blavatsky, Annie Besant admet l'existence de Jésus, mais en fait un initié de la Grande Loge Blanche, dont l'idéologie se rattache à Krishna des Hindous. On y retrouve les influences Rose-Croix, de l' O. T. O. , des martinistes de Papus, alias Gérard d ' Encausse, 33° du Rite écossais, successeur du sataniste Stanislas de Guaïta, à la tête de !'Ordre Kabbaliste de la RoseCroix, qui prétendait "promouvoir une révolution religieuse souterraine pour se substituer à l 'Église". On peut rattacher à cette mouvance la Société Anthroposo phique de Rudolf Steiner issu de l'QT.Q, qui s'en proclamait "Jmperator ". On retrouve comme membre de cette étrange société, l'astronome Camille Flammarion, spirite et panthéiste. Le martiniste Pierre Marie! (2), parlant des Supérieurs Inconnus se demande s'il s'agit "d'hommes de chair, ou bien de génies, entités ou démons ". Se basant sur les écrits d'Helena Blavatsky (3) Marie! "estime qu'elle nous donne, sinon des certitudes, au moins des approximations intéressantes ". Pour Blavatsky, "Satan est Dieu, le seul Dieu ". ", "Satan n 'est qu'une seule chose avec le Logos", de telle sorte que 1Église en maudissant Satan, maudit Dieu, la Sagesse qui s'est révélée comme la Lumière et ! 'Ombre, le Bien et le Mal dans la Nature". Elle définissait les objectifs de la Société : - "constituer une fraternité humaine universelle, sans distinction de ret · zgzon, de race et de couleur. n. - "promouvoir les écriture ariennes (4) et les oeuvres brahma1ques' bouddh'1ste et zoroastriennes, . - "approfondir les mystères cachés et les pouvoirs psychiques de

fill

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l'homme. Telle est l'interpénétration de toutes ces sociétés, lucifériennes ' kabbalistes, rattachées au Rite écossais. Lem commune caractéristique, prétendre à la connaissance cachée - la "gnose"- aussi comprend-on que René Guénon ait pu s'y intéresser Éternelle tromperie et mirage du Malin, qui non moins invariable. ment engendre la haine de !'Église.

loge z ur aufgehenden Morgenroete,.fondée en 1808". C W1 de ses principaux responsables fut Samuel Liddel Mathers, (J854-191 8) a lias comte de Gleustroë, a lias Mac Gregor Mathers, théoophe et membre du cercle intérieur de I 'Ordo Templi Orientis, lié par sa Moïna, un "médium ", au philosophe juif Henry Bergson, l' un des promoteurs du "modernisme " (4).

~emme,

Mathers joua un rôle important en cela qu ' il initia le martiniste Aleister Crowley (1875-194 7) futur réorganisateur de !'O. T O. qui se faisait appeler "the Great Beast "(la Grande Bête). Haut dignitaire du rite Memphis-Misraim et de l'Église gnostique, il signait du nombre de la Bête, 666, selon son biographe J. Symonds (5).

(!).René Guénon. Le Théosophisme, éditArktos, 1987 .. (2) Pierre Marie!. Les sociétés secrètes qui dominent le monde, (3) Helena B lavatsky Les Doctrines secrètes; Isis dévoilée (4) L'hérésie arienne du moine Arius. N'a rien à voir avec les Aryens.

9 - La Golden Dawn CHermetic Brotherhood of th e Golden Dawn (Fraternité Hermétique de l' Aube dorée) apparaît en Angleterre, en 1887, près de Manchester, à Keighley. Elle se rattache à la magie enseignée par la Rose-Croix au XVllème siècle et est proche de la S tel/a Matutina, société luciférienne très fermée, liée à la Société de Théosophie. On y pratique le culte d'Isis, lancé par l' occultiste russe Helena Blavatsky dans son livre Isis dévoilée. Son symbolisme est un mélange d ' influences égyptiennes, grecques, hindoues et surtout de kabbale juive. Comme dans le Martinisme, les chefs sont les Supérieurs incon· nus qui, selon le maçon Jean-Pierre Bayard (1), "sont des êtres invisibles sans corps physique qui transmettent des pouvoirs à leurs adeptes". Selon l'un des responsables de la Golden Dawn, Gareth 1· Medway, "L'initiation à la Golden Dawn s 'apparente à une adaptatioll judaïque du Rite écossais, appelée par.fois aussi la Maçonnerie Rose· Croix du fait que son 18° degré, le plus haut, est Rosicrucien ". . JI

1

Conune le souligne Darcy Kuentz (2)" il faut y voir une fi~iaf/0 avec le 23 ° du Rite écossais, appelé Le Chef du Tabernacle, a!lusz~n a Tabernacle de Moïse dans le désert, décrit dans le Livre de l'exode ·

L'historien Medway cité par Heimbichner (3) "démontre les rara ports entre la Golden-Dawn et la loge maçonnique juive de Francfort,

La Golden Dawn allait jouer un rôle important dans la diffusion de la culture de la drogue, liée à la Round Table avec Aldous Huxley, H.G. Wells, Thomas Mann et sa fille Elisabeth Mann-Borghese. Au travers du culte d'Isis, avec Timothy Leary, ils furent à l ' origine de la promotion du L.S.D, hallucinogène, fabriqué par la firme suisse Sandoz, propriété des financiers juifs Warbmg (4). Les connexions avec la C.I.A. d 'Allen Dulles sont connues, au travers du plan Mk-Ultra, tendant au "contrôle de la pensée humaine", associé à la pornographie (6). Parmi les membre influents de la Golden Dawn, il faut donner une mention spéciale à Israël Regardie (1 907- 1985) juive anglaise, secrétaire de Crawley, pour son étude The Golden Dawn. Somme de théurgie kabbalistique, sa devise était, "Ad Majorem tdonai Gloriam ", (À la plus grande gloire de Lucifer) (7), inversant la 0 rrnule des Jésuites "À la plus grande gloire de Dieu".. . bal . . Ainsi la Golden-Dawn apparaît comme une émanation de la kabe Juive luciférienne. (!) 1-P B (2) D ayard, Les Francs-juges de la Saint-Vehme, p. 162,

()) c:~cy K~ent~. The Golden Dawn Sourcebook, p.166.

(4) E . g B~1mb1chner, Blood on the Altar, p. 93. (5) J P~phan1us, Maçonnerie et Sociétés secrètes. (6) Ylllonds, The Great Beast.

L

a~~a~ ?e conquête mondiale évoqué dans Les Protocoles des Sages de lllilieux / u~ 0 ~ un agent de la police tsariste, l 'Okrana, qui aurait infiltré les (7) Isr ~.~ Uhonnaires juifs russes. cf p. 144 ae Regardie. The Goden Dawn. Sio11,

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10 - Le Palladisme Le Larousse du XXème siède définit le Palladisme, société théur. gique, liée aux cultes des démons, comme "le culte de Satan-Lucifer " c'est-à-dire Satan considéré comme /'Ange de Lumière, le dieu humaine~ bienfaisant", opposé au Dieu "mauvais" des clu·étiens. Il est un développement "supérieur" du Rite écossais et l'on doit noter auss i sa parenté avec les Illuminés. Son symbole est le Baphomet, représentation gnostique de la néga. tion pure, du satanisme, l'androgyne dans lequel les deux sexes se fondent - ses adeptes sont souvent homosexuels - aux formes monstreuses, tête avec un bec, seins de femmes , ailes de corbeau, pieds de chèvre. Selon ! 'Almanach maçonnique d'Europe, 1966, son siège serait en Suisse dans le canton d'Appenzell. Son recrutement se fait dans le 30° degré, dit des Chevaliers Kadosh ou dans les degrés équivalents du Rite de Memphis-Misraïm. Les loges sont appelées Triangles et les membres reçoivent le nom de Rois-Théurgiques Optimats. i111

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Le Palladisme est situé hiérarchiquement au dessus des Conseils Suprêmes des 33° du Rite Écossais Ancien et Accepté, dont les membres contrôlent de façon occulte les degrés inférieurs. Il a trois degrés : Kadosh palladique, Hiérarque palladique et Mage élu.

1111

À l'origine du Palladisme on trouveAlbertPike et Giuseppe Mazzini qui jouèrent un grand rôle dans la destruction de la société chrétienne. Né à Boston en 1809, Pike fait des études universitaires à Harvard et sera nommé gouverneur des territoires indiens, c'est-à-dire les "réserves" où les "yankees" parquent les Indiens et les déciment par l'alcool et la variole. Il sera le fondateur du sinistre Ku-Klux-Klan, organisation maço~­ nique terroriste, raciste primaire, qui n'a rien à voir avec l' imagerie ctroitièrc que certains lui donnent.

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Selon le processus habituel en maçonnerie, Pike sera coopté l' Américain Albert Mackey, 33° du Rite Écossais, qui en fait Je Gra!1 inspecteur Général Souverain, en janvier 1858. "d II reconstituera l'organisation et lui donnera le "bréviaire dll Rite, Marals and Dogma (1871 ) que René Guénon, fin connaisseur Il

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·et et pour cause, étant lui-même un haut initié, affirme être un plagiat ~~ Jivre d'Éliphas Lévy, alias Alphonse Louis Constant, prêtre apostat (1). C'est incontestablement grâce à Pike, que le Palladisme règne sur maçonnerie anglo-saxonne et le Rite écossais, inspirateur de tous les 1 ;ouvements révolutionnaires de notre époque. Il est intéressant de connaître les conceptions d' Albert Mackey, le "parrain " de Pike, sur la maçonnerie : Si d'une part, il explique que "les trois premiers degrés sont tout ce qu 'un maçon doit connaître", il explique aussi qu' "ils (les trois premiers degrés) sont le texte, et les degrés supérieurs, le commentaire". Cela confirme qu' aux premiers degrés on ne donne qu'une allégorie des mystères maçonniques, mais qu'aux niveaux supérieurs, on en donne l'explication et les buts, qui doivent rester cachés, ce que le maçon Georges Olivier résumait par cette formule sybilline "la lumière d'un Maitre, c'est l'obscurité visible ", (2). Pike dans Morais and Dogma, est encore plus clair (3) : "Une partie des symboles sont révélés à l 'initié, mais il est intentionnellement trompé par de fausses interprétations". "L'intention n'est pas qu'il les comprenne, mais qu'il croie les connaitre ", car "Leur véritable interprétation est réservée aux Princes de la Maçonnerie ". "La Maçonnerie cache ses secrets à tous sauf aux Sages ou à !'Élu, et utilise de fausses explications et interprétations de ses symboles pour tromper ceux qui ne méritent que d'être trompés " ... "La science occulte des Anciens Mages a été cachée sous les ombres des Anciens Mystères, imparfaitement révélée par Les gnostiques ". "On la devine sous l 'obscurité qui couvre les prétendus crimes des Templiers et on la trouve enveloppée d'énigmes qui semblent impénétrables dans les rites de la Plus Haute Maçonnerie ... Lucifer, le Porteur de Lurnfère" ( ... ). . Telle est l'identité secrète du dieu maçonnique, l'influence lucifénenne de tant d 'acteurs de la Révolution permanente.

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m~l_p~onse ~ouis ( ) 3

Constant, 18 10-1875 , Dogme et Rituel de la Haute Magie.

zctzon~azre de la Maçonnerie Symbolique.

Fn>..,...::1bert Pike, Morals and Dogma of the Ancient and Accepted Scott1:s-h Rite of ~"usomy.

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11 - U Ordo Templi Orientis L'O. T 0, dont le mage luciférien et homosexuel Aleister Crow1e est la figure centrale, est une émanation du Paliadisme. y Il s'agit d'un ; ite au sommet de la hié rarchie maçonnique, connu aussi sous le nom d' Eglise catholique gnostique.

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Crowley est issu de la franc-maçon nerie rosicrucienne, !'Ordre Rosicrucien Magique de l'Ordre Hermétique de la Golden Dawn, (L'Aube dorée) dont le nom dérive de Lucifer le Porteur de Lumière (1 ). Il fut élevé, comme il le dit lui-même, "au 33° et dernier degré de la maçonnerie de rite écossais en 1900 ". "C'est à l'été 1912, que sous l'aspect frivole et de convivialité de notre grande institution (la maçonnerie) mes doutes se confirmèrent qu'il s y cachait un secret". "Â cette époque un homme vint à moi, de cette mystérieuse et ésotérique maçonnerie, de ces hommes qui sont comme les Yeux et le Cerveau et qui éxistent, inconnus, y compris de ses chefs officiels". "Cet homme avait observé ma carrière occulte pendant p lusieurs années et m'estimait maintenant digne de partager les plus Grands Mystères" (2). L'homme qui avait approché Crowley était Théodore Reuss, autrement d it "Frère Merlin", qui allait lui donner la direction de 1'0.TO. En 1920 l'abbaye de Thélème allait être construite à Céfalu, en Sicile où Crowley tiendra ses cérémonie de l'O. T O., jusqu'à ce qu'elles soient interdites par Mussolini en 1923 (3). JI s'y liera d'amitié avec Aldous Huxley, l'auteur du Meilleur des Mondes, l'un des pionniers des hallucinogènes psychédéliques en Califor· nie, dans les années 1950 (4). "La liturgie de l'O.TO. est la Messe Gnostique, composée par le mage luciférien et homosexuel Aleister Crawley". "Le rite en est célébré chaque samedi, à la tombée de la nuit, par une prêtresse nue, en une sorte de Messe noire" (5) . Cependant note Heim bichner : " La Messe gnostique n'est pas en apparence une Messe noire inversant les symboles catholiques, mais elle "cache ses invocations à Satan sous des noms que l'initié ne découvre comme satanistes que plus tard" (6). C'est en ce sens que certains l'ont appelé Messe grise ''par s011

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ct trompeur sur sa véritable nature diabolique". aspe Non content d' inverser la messe, avec sa Messe gnostique, "noire u grise", "Crawley ne voulait pas seulement se révolter contre le chris~anisme, mais le remplacer, en digne héritier de l'orientation "frankiste", transmise par Louis Bimstein " (7). L'O.T.0. est ainsi "l'héritier des Sages d 'anciennes traditions et de haines" ... constate Heimbichner (8). Son aspect sexuel y est non seulement omniprésent mais "la pédophilie y est promue" (9). Il rappelle aussi (10), comme tout se tient, que le "sexologue" Alfred Kinsey, auteur de Sexual Behavior in the Human Male, la base de l'éducation sexuelle moderne, "était un pédéraste qui utilisa des centaines d'enfants dans des actes sexuels pour ses "recherches médicales"... Sur les "recherches" de Kinsey, Judith Reisman (11 ) révèle que "Kinsey incluait dans ses études la vitesse chronométrée à atteindre l'orgasme chez 1.888 garçons, de 5 mois à l'adolescence et sur 147 filles prépubères" (sic) ! Notons que le magnat juif hongrois Rupert Murdoch, de la Fox Studios d'Hollywood, a financé en 2004 un film à la gloire de Kinsey. Heimbichner, souligne encore que "Kinsey désigne Aleister Crowley comme sa source principale d'inspiration et fut l'un des hôtes de l'abbaye de Thélème". Il devait révéler que Crowley était un officier de l' Intelligence Service (12), que son bras droit était le major-général John Frederick Fuller, 1878-1 966, l'un des stratèges militaires de l'ère moderne, et soulignait "l'influence kabbaliste d'JsraëlRegardie ", sa secrétaire juive (13).

Ces appartenances et ces influences confirment la proximité de la maçonnerie avec le "renseignement" et l'on comprend l'origine de la plupart des conflits mondiaux, qui permirent de faire avancer le mondialisme en vue de la République universelle.

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L'aspect sexuel obsessionnel de l'O.TO est patent dans sa "bible", e Book of the Law, (Le Livre de la Loi) : "Bénissez-moi avec le feu et le sang" . "Laissez le sang couler sur mon nom"( ... ), "Sacrifiez le bétail, petit et grand puis un enfant, puis celui des ennemis"...

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"Cela doit éveiller en vous le désir et le pouvoir" (14). On retrouve cette obsession sexualo-luciférienne dans l'œuvre majeure d'Aleister Crowl~y, Magick, vendue, souligne Heimbichner, dans les grandes surfaces aux Etats-Unis. Le chapitre intitulé Du sacr[/ice sanglant et suj ets associés, affirme qu': "Afin d'obtenir la plus haute force spirituelle, il faut choisir la vie. time dans laquelle se trouve la plus grande force et pureté" . "Un enfant de sexe masculin, de parfaite innocence et intelligence, est la victime la plus appropriée et satisfaisante". "Comme pour l'animal, la méthode de sacrifice est pratiquement uniforme : frappé au coeur ou la gorge tranchée, par un couteau". "Toute autre méthode n'est pas aussi efficace. "Même en cas de crucifixion, la mort est donnée par le p oignard".

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On retrouve cette obsession de sacrifice sanglant rituel dans un autre ouvrage de Crowley (15) : "Le Suprême Rite doit aboutir à un apogée dans la mort de la victime. "Par ce rite on atteindra le sommet de !'Art Magique". "Il est préférable de mettre à mort une fille, de préférence une victime consentante ". "Après l'avoir violée, elle doit être partagée en neuf morceaux,. "Le nom des dieux correspondants doivent être marqués sur fa chair (...)puis brûlés". "Le Rite ne doit pas être utilisé pour des occasions ordinaires, mais rarement, pour de grands desseins et ne doit être révélé à aucun homme". Il faut connaître ces détails atroces, ce délire démentiel, cette cruauté froide au service de déviances intellectualo-sexuelles, pour comprendre à quelles extrémités ces idéologues lucifériens des hauts grades de la maçonnerie, peuvent arriver.

* ** Dans sa stratégie de conquête des j eunes esprits aux États-Uni,s, l'O. T. O. a utilisé l'imagerie des tarots de Crowley abondamment illustree du Book ofThoth, reproduit par !'US Game Company et largement diffu· sécs dans les grandes surfaces. Pierre de Villemarest rappelait dans sa Lettre 15.7.03, "l'apparition de bandes dessinées aux éditions Glénat, Le Triangle secret, faites

ur convaincre la jeunesse que ce n'est pas dans les églises ou les temples

po e l 'on trouve une spiritualité, mais dans les loges", plus de 600.000 q:ernplaires vendus et Heimbichner de remarquer (16) : e "Quel enfant ne rêve-t-il pas de pouvoirs magiques, de devenir le héros de bandes dessinées et aussi de lire dans l'avenif; curiosité stimulée

par /es Harry Patter"?

On imagine les dégâts de cette littérature sur des esprits faibles qui, devenus adu1tes, passent aux actes 1es plus insensés, les plus atroces ! Dans l'imagerie du Tarot, Je diable a pour figure un être à tête de bouc, appe1é Baphomet, ~elui-là même adoré par les Templiers pervertis et rernis à "l'honneur" par Eliphas Lévy ( 1810-1875) (17). Dans la Messe gnostique de l'O.TO., le chant d'adoration affirme : "Je crois dans le Serpent et le Lion, Mystère des Mystères, en son nom Baphomet", puis singeant l'Agnus Dei, le desservant s'agenouille et se frappe la poitrine en invoquant trois fois Baphomet : "Ô Lion, Ô Serpent qui détruit le destructeur, sois puissant parmi

nou.s" !

Notons avec Heimbichner, qu'aux États-Unis, l'O.T.0. en tant que "religion", est exempté d' impôts ... ! On peut juger encore de la haine des religions, sauf une, par ce passage dans The Book of the Law, (3/49-55) : "Je suis dans un mot secret, le blasphème contre tous les dieux des hommes. "Maudissez-les, Maudissez-les, Maudissez-les ! ''Avec ma tête de fa ucon je p erce les yeux de Jésus sur la Croix". ''Je frappe avec mes ailes la face d e Mahomet etje l'aveugle". ''Avec mes griffes, je déchire la chair de /'Hindou, du Bouddhiste, du Mongol''. "Je crache sur votre descendance crapuleuse". "Que Marie, la vierge, soit déchiquetée par les ro ues". "Que toutes les jèmmes chastes soient complètement méprisées parmi vous". .

B . Avec une telle littérature, comment s'étonner des conséquences et leetmb.ichner établit un parallèle entre ces appels à la haine envers toutes r:i~ehgions, sauf envers le judaïsme, avec le rappel de l'invocation du ud dans lequel on lit : "J,esus ' bout en enfer dans un bain d 'excréments", (Ghittin 57a) , ou

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encore, "Les Gentils doivent être massacrés" (Soferim 15, Règle 10). Difficile après cela de , croire en un judéo-christianisme, cher a, ceux qui rêvent de judaïser l'Eglise (18) ...

Cela n'évoque-t-il pas les imprécations des Collot d 'Herbois et Couthon, Turreau et autres Danton et autres "buveurs de sang" de la Révolution dite française, cf. p. 69-73 ...

On touche encore au satanisme de l'O.T.O. d'Aleister Crowley, par ces invocations : "Toi , le Soleil sprituel ! Satan" ! "Toi !'Oeil. Toi la luxure ! Crie"! "Toi, l'autocréé, /'autodéterminé, sois exalté au plus haut" ! "Satan, mon Maitre, la luxure du bouc"! "Ce Serpent Satan n'est pas l'ennemi de l'homme, mais celui qui fait des dieux de notre race" (19) ! On pourrait continuer longtemps ainsi avec ces invocations délirantes. Les rapports de personnages "célèbres" avec 1'0.TO., sont soulignées par Heimbichner, (20) p. 15 : - Charles Manson, membre de la Loge Solaire de Californie, auteur du massacre, le 9 août 1969, de l'actrice Sharon Tate, enceinte, poignardée ainsi que son enfant et quatre autres personnes. On avait trouvé sur les murs l'inscription "He/ter Skelter", allusion au titre d'une chanson des Beatles dont l'album était illustré par la photo d'Aleister Crowley, preuve de la pénétration du satanisme dans les milieux pop et, par ce biais, dans la jeunesse.

Craig Heimbichner (22) cite nombre de crimes atroces commis à travers le monde selon ce rituel : "L'héritage de Crawley et Manson est ce sacrifice de l'enfant" et il fait remarquer que dans le Talmud, "l'embryon de moins de 40 jours n'est considéré que comme de l'eau", ce qui éclaire la loi Veil...!

Sharon Tate était la femme du réalisateur juif Roman Polanski, auteur du film sataniste Rosemary Baby, 1' "histoire d'un jàetus conçu par possession démoniaque après une copulation rituelle" et Heimbichner de remarquer (2 1) que le responsable de l'O. T O. californienne, Parsons, adep· te de ces conceptions, était très lié aux studios hollywoodiens ... Bien sûr, immédiatement, les responsables de l'O. T O. s'empress~· rent d'assurer que Manson ne faisait pas partie de leur loge, ce qui était faux, car son nom a été retrouvé parmi les adeptes. On ne peut que rapprocher ce crime rituel du manuel des lois de Thélème, The Book of the Law, dont les passages c ités plus hauts sont démonsh·atifs et tout spécialement l'injonction: "Pas de compassion ". "Maudits soient ceux qui ont pitié". "Tuez et torturez. "N'épargnez aucun" !

- Ron Hubbard, le fondateur de l'Église de la Scientologie, passé par la section californienne de l'O. T O., est l'un des vecteur des plus importants de l'idéologie sataniste de l'O. T O. - Les actrices "kabbalistes" Madonna, au nom blasphématoire, et Britney Spears. - John Whiteside Parsons, responsable du Laboratoire de Propulsion de.fusées, de Pasadena et donc du programme spatial américain, considéré par les initiés, comme "un acte de magie rituelle" (sic) fut pendant plusieurs années le chef de la section californienne de l'O. T O. Craig Heimbichner, conclut son étude sur Aleister Crowley et l'O.T. 0 kabbaliste, par cet avertissement: "Les Francs-maçons, qui croient voguer dans un tout autre navire, devraient prendre garde à la signification du Pentagramme inversé inscrit sur les murs de leurs Loges". "Ils apprendraient que le Pentagramme n'a rien à voir avec la Stella Matutina du Christ, mais plutôt avec le Bouc androgyne à double face, éternel symbole de la Magie Noire" (23). Heimbichner, p.41, fait un autre avertissement encore plus grave : "Dans leur démarche en vue de la destruction de la chrétienté, les ~artisans de Thélème ont semé leurs graines, non seulement chez les ;~rétiens de gauche", (oecuménistes et conciliaristes), mais aussi chez aile droite des chrétiens, les "traditionalistes". m . "Beaucoup a été dit sur l'infiltration occulte venant de gauche, ce:is 1~.plupart des analystes ont négligé d'analyser la subversion dans tnilteux de droite". ma· "Tandis que les conspirateurs "gauchistes" (modernistes) supprid,:i~nt la messe tridentine en 1969, une infiltration dans les milieux de e cherche à contrôler ceux qui restent attachés à celle-ci".

1

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"Le drame aujourd'hui, poursuit-il p.42, c'est que les catho. tiques traditionalistes, se refusent trop souvent à affronter la menace dans leurs rangs, préférant se glisser sous la couverture, ce qui est exac. tement ce que ceux qui l'infiltrent espèrent qu'ils fassent". N'était-ce pas là l' avertissement que je faisais avec !'Enquête sur la Nouvelle Droite et ses Compagnons de route, puis avec Le Complot, dans lesquels je mettais en garde envers les infiltrations gnostiques, cryp. to-maçonniques, dans les milieux traditionalistes, révélées par les thèses inadmissibles des abbés de Tanoüarn, Celier (Paul Semine), Laguérie et Héry, au sein de la Fraternité Saint Pie X?! En évoquant ces "affaires ", il n'y a nulle atteinte envers l'œuvre de Mgr. Lefebvre, lui-même angoissé par cette infiltration-neutralisationdéviation (23) tactique constante de la maçonnerie, parfaitement réussie avec la Rome conciliaire. Craig Heimbichner, rejoint encore mes analyses, par sa mise en garde devant l'alliance de la maçonnerie luciférienne et du Judaïsme : "Qu'est-ce que notre soi-disant occident chrétien, aujourd'hui, sinon une pseudocroisade au profit de la suprématie juive et de l'hégémonie sioniste"? (24). Il fait encore remarquer (25) la position de la "John Birch Society, prétendument d'extrême droite, mais qui sert à l'O.T.O. à détourner sur l'Islam l'obsession de conquête du judaïsme et de la maçonnerie" ! En fait, ce que la maçonnerie et le messianisme juif reprochent à l'Islam, c'est la concurrence dans leur projet de domination mondiale, raison pour laquelle le judaïsme et la maçonnerie tentent d'obtenir l'appui du monde chrétien ! À ce sujet, Heimbichner relève (26) que l'O.T.O. avait été interdite, avec d'autres obédiences maçonniques dans l'Allemagne national~­ socialiste, à cause de l'influence juive qui y jouait et parce que "son representant allemand, Karl Germer, était en rapport avec Aleister Crawley, haut responsable de !'Intelligence service" ...

Les Pike, Mazzini et autres Crowley avaient eu, avant eux, ~e célèbres devanciers en la personne de George Washington et Benjarnin Franklin, inspirateurs étrangers de la Révolution dite française. Franklin était membre du Hel!fire Club, (Club du Feu de )'Enfer)

-137t Daniel. P. Mannix (27) rapporte ces faits : Le Hellfire Club était une société satanique du XVIIIème siècle e dirigée par Sir Francis Dashwood. Lors des réunions dans une abbaye abandonnée à Medmenham, sur la Tamise, "Un toast solennel était porté aux pouvoirs des ténèbres, puis un gong sourd retentissait et la procession se dirigeait vers la chapelle".

C'est toujo urs la même filiation luciférienne et Heimbichner note, "des organisations comme le Palladium ne disparaissent pas, tout au p lus elles changent d'apparence quand trop de lumière est projetée sur elles". Aussi rappelle-t-il ses principales caractéristiques : - Le sexe élevé au rang de magie sacrée et la présence d'hommes et de femmes dans ses rangs - L'adoration de Baphomet autrement dit le Grand M endès, Satan, à la suite des Templiers pervertis, - Elle est réservée à la haute maçonnerie "écossaise". - Elle a d'étroits rapports avec la Golden Dawn, les Illuminés et l'O.T.O., "qui en est sa manifestation moderne" (28). Tel est le contenu de la structure reconnue officiellement comme "religion" et à ce titre exonérée d'impôts aux États-Unis (29). Comme le note aussi Sir James Frazier (30), "de pareils rites n'ont rien de nouveau, ont été pratiqués depuis la plus haute antiquité et on en retrouve la trace "cachée" dans l'enseignement rabbinique". "Les kabbalistes du Zohar, tenaient cette magie sexuelle, ou "spermo-gnosticisme", comme l'un de leurs secrets les plus jalousement gardés, qui tendait à la fusion de l'aspect, mâle et femelle de la divinité, finalement concentré dans !'Androgyne kabbaliste, Adam Kadmon ". . C'est ce qui explique l'obsession sexuelle du talmudisme et son influence dans les lois permissives des pays de civilisation chrétienne et dans les productions littéraires et cinématographiques de ses producteurs. C'est ce mélange d'occultisme et de sexe, hérité des premiers ~ostiques depuis Simon le Magicien, condamné par saint Irénée et transnus par le talmudisme kabbaliste, qui allait réapparaître avec les Templiers de Jacques de Molay et l'irruption de la maçonnerie dans la société. Il est révélateur que ceux qui touchent à la maçonnerie, défendent la orture, alors le F.'. Michelet lui-même dans ses recherches, témoignait que les aveux avaient été faits spontanément par des repentis (3 1)

t1 mémoire de Jacques de Molay, invoquant des aveux arrachés sous

,.

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-1 39-

Il est tout aussi révélateur de constater à quel point cette Tradition templière déviante, de mag ie sexue lle, homosexuelle, est enseignée dans les cercles occultistes. Jacques de Molay, contrairement à ce que les milieux maçon. niques et même certains catholiques - Yves Chiron, Ivan Gobry, Sandra Miesel - tentent de faire croire, est tout sauf une victime innocente. Relevons que la structure maçonn ique pour jeunes garçons, a pour nom, !'Ordre de de Molay (32) et que le F.'. John J. Robinson (33) reconnaît que "la tradition kabbaliste, telle que pratiquée par les Templiers et transmise aux Loges, est au cœur du système maçonnique et l'a toujours été".

Il ressort de tout cela que le suprême secret, l'Arcanum Arcanorum, tourne autour de la magie sexuelle, du "spermo-gnosticisme", selon la formule imagée de James Frazier (30), accompagnée d'invocations aux esprits lucifériens. Il n'est pas étonnant que des responsables politiques actuels, pour beaucoup francs-maçons et imprégnés de cette obsession sexuelle, initiatique, promulguent des lois tendant non seulement à la libération sexuelle, mais à l'acceptation des pires perversions.

À croire que les Protocoles des Sages de Sion ne sont pas un faux.

* ** Un curieux épisode allait jeter le trouble sur la connaissance de cet aspect luciférien de la haute maçonnerie : Les "vraies-pseudo révélations " d'un Léo Taxi! qui se présentait comme maçon repenti. Cela fit grand bruit puis, tout aussi soudainement qu'il était apparu, il tira sa révérence dans un grand éclat de rire en disant qu'il s'était bien moqué des catholiques ... Agent de la maçonnerie pour discréditer les mises-en-garde d~ l'école antimaçonnique, ou tout simplement un maçon sincèrement repenti mais cédant aux menaces de ses '.'frères" et se rétractant pour se sauver ? Nous l'analyserons au chapitre Les Compagnons de route. ( 1) Israël Regardie. The Golden Daivn, pp. 290-291 , 298. (2) Kenneth Grant. Aleister Crowley and the Hidden God, p. 174. (3) Craig Heimbichner; Blood on the A ltw; p. 49; (4) ibid, p. 50; (5 ) ibid, p. I 5;

(6) ibid, p. 15. (7) Jakob Frank, alias Jakob Leibowicz, désigne le Zohar ou Livre des Splendeurs comme le texte le plus important de la kabbale dans le j udaïsme. (8) Craig Heim bichner, op. cit, p. 97; (9) ibid, p. 15; ( 10) ibid. p. 15. (11) Judith Reisman. Kinsey, Crimes & Consequences, cf. Heimbichner, p. 16, (12) Nicolas Sarkozy, accueillant au ministère de !'Intérieur les obédiences maçonniques leur disait "vous êtes ici chez-vous". cf. Annexe II, p. 74 (13) Heimbichner, op. cit. p. 16-17; (14) ibid, p. 18. (15) Aleister Crowley. The Vision and the Voice, Samuel Weise r édit. , 1998. York Beach, Maine, cf. Craig Heimbichner, p. 20. ( 16) Heimbichner. ibid, p.24; ( 17) ibid. p. 29 (18) La déclaration dite Nostra Aetate prétend judaïser le catholicisme par une "nouvelle lecture" du Nouveau Testament, rej ettant toute responsabilité des Juifs dans la mort du Christ, alors que les grands prêtres proclamaient orgueilleusement, "s'il est Dieu, que son sang retombe sur nous et notre descendance ". (19) Heimbichner. op. cit. p. 28; (20) ibid. p. 15; (2 1) ibid. p. 21; (22) ibid. p. 30 (23) Phil ippe Ploncard d' Assac. Le Complot, p. 6. S.P. P. (24) Heimbichner. op. cit. p. 40; (25) Ibid. p. 37; (26) Ibid. p. 46. (27) Daniel P. Mannix, The Hellfire Club. New-York, 2001 , pp. 3 1-32. (28) Heimbichner, op. cit. p. 76; (29) ibid. p. 75 . (30) James Frazier. The Golden Bough, cité par Heimbichner, p. 77. (31) cf. cet ouvrage p. 23-25. (32 Heimbichner op. cit. p. 80. (33) John J. Robinson, Born in Blood, chapitre 7, cité par Heimbichner. p.95.

13 - La Charbonnerie et la Haute Vt!nte, cf. p. 108 Si l'on en croit le sioniste R ichard Wurmbrandt, la Charbonnerie ou Carbonarisme, branche ital ienne de l 'Illuminisme et de son avatar le Palladisme, semble avoir été créé par le m açon gênais Antonio Maghella en 1815 (1). Elle est une des plus impénétrables sociétés secrètes. Son programme : "Celui de Voltaire et de la Révolution française, l 'anéantissement complet du catholicisme et du christianisme" (2).

À l' origine du Palladisme, il y avait Albert Pike et Giuseppe

~azzini, qui jouèrent un grand rôle dans la destruction de

la société chré-

tienne ainsi que Garibaldi, maçon comme eux.

fu

1

Initié au Carbonarisme vers 1827, Giuseppe Mazzini, 1805-1872, l'un des artisans de l'unification italienne contre la Papauté,

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E n 1864 le Grand-Orient de Palerme le nommait 33°. Le Carbonarisme suit le schéma classique de l'organisation maçonnique en plusieurs degrés et en différentes organisations appelées Ventes.

À son sommet, se trouve la direction, la Haute Vente, composée de 40 membres en étroit contact avec les Conseils des Suprêmes du 33° degré du Rite écossais. Dès ses débuts, son idéologie démocratique et socialiste allait s'opposer au catholicisme de l'empire austro-hongrois qui sera décapité par l'assassinat, à Sarajevo, le 28 juin 1914, du prince héritier François-Ferdinand, par le franc-maçon et juif serbe Prinzip. Ce sera le point de départ de la Ière Guerre mondiale.

11.

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1[

En 1834, Mazzini fonde en Suisse le mouvement Jeune Europe avec des fo nds américains et sera chargé avec Karl Marx (3) de préparer la Première Internationale, preuve de l'appui de la maçonnerie à cette entreprise de subversion de la société, dès les origines du communisme. Il sera membre du Comité Révolutionnaire International de Londres, placé sous la coupe d'un autre haut maçon, le ministre de la reine Victoria, John Henry Temple, troisième vicomte Palmerston, 1784-1 865. Celui-ci jouera un rôle important dans l'édification de l'empire britannique, financée par le commerce de l' opium imposé aux Chinois par les deux "guerres de / 'opium".

* ** En 1818, un document tombé en des mains erronées était rendu public sous le titre d'instructions Permanentes de la Haute Vente, destinées aux plus hauts grades de la maçonnerie. Les francs-maçons alléguèrent un "faux", mais curieusement offrirent - trop tard, il venait d ' être communiqué à Grégoire XVI - une très forte somme pour le récupérer. Peu avant sa mort le 13 mai 1846, celui-ci le remettait à l' historien Maurice Crétineau-Joly qui, selon le souhait de Pie IX, le publiait en 1858, dans son oeuvre capitale L'Église Romaine en face de la révolution, texte repris par Mgr. Georges F Dillon à Édimbourg en 1884, puis par Léon XIII qui le fera éditer à ses frais en 1885, sous le titre de La guerre de L'Antéchrist avec l'Église et la Civilisation chrétienne. Si , dès la disparition de ce texte compromettant, la maçonnerie



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jnvoquait un faux , tout en tentant de le récupérer.. ., constatons seulement qu'il s'ajoutait à d'autr~s, ,tels ceu~ des F.' ..~eisha.upt, Al~ert Pike et ceux d' Aleister Crawley, 9m demontra1ent leur 1deolog1e satamste commune et Jeurs plans contre l'Eglise et la société. La meilleure démonstration de l'authenticité de ce document de la Haute Vente est celle du journaliste J.Vennari dans !'Instruction Permanente de la Haute Vente (4). I.:un des éléments-clés est la révélation du recrutement du Secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Mariano Rampolla, déjà soupçonné d'appartenir à la maçonnerie, confirmé par la présence de son nom dans la liste des hauts initiés dans le Manifeste de /'O.T.O. (5). Si des doutes subsistaient, il suffirait de rappeler son rôle détestable dans l'acceptation du "Ralliement" à la République par Léon XIII, irn- posé aux catholiques français, notamment à Albert de Mun, comme plus tard l'excommunication de l'Action française par Pie XI, au nom de l'obéissance à Rome, cassant ainsi la réaction antirévolutionnaire en France. Léon XIII allait comprendre la naïveté du Ralliement et devenir un des plus farouches pourfendeurs de la maçonnerie, mais la porte avait été ouverte par laquelle le "modernisme" allait s'engouffrer. Lors de l'élection du successeur de Léon XIII, sans l'intervention de Mgr. Jouin , fin connaisseur des infiltrations maçonniques dans l'Église, le cardinal Rampolla aurait été élu pape. I.: empereur d' Autriche-Hongrie François-Joseph, prévenu, invoqua le "Droit d'Exclusion ", d'un traité du XVIlème siècle entre Rome et Vienne, pour bloquer l'élection de Rampolla. Ce fut le cardinal Puzyna, évêque de Cracovie, qui se chargea d'émettre ce veto et de le justifier devant le Conclave ébahi. Élu finalement à la place de Rampolla, le cardinal Giuseppe Sarto devait s'exclamer devant des preuves accumulées contre ce dernier : "Le misérable" ! (6).

* *'* . De cet épisode de la lutte séculaire entre l'Église et la maçonnene, découle une double leçon : h - IJimportance pour les desseins maçonniques, d'avoir un onune bien placé dans les rouages de l'Église, tel un Rampolla. - IJimportance inverse d'un homme, tel Mgr. Jouin ou d'un

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groupe d'hommes, conscients du complot maçonnique, pour le contrer.

plus malins qu'eux?

li faut remarquer que les "compagnons de route" actuels de la maçonnerie nient l'appartenance de Rampolla à la maçonnerie, sans en apporter la moindre preuve (7).

Nous n'avons pas à en juger, mais seulement à faire le bilan des faux principes, de, leur action et noter que cette tentative de mainm ise maçonnique sur l'Eglise, n'a rien de nouveau. Elle n'est que la poursuite des efforts des gnostiques qui, déjà avec Valentinus, avaient tenté d 'accéder à la papauté.

Craig Heimbichner démontre son influence à long terme au travers d'hommes nommés par Rampolla : - Giacomo Della Chiesa, futur Benoît XV laissera tomber en désuétude l'oeuvre antimaçonnique La Sapinière de Mgr. Begnini. - Piettro Gaspari de l' Institut Catholique de Paris à Rome, adjoint de Rampolla, influa sur Pie XI dans l'excommunication de l'Action fran çaise et l'abandon des Cristeros au pouvoir maçonnique m ex ica in. - Eugenio Pacelli, futur Pie XII, secrétaire particulier de Rampolla, fut celui , rappelle Heimbichner (8) qui en tant que pape : - interdit la radio catholique américaine du P. Charles Coughlin, qui dénonçait ] 'influence juive sur le gouvernement américain et sur le déclenchement de la Hème guerre mondiale. - reconnaissait aux Nations-Unies, où il avait nommé le cardinal Roncalli, comme "observateur ", "le droit et le pouvoir d'intervenir militairement dans un pays, au nom des Droits de l'Homme", "alors qu'il devait savoir que cette institution est maçonnique p ar essence". - nommait Mgr. Bugnini, celui qui allait "réformer" la liturgie catholique et tenter d 'enterrer la messe Tridentine.

1

L'une des explications de la mort suspecte de Jean-Paul I, n'est elle pas qu' il avait l' intention de revenir à la position traditionnelle de l'Église sur les Juifs, antérieure à Vatican II ? ( 11 ).

* ** La correspondance entre Mazzini et Pike démontre que rien dans les évènements du XIXème siècle jusqu'à nos jours, ne relève du hasard. On connaît la lettre de Mazzini à Pike du 22 janvier 1870 et celle de Pike à Mazzini du 15 août 1871. Elles se trouvent auj ourd ' hui aux archives du siège du Rite écossais de Washington, maintenant incommunicables comme nombre de documents maç01miques à la Bibliothèque nationale de Paris, pour lesquels est exigée une autorisation spéciale de l'obédience concernée. Cependant, la lettre de Pike du 15 août 1871 , fut exposée une fois au British Museum de Londres, où le commodore William Guy Carr de la marine canadienne, représentant les États-Unis à la Conférence de SanFrancisco du 26 juin 1945, en prit connaissance.

Craig Heimbichner conclut : , "Par l'intermédiaire de Rampal/a, à la tête de la Secrétairie d'Etat, l 'O. T. O. a vait la possibilité de conseiller, de semer et de .façonner la politique vaticane".

Un résumé publié dans son livre Pawns in the Game (12) révèle le programme des "initiés" : " "La !ère guerre mondiale devait avoir lieu p our permettre aux Illuminés " d'abattre le pouvoir des tsars en Russie et transformer ce Pays en une forteresse du communisme athée". . "Les divergences suscitées par les agents "Illuminés" entre l 'Empzre britannique el ! 'Empire allemand.furent utilisées pour fomenter cette guerre"

Connivences maçonniques, ou hommes trompés et m anipulés par 1

Avec Vatican II convoqué par Jean XXIII, homme de Rampolla, on verra avec le document Nostra Aetate (9), le changement d'attitude devant le Judaïsme, alors que le Talmud se vante toujours du déicide (10)

De même, Angello Roncalli, futur Jean XXIII, était assisté par Mgr. Radini-Tedeschi, ami et confident de Rampolla. Quant au père de Giovanni Montini,futur Paul VI, il avait subi l'influence de Rampolla concernant l'organisation de l'Église.

Rêverie "conspirationniste" que cela ?! Pas si sûr, lorsque que l 'on constate que ces prises de position s~r des sujets-clés allaient aboutir à l'abandon progressif du Magistère de l'Eglise et à Vatican II !

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, '~.[lrès que cette guerre eût pris .fin, on devait édifier le communiset 1Uttltser pour détruire d'autres gouvernements el affaiblir les religions ".

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- 144-

"La !!ème Guerre mondiale devait être fomentée en profitant des différends entre lesjàscismes et le sionisme" afin "d ' aug menter le pouv · 01 r , du sionisme pour permettre l'établissement en Palestine de l'Etat d'Israël". "La Il/ème guerre mondiale devra être fomentée en profitant des divergences suscitées par les agents des Illuminés, entre le sionisme et les dirigeants du monde islamique" ( ... ).

Difficile de nier que le processus ne soit pas en cours actuellement avec l'aide de l' Occident dit chrétien ... !

Vil

PROTOCOLES

SOCIÉTÉS PARAMAÇONNIQUES ET GROUPES DE PRESSION

DES SAGES

DE SION

"Nous avons pris soin de discréditer la classe des prêtres chrétiens et de désorganiser leur mission. Il n '.Y a plus maintenant qu 'un certain nombre d'années qui nous séparenty de la ruine complète de la religion chrétienne ". Protocole XVII

Fig. 22 - Les Protocoles des sages de Sion. Selon l'édition russe de 1912. ( l) Henri Delassus. Le problème de /'heure présente. (2) Richard Wurmbrandt. L'Altra face di Marx. (3) Encyclopédie juive, citée par Epiphanius, p.1 26 (4) Heimbichner, op. cit., p. 99; (5) ibid, p. 100; 6) ibid, p. 100. (7) Renaissance catholique, Serge de Beketch, Radio Courtoisie. (8) Heimbichner. op. cit. p. l 00-102. (9) A.de Lassus. Le catholicisme revu et corrigé par la Synagogue. N° 179, (10) Sanhédrin 43a, cité par Heimbichner, op. cit., p. 103 ( 11 ) David Yallop. Au Nom de Dieu. Investigation sur le meurtre du pape jean-

Paul Je1; ( 12) William Guy Carr. Pawns in the Game, 1967. chap. I, pp. 15-16.

Si à toute action il faut des fonds, tel l'opium qui finança la conquête coloniale britannique et les desseins mondialistes, des structures sont aussi nécessaires pour la mener. Ces "courroies de transmissions" sont maçonniques quelles que soient les couvertures utilisées pour en masquer l'essence. Elles œuvrent à l'avènement du gouvernement mondial ou République universelle, annoncée, dès le XVJTième siècle, par les hauts conjurés étrangers, Ramsay, Weishaupt, Kloots, etc ... Elles servent à transmettre au monde politique, économique et à l'opinion publique, les mots d'ordre élaborés en loge. On en compte un grand nombre, surtout dans les pays anglosaxons où elles ont essaimé surtout à partir du XIXème siècle. . Parmi les principales, souvent imbriquées les unes dans les autres, il faut citer :

1 - Le Ruskin College. la Fabian Society, la Rhodes-Stead ~et la Round Table. En 1870, John Ruskin, professeur à l'université d' Oxford, sous ~0~~ert de la St . Georges Guild (Confrérie de St. Georges), allait "œuvrer

1 instauration du socialisme dans l'agriculture et /'industrie".

, Ce fut un échec (1) mais ses disciples y restèrent fidèles et continuerent d' en propager l'idée.

cipl

Le Ruskin College nait en 1899, sous la direction de deux dises am'encams · . de John Ruskin, Walter Vrooman et Charles Beard, avec

-146l'ai de du financ ier juif Jakob H .Schiff, futur financier de la révolution bolchévique avec ses coreligionnaires Hammer et Warbu rg, entre autres. Leurs buts, comme l'écrit Yann M oncomble (2) : "Tran~former les institutions en place et prendre méthodiquement et scientifiquement la possession du monde". - La Fabian Society est fondée le 4 janvier 1884. Elle est inspirée par le juif anglais Henry Mayer Hyndmann, collaborateur de Mazzini et proche d'Éléonor, fille préférée de Karl Marx (3). Elle participe de cet état d 'esprit marxisant et regroupe des membres très aristocratiques des universités d 'Oxford et de Cambridge. Elle sera à l' origine de la London School of Economies, rattachée à l 'université de Londres, "l'une des grandes écoles fes plus marxisantes d 'Angleterre" note Pierre Hofsteter ( 4). - La Rhodes-Stead Society nait le 5 février 1891. Conçue par les initiés John Ruskin, Cecil Rhodes et leurs disciples, tel le journaliste William Stead, elle sera le vecteur de cette p remière phase du mondialisme à la "britannique" avec l'appui de trois israélites : Lord Rothschild, Alfred Beit de la De Beer et Barney Barnato (5). Véritable société secrète, la Rhodes-Stead Society était conçue sur le mode des cercles concentriques, semblable à celle des Illuminés de Bavière de Weishaupt.

.l 1,111

Cecil Rhodes (1853 - 1902), membre de la loge Apollo d'Oxford, constituait le Cercle intérieur ou Comité exécutif, avec Stead, lord Esher et Milner, en collaboration avec le Cercle des Initiés, composé de lord Balfour (6) lord Gray, sir Harry Johnston et lord Rothschi ld. Y était associé un "Cercle extérieur '', dit Association des Bien/ai· teurs, constitué en 1909 par Alfred M ilner, Grand Surveillant de la Grande loge Unie d ' Angleterre, sous le nom de Round Table (1 ). Pour la diffusion de ses idées, la Rhodes-Stead Society allait compter, grâce à Stead, sur le Times de Londres, dont la riche famille israé· lite des Astor, anoblie, était propriétai re (7). La Round Table, émanation directe de la Rhodes-Stead Society, est aujourd'hui dirigée par Adam Massic de la banque Lazard brothers. ( 1) Yann Moncomblc. La Trilatérale et les secrets du mondialisme. p. 5 J -55, (2) Yan n Moncomblc. Les vrais responsables de la 11 ème guerre mondiale. (3) Epiphanius, Maçonnerie et Sociétés S ecrètes, 2005 ..p. 1-9.

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-147(4) Pierre Hofsteter, Spectacle du Monde, N°35,fëvrier 1965. (5) The Jews Who s Who. Judaïc Publishing Company, 1921, Londres. (6) La Déclaration Balfour acceptant un Foyer National Juif en Palestine, origine de l'État d'Israël en 1947, fut la monnaie d' échange pour l' entrée en guerre des États-Unis en 1916. (7) Bull. Soc. Augustin Barruel, n°27, 1996.

2 - La Pilgrim Society Fondée en 1903 par Joseph Choate, John Hay et l'israélite anglais Harry Brittain, ancêtre de lord Leon Brittain ( 1) était proche des milieux "illuminés", fabistes et socialistes américains. Elle est aujourd'hui dirigée par Gavin Astor en Angleterre, héritier des Astor de la Rhodes Society et du Times de Londres et aux États-Un is par le banquier Harold H.Heim du Reader's Digest. La grande presse, entre les mains de ces initiés, crée progressivement un état d 'esprit supra-national et mondialiste. (1) Il y a peu, représentant pro-américain de l'Europe communautaire. Il est remplacé aujourd'hui par son coreligionnaire, I 'Anglais Peter Mandelson.

3 - Le British Israël Apparu en 1919, est un "amalgame d'impérialisme anglais, de socialisme fabien et de biblisme protestant, allié au tempomlisme juif" ( l ). Selon Michael A. Hoffman II (2), le concept de l'Empire britannique au travers du British Israël remonterait au Dr. John Dee (! 5271608), astrologue de la reine Élisabeth I, "fusionnant l'esprit rosicrucien, rabbinique et protestant". Très lié aux Pilgrims, le British Israël (3) affirmait : . "La Grande Bretagne et ses Dominions autonomes, avec la R.epublique américaine et les Juifs, constituent toute la race d'Israël". "C'est elle qui doit instaurer un Gouvernement mondial, appelé dans l · · es ecntures le royaume de Dieu"... d

"Pour établir ce nouvel ordre du monde", commentait le Bulletin 1 t e a société Augustin Barruel, "le National Messenger reconnaît implici1;rnent le financemen t, par les Israélites et le Big Business, de la révolu"'~~bolchévique, dans le but d'utiliser le système soviétique pour établir ornmonweath du Monde, le système communiste ayant été un moyen

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de bouleverser les nations européennes"( l ). L'historien anglais Ivor Benson (4) dans son livre The Zionist Factor, fait la même analyse. Ce sera ce même British Israel qui "tiendra un rôle important dans la création et le financement du nouvel état juif en Palestine". "C'est encore ce mélange très particulier puritain-juif-anglican et fran c-maçon, acquis à !'Illuminisme, à la gnose, à la kabbale, qui explique le choix par les grands finan ciers israélites des pays anglo-saxons, com. me bases d'opérations à but mondialiste" ( 1). Choix dicté surtout du fait de l' hégémonie de l'empire mercantile britannique et de celle naissante des États-Unis qui allait la supplanter après la Hème guerre mondiale, entraînant une autre mutation : La perte de puissance de la Haute finance américaine de la High society des WASP (5) au profit de la finance juive, entraînait à son tour une mutation politique correspondante. La conquête politique suivait la conquête financière ! Quel meilleur exemple que ce texte du grand rabbin de Cleveland, aux États-Unis (6) : "Les États-Unis ne sont plus un gouvernement de goyim, mais une administration dans laquelle les juifs sont présents à part entière, à tous les niveaux ". Affirmation que confirmait Ariel Sharon à son ministre Shimon Pérès inquiet de possibles réactions américaines devant les massacres perpétrés dans les "territoires occupés" profitant du choc du 11 septembre : "Ne vous en faites pas, disait-il à Ko! Israël (Radio Israël), le 3. 10.0 1, "nous, le peuple juif, contrôlons l'Amérique et les Américains le savent" (7). Déjà en en 1996, Pierre de Villemarest (8) faisait observer que ''pour 3% de juifs citoyens américains, leur présence aux postes clés du gouvernement est de 58% ". L'écrivain israélien Abraham N. Yehoshua, reconnaissait (9) : "Au cours de ces dernières années, constatait-il, "l'administratioll américaine s'est transformée, par la grâce de ses succursales du Sénat et du Congrès, en une sorte d'anne.xe du nationalisme israélien". . "Je ne parviens pas à comprendre comment des citoyens américain: sensés laissent leur gouvernement et leurs représentants agir à ce point a



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['encontre des intérêts et des valeurs de leur propre pays". C'est là toute l'astuce de ceux qui dirigent "derrière la scène", comme disait Disraéli. Tel est le nouveau messianisme juif, destructeur des nations, allié à la maçonnerie et au biblisme protestant. (1) Bulletin de la Société Augustin Barruel, N°27. (2) Craig Heimbichner. op. cit. p. 109. (3) The National Messenger, 1933. (4) Ivor Benson. The Zionist Factor. (5) White, Anglo-Saxon, Protestant, définition de la haute société américaine. (6) Cité par le quotidien israélien Maariv du 2.9.1994. (7) Ph. Ploncard d' Assac. Nationalisme ou Mondialisme. L'Enjeu du llfème mil-

lénaire. (8) Pierre de Vi llemarest, Monde et Vie , 22.8.96. (9) Abraham N .Yehoshua, "La main de Dieu, Israël et les Etats Unis".

4 - UOrdre des Skull and Bones Spécifiquement américain, l'ordre des Skull and Bones, (le Crâne et les os), appelé aussi ! 'Ordre, fut fondé en 1933 par quinze étudiants de l' université de Yale. Selon Alexandra Rabbins (1) l ' idée de sa création revient à William H. Russel, personnage peu recommandable, qui avait fait fortune dans le commerce de l' opium au XIXème siècle. Il aurait été influencé en Allemagne, "par une société secrète, prolongement des !lluminati ", dont le symbole était une tête de mort. À son retour de voyage, il allait rassembler un groupe d' étudiants, d?nt Alfonso Taft, futur secrétaire de la guerre, procureur général, puis diplomate en Autriche, en Russie, et père de William Howard Taft, futur président des États-Unis. Telle est la caractéristique de cette structure : rassembler les éléme~~s les plus prometteurs de Yale, qui du fait de leur position sociale, Politique et financière familiale, deviendront les cadres de la nation. eorganisation allait prendre le nom de Fraternité de la mort, qui d' . envera en Skull & Bones. d fi L~ur symbole est curieusement le chiffre 322, allusion à son année e ~ndation, 1832, et aussi au fait qu'elle était le second chapitre de l'organ1s · ation mère, allemande.

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Alexandra Rabbins et différents historiens, considèrent les Sku/f & Bones, comme "une mafia, sans contrôle et totalement méconnue". "Dans sa soif de créer un nouvel ordre mondial, restreignant les libertés individuelles et plaçant solidement le pouvoir au sein defàmil!es riches et influentes, elle a réussi à infiltrer les p rincipaux centres de recher. che, les principales institutions politiques, financières, médiatiques et gou. vernementales du pays". "Ce sont ses membres qui, de fait, gouvernent les États-Unis".

Les Skull & Bones sont liés par tradition familiale, non seulement à l'église protestante, mais aussi du fait de l' appartenance de ses membres au Council ofForeign Relations (CFR), aux Bidelbergs, au Royal Institut~ of International Ajfairs,(RlIA) britannique, à la Trilatérale, ou encore au Bohemian Club de San Francisco, structures mondialistes et maçonniques, selon le schéma des struc tures concentriques . Élitistes, j aloux de leurs ascendances, la hiérarchie ne se fait pas au mérite académique des élèves, mais selon leur statut social, ce qui dans la ''grande démocratie " américaine ne manque pas de choquer... Son siège à Yale est appelé le "Tombeau", crypte sans fenêtres et son to it accueille les hélicoptères de la "société". C'est là que se font les initiations "qui comportent une mise en condition psychologique ritualiste ", caractéristique de toutes les initiations maçonniques : "les "juniors" - les futurs initiés - se battent dans la boue et sont frappés physiquement, cérémonie représentant leur "mort" au monde". "Puis ils se mettent nus dans un cercueil, se masturbent et doivent révéler aux membres de la société leurs secrets sex uels les plus intimes en tant qu 'individus poursuivant dorénavant des objectifs "plus élevés" (sic). "Après cette purification, les skullboniens donnent aux inités une robe, symbole de leur nouvelle identité". "L'initié est baptis é d'un nouveau nom, signe de sa renaissance sous la nouvelle identité de chevalier X, membre de I 'Ordre ", pu is "il est amené à la prostituée des skullboniens, la seule résidente à plein-temps du "tombeau ", dont le rôle est de garantir que le skullbonien sorte du "tom· beau " plus mûr qu'en y entrant " (sic).

La "société" n'hésite pas à profaner des tombes pour se procurer des ossements et, selon Alexandra Rabbins (1 ), on y trouverait "les crânes volés du chefapache Géronimo et de Pancho Villa ", ainsi que les hébraïsmes

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boliques, conmmns aux obédiences maçonniques. syill Tout initié doit jurer fidélité à l'ordre, s'engager à ne dévoiler aucun cas son appartenance, aider en toute circonstance tout enembre de "!'Ordre", sous peine d'être placé sur une liste noire. Ill En 199 1, les femmes ont été admises à une faible majorité. Parmi les membres les plus connus : - Henry Stimson, secrétaire à la guerre de Franklin Roosevelt. Il révélera (2) que Roosevelt était parfaitement au courant de l'attaque japonaise à Pearl Harbor qu' il laissa faire après avoir tout fait pour la provoquer par son blocus économique du Japon. Il avait besoin de cette attaque pour faire accepter au peuple américain l'entrée en guerre des États-Unis contre l' Allemagne nationalesocialiste et le Japon impérial (3). - W. Averell Harriman sera un fidèle appu i de ! 'Union soviétique, - Les Bush, père et fils, de même que le "rival " malheureux de ce dernier aux élections présidentielles de 2004, John Forbes Kerry. On comprend, vu cette appartenance commune aux Skull & Bones, que le combat Bu sh-Kerry, ait été quelque peu à fleuret moucheté . Les témoignages sur le parcours académ ique et même sportif de George W. Bush le décrivent comme un élève "très moyen", nouvelle preuve que l'appartenance sociale et la richesse priment sur les capacités académiques de l'élève. Alexandra Rabbins révèle le rôle des sku llboniens, Henry Stimson, secrétaire à la guerre de Roosevelt, Archibald MacLeish, George L. Harrison, Robert A.Lovett, W Averell Harriman et McGeorge Bundy, dans l'élaboration de la bombe atomique - nom de code Sl - et son lancement sur Hiroshima et Nagasaki, villes catholiques du Japon. . Antony C. Sutton, professeur d' histoire à l'université de Stanford, he. les Skull and Bones au mouvement New Age, bien que leur orbites ne soient pas les mêmes, thèse reprise par Epiphanius, (4) .. d On peut les lier p lus sûrem ent à la John Hop kins Society dont l'un Ees membres les plus com1us fut le fameux colonel, juif américain, dwarct Mandell House alias Mande l Haus. If;· Ce haut représentant de la maçonnerie illuministe, les Masters of d isdorn (les Maîtres de la Sagesse), l' un des fondateurs de la Round Table, es Pilgrims et du C.FR., était lié aux Skull and Bones. Avec ses coreligionnaires, le banquier Bernard Baruch et Je rabbin

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Stephen Wi se, il eut une grande influence sur le président Woodrow Wilson, lui aussi membre de la John Hopkins, et le poussèrent à la décla. ration de guerre à l'Allemagne en 1916. Loin d'être une fantaisie d 'étudiants en mal de sensations fortes les Skull and Bones, héritiers des Illuminés de Bavière du XVIIIèrn~ siècle, sont un mélange d'infantilisme par les simagrées initiatiques à caractère sexuel, de symboli sme hébraïque et d 'élitisme de caste et non de mérite. Telle est cette étrange structure aux influencess, protestantes maço1U1iques, juives et luci fériennes, planificatrices mondialistes, nulle~ ment démocratiques, mais se servant de la démocratie pour parvenir à la dictature mondiale. ( 1) Alexandra Rabbins, Skull and Bones, La vérité sur l'élite secrète qui dirige les État-Unis, (2) Henry Stimson et McGeorge Bundy, On Active service in Peace and War. (3) Provocation-prétexte au déclenchement de conflits nécessaires à leurs intérêts. cf. Ph. Plancard d 'Assac. Nationalisme ou mondialisme. L'enjeu du !JIème millénaire. (4) Epiphanius. op. cit.

5 - La Svnarchie Le Mouvement Synarchique d 'Empire (M.S.E.) naît en 1922, en France, parallèlement à la création du Royal lnstitute of International Affairs, (RIIA) en Angleterre et du Council of Foreign Relations, (CFR), aux États-Unis, inspiré des milieuxfabiens. C'est à la même époque que le comte Coudenhove-Kalergi fonde le Mouvement Pan-Europa. L'analyse de ces structures secrètes révèle l'origine gnostique, martiniste, aux critères de recrutement des !lluminés de Bavière. On y retrouve aussi l' influence des idées du grand initié Mazzini. Les idées agitées par ces milieux fabistes internationaux allaient être codifiées dans le Pacte Synarchique Révolutionnaire du M.S.E. qui ne faisait que reprendre l ' utopie de !'A rchétype Social de Saint-Yves d' Alveydre, (1842- 1909), lui-même influencé par Coménius. Or Jan Amos Comenius, (1592-1670), membre de la secte ~e~ Frères de Bohême, devenus Frères Moraves, luthérien et hussite, était Ile a la penséee rocicrucienne, inspirée de la kabbale et de la Gnose.

Héritier spirituel de l'hermétiste Johannes Valentin Andrea, 1586!632, qui défendait "la possibilité pour l'homme d'accéder à la divinité par les pratiques ~soté.rique; ",.il est l'un des précurseurs du mondialisme tel quil est compns auJourd hm . Dans son oeuvre, laPanorthosie, (1644), Comenius expose la pensée rosicrucie1U1e et propose : - "L'unification du savoir sous la direction d'une académie internationale ", désignée sous le nom de Conseil des Lumières. - "Une direction politique internationale, sous prétexte de paix entre les hommes'', appelée le Tribunal de la Paix, - "L'unification des églises au nom d'un christianisme tolérant dégagé de ses dogmes", sous la coupe d'un Consistoire.

Il est révélateur de noter qu 'il considérait que "le Consistoire pouvait aussi s'appeler Presbytère universel, Sanhédrin du monde, ou encore Gardien de Sion" (1). Selon le Pacte Synarchique dans sa Proposition N°1 : "Le Mouvement Synarchique d 'Empire dérive du besoin de définir à travers la pensée, l'expérience et l'action, le sens de l'actuelle Révolution mondiale". Dans cette optique vont se créer des structures supranati onales : L'Union douanière en 1927 du F.'. Aristide Briand; la Fédération européenne Parlementaire en 1930 et l'Union Jeune-Europe. Comme aujourd'hui avec l'Europe communautaire supranationale, ces constructions prétendent contrebalancer l' influence américaine. Or I'influencefabiste anglo-saxo1U1e est révélée par cette déclara. tion du Prof. Richardson de la London School of Economies (2) : "La planification internationale doit être constituée". "On doit mettre sur pied une chaîne autour du monde, avoir un Plan social mondial''. "Il sera plus facile de le réaliser grâce à une dictature qui limitera la liberté des consommateurs". . 'tr Qu'est-ce, sinon la dictature mondiale agitée par les conjurés e angers de la Révolution dite française ?

la p· . .on retrouvera ce m ême projet chez Israël Moïse Sieff, membre de sio z.lgrzm society et de la Fabian society, vice-président de la Fédération nzste et fondateur en 1931, du Political Economie Planning.

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Cette org,anisa_ti~n allait propose1~ un p~ojet, l :E~ropean _o~-der and World Orde1; d'ou allait emerger I'Atlanflc Unwn, pronee par! 'initié B. G Wells, dans lequel était exaltée l' idée d'une Europe supranationale prélu. de à un Gouvernement socialiste mondial.

Communard en 1870, puis marié à la comtesse Keller qui le mit à l'abri du besoin et le fit connaître de la h aute aristocratie européenne, Saint-Yves prit le titre de marquis d' A lveydre, grâce, si l'on en croit le martinis te Pierre Mari el, à un bref du naïf Léon Xlll.

C'était déjà les idées de John Law et de Necker, agitées dans !'Avant-Révolution, dans l' un des nombreux clubs qui la préparaient, le Club de /'Entresol.

De son oeuvre littéraire, relevons La Mission des Juifs, Calman-

1,évy, 1884, dans lequel il écrit :

L'inféodation du mouvement synarchique à la Haute finance juive américaine est patente par 1'aide apportée par les banques Rothschild Lazard Brothers et le financier Aschberg, futur interlocuteur du secrétai'. re du parti conununiste russe, Lazar Mojsevic Kaganovich, juif lui aussi, au le financement de la révo lution bolchévique par Wall Street (3).

rangs des juifs ". "Je me tourne vers les savants talmudistes, vers les Kabbalistes, comme si j'étais l'un des leurs et que je possédais moi-aussi la science transmise par la voix de Moïse luimême" (7).

"Bien que je n'aie pas de sang juif dans les veines, j e m 'unis aux

SAl!"T·Y\'E'i ll'Al.H:n>RE

Découvert par la police de Vichy le 25 septembre 1941 au siège de !'Ordre martiniste (4) à Lyon et chez Gaston Martin du Grand Orient, le Pacte Synarchique exposait les p lans du Gouverneme nt mondial futur (5) et l'on peut juger de la hantise qu'avaient les initiés de voir leurs plans découverts par cette injonction contenue dans le Pacte : "Toute détention illicite du présent document expose à des sanctions sans limite prévisible, quel que soit le canal par lequel il a été reçu. "Le mieux en pareil cas est de le bnÎler et den' en point parler".

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"La Révolution n'est pas une plaisanterie mais l'action implacable régie par une loi de jèr ". l•J"lf

Dire qu'il y eut des imbéciles pour faire une révolution, soit disant,

pour être li bres !

Cynique, le martiniste Pierre Marie! (6) écrivait à propos du Pacte: "Ces hommes qui agissent et qui apparaissent à la surface, sont seulement de bas initiés".

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Telle est la technique habituelle de la maçonnerie, utiliser des marionnettes qui transmettent les mots d 'ordre élaborés par les hauts initiés.

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Telle est l 'alliance entre humanisme maçonnique mondialiste et Haute finance devenue majoritairement juive, dans leur marche vers le vieux rêve messianique de la République universelle. Avan t de conclure cette étude sur la Synarchie qui préfigurait la marc he vers l'Europe supranationale, étape avant la République universel~ le, il est bon de se pencher sur le personnage de Saint-Yves d'Alveydre qut l'a influencée par ses thèses.

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Fig. 23

Saint-Yves exhortait les juifs "à substituer à l'anarchie de la "societas christianorum", la Synarchie ou Loi Scient(fique d'organisation de la Société", découvrant ainsi son inspiration gnostique et kabbaliste. Relevons qu ' : - Il confond "loi mosaïque" et ses dérives talmudiques et kabbalistes, ce qui démontre à quel point ces soi-disants intellectuels ont une culture superficielle qui en impose à plus ignorants qu' eux ! - La connivence constante entre haute initiation maçonnique et idéologie talmudique et kabbaliste. Dans une analyse élogieuse du livre d 'Y-F Boisset (9) disciple de

Saint-Yves d' Alveydre, Jean Mabire (8) écrivait : "On aurait pu croire Saint-Yves d'Alveydre complètement oublié quand parut, trente-cinq années après sa mort, un article fracassant de la re;ue L es Documents maçonniques, le présentant comme l'inspirateur d une fantastique organisation secrète, le Mouvem ent synarchique d'Empire, qui aurait totalement investi les rouages de l'État français".

"L'auteur ne manquait pas d 'accuser cet obscur théoricien de la

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Bel~e-Époque d'avoir partie liée avec le Martinisme et la Franc-M nene, rouages du complot contre la "vraie France". açon. "Les années ont passée, faisan t ·ustice de tell . . . es accu:wtzon " . ·1 conc ua1t-1 , sans en apporter la preuve. 1 · s , l Comment u d · , t d , .

mi ra eurR u Illeme Reich antisémite te J que Jean . grand ami nd a F' Mabire J-R ~ . ' . u ·· agache, grand-maitre du Grand-Ori peut-il applaudir le franc-maçon martiniste Saint-Yves qui se ent, 1 "rang des Juifs et des savants talmudistes et ?!! t roc ame du

kabbalist~s"

. Tell,e est la collusion de ces "compagnons de route ,, av qm touch~ a la maçonnerie et au judaïsme (10), étallée dans 1, e~crtout ce 010ane du Front National.

e Bi ..uNI',!;& ~-:,.:; :~.~·r 1~ iôvïrr ·~· ~!·~•·• ;.. _.. ;.~' ' • • • . . • • -:.:.:;;::;; ::· :-~ ..IASY\00 1 ~=- "~ ~oYeoTT. !lr cr.jlM.\Nt_-::::!..::S-7:: ElmllTAINSt:.:;.::-~":':.~-

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Rappelons que l'une des explications do nnées à la m ort suspecte de

Je.llll""Paul Ier es~ que celui-ci avait l' intention de revenir à la position tradi·onnelle de l'Eglise sur les Juifs , antérieure à Vatican Il (21 ). r;autre piste avancée dans l'enquête d' Andrea Tornielli (22) est que Jean-Paul I voulait destituer le cardinal M arc inku s avec leq uel il était en désaccord depuis 1972, à l'époque où l' IO R avait vendu à C lavi la

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Banque catholique de Vénétie. rune exclue pas l' autre.

* ** Le fascisme, que dénonçait Jacques Mitterrand, a disparu avec la victoire des "croisés de la démocratie'' et l'on comprend qu'il s'en réjouis~e, car le fascism e avait interdit la maçonner ie et passé avec le Vatican les

Accords du Latran en 1924 . Ces accords redonnaient au Vatican sa souveraineté territoriale abolie par la république m açonniqu e des hauts initiés, Mazzini et Garibaldi, et r em ettaient l'instruction aux m ains de l'Église. L'Allemag ne nationale-socialiste allait en faire autant et interdisait aussi la maçonnerie . Par le Concordat, signé le 20 juillet 1933 entre le diplom ate catholique Franz von Papen au nom du Illème Reich et le cardinal Pacelli, nonce

àBerlin et futur P ie XIJ : "L 'enseign ement de la religion catholique dans les écoles est officiellement reconnu et sera donné conformément aux principes de l'Église catholique ". Von P apen , affir mait à l'époque :

" Le Jl!ème Reich était la réponse chrétienne à 1789 ". Affirmation que l'historien amér icain John Lukacs confirmait en co~sidérant que "le national-socialisme était contre-révolutionnaire et .eJ~~ :.~w~

Fig. 35 - L' Égl ise sous la coupe de la maçonnerie.

En effet, la maçonne rie ava it prêché "une révolution en tiare ~t ~: chape, marchant avec la croix et la bannière " (1 ) comme l'an no11Çalt

meme positivement f avorable au christianisme" (23) . d Ces textes peuvent parafüe incompréhensibles aujourd'hui, du fait e deux élém ents convergents : · L'Histoire falsifiée par les "croisés de la démocratie" et les lob. b1es qui· les sous-tendent. - L 'évolutio n ultérieur e du national socialisme, sous l'effet de sa

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fraction athée, ésotérico-gnostique et maçonnique. Sans les prises de positions hostiles de Pie XI qui le 28 juillet 1 s'affirmait "spirituellement sémite", sans doute cette fraction n'aura· 93 8 pris le pas sur les éléments catholiques du régime. lt Pas On peut juger de sa politique favorable à la maçonnerie par: - La condamnation de l'Action française. - L'abandon des Cristeros au pouvoir maçonnique mexicain. Ainsi la victoire des "démocraties " en 1944, aura entraîné un révolution au moins aus~i importante que celle de 1789-1793, dont n'est que la suite idéologique avec la révolution bolchévique, sous l'inspiration des mêmes forces occultes cosmopolites.

1I

eu:

PRINCIPES CONTRE PRINCIPES Depuis l'émergence de la maçonnerie au XVUième en tant que

(!) Jacques Ploncard d'Assac. L'Église occupée, (2) Craig Heimbichner, op. cité, p . 16 (3) L 'Acacia, mars 1906 (4) Philippe Ploncard d'Assac. Enquête sur la Nouvelle-Droite. (5) Léon de Poncins. La F.M.'. d'après ses documents secrets. p. 135-136. (6) Antonio Fogazzaro, li Sant~>, 1906 (7) Jacques Crétineau-Joly. L'Eglise romaine en jàce de la Révolution (8) L'Univers israélite, T. V, p. 223, (9) Mgr. Delassus. Le problème de /'heure présente, vol. I, 2ème partie, Vl ( 10) Philippe Ploncard d'Assac. Le Complot, (11) La béatification, contrairement à la canoni sation, n'engage pas l'infaillibilité pontificale. ( 12) Carlo Alberto Agnoli. La Maçonnerie à la conquête de l'Église, ( 13) Mi no Pecorelli, La Grande loge Vaticane, Osservatore Politico J 2.9.1978 (14) Opere di religione, fondé le 27 ju in 1942 par Pie XII. ( 15) Aldo Mola, Il Sabato, (Le Samedi), du 26 septembre 1992, ( 16) Benjamin Disraëli. Coningsby or the New generation, 1844, p. 270. ( 17) Les Millénaires. Le Vatican mis à nu, Paris 2000, ( 18) Processo. n°832, 12.10.1992, (19) Giovanni Capri le. Civiltà Cattolica, l 0. 10. 1974, (20) Jacques Mitterrand. La Politique des Francs-Maçons. (2 1) David Yallop. Au Nom de Dieu. Investigation sur le meurtre du pape Jean-

~~ ~ (22) Andrea Torn ielli. Le Banquier et le Cardinal, Trenta Gior11i, N"9, sept. 1 (23) John Lukacs. Hitler of HistOJy . 1997, p. 90

force politique, deux courants s'affrontent : - La subversion maçonnique et sa prolongation dans le mondialisme cosmopolite, héritier de l'utopique République Universelle. - La réaction nationaliste, qui tend à réinstaurer les principes détruits par la Révolution française ( 1). Le drame de notre époque est que l'Église, non seulement s'est laissée infiltrer, neutraliser, mais qu'elle ne dispose plus du bras séculier d'États capables de la soutenir et de défendre ses principes par ses lois. Telle est la raison première de la destruction de la monarchie française de droit divin, premier acte de la Révolution maçonnique de 1789-

93, pour mieux attaquer l'Église. La destruction de la monarchie catholique de droit divin, afin de lui substituer la pseudo démocratie, inorganique, était nécessaire afin que puissent prospérer les sociétés secrètes et le capital cosmopolite à l'abri de la trompeuse trilogie maçonnique : Liberté, Egalité, Fraternité. Cette devise a un sens caché et signifie en fait : - Liberté, pour les Maçons, pour qu ' ils pu issent au nom de la i'°lérance ", mot clé du langage maçonnique pour faire baisser la garde à

..

eurs adversaires, agir en toute impunité.

de . - Égalité entre les Maçons, qui n'est qu'apparence du fai_t des gres en maçonnerie, mais où le maçon des premiers degrés n'y v01t que 1a façade égalitaire. h , - Fraternité entre les Maçons, symbole tout aussi faux, car maleur a celui qui s'écarte de la ligne tracée, imposée comme on l'a vu.

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Même un franc-maçon comme Jules Boucher le reconnaît désab sé (2) comme on l'a vu plus haut. uVoilà pourquoi saines politique et religion doi vent être insé rables, pour réagir face aux menées révolutionnaires qui aboutissen~a: l'aliénation de la liberté du citoyen. a En effet, les sociétés démocratiques issues de la Révolution française sont les plus inégalitaires et les plus hypocritement oppressives qui aient jamais existé. "L'abolition des privilèges" revendiquée par la Révolution a en fait abouti à de nouveaux privilèges autrement plus exorbitants et occultes ceux-là. '

* **

Si l'action politique, pour le bien commun, ?e peut que s'appuyer sur les commandements de Dieu, de même l'Eglise pour rester fidèle à sa mission divine, ne peut que s'appuyer sur un certain type de régime politique : La monarchie de droit divin ou le nationalisme qui en a pris la relève par défaut. C'est cette nécessaire cohérence entre principes philosophiques et politiques, que résumait admirablement le président Salazar (3), le plus grand homme d'État du XXème siècle, lorsqu'il définissait la politique comme "une philosophie en action". La réaction antimaçonnique allait se faire entre la Ière et le IIème guerre mondiale à mesure que fleurissaient les idées nationalistes face aux conséquences des faux principes de 1789 : - L'Italie fasciste interdisait la maçonnerie le 4 août 1924, - L'Allemagne en faisait autant à l'arrivée au pouvoir du chancelier Hitler en 1933. Ce qui faisait surtout réagir le régime national-socialiste con.tre la maçonnerie c'était sa filiation avec la maçonnerie anglo-saxonne etJUl~e. - le Portugal de Salazar l'interdisait par un vote unanime au Parement, le 5 avril 1935, sur proposition du député José Cabral. . . de - En Espagne, la maçonnerie responsable de la guerre civile ·re 1936 et des atrocités anarcho-communistes, était interdite dès la victol du général Franco. · 40 - En Tmquie aussi, on notait u ne réaction au début des an~,éesrra~ avec l' interdiction de la maçonnerie pourtant à l'origine, avec le ma

;sme",

de la révolution laïque de Kémal Ataturk. - Nombre de pays d'Europe centrale suivaient le mouvement,

~

notaJllIIlent la Hongrie ~t la Roumanie. - En France, l'Etat Français du maréchal Pétain remettait à l'honneur \es principes qui avaient fait sa puissance et par la loi du J3 août \940, la maçonnerie était interdite (4) : RAPPORT AU MARÉCHAL, CHEF DE L'ÉTAT Vichy, le 13 août 1940 Monsieur le Maréchal, "Des organisations à caractère occulte se sont instituées ou développées en France, sous forme soit d'associations, soit même de simples groupements de fait. Aucun gouvernement ne peut admettre, et dans les circonstances actuelles moins que Jamais, l'ex istence de groupements poursuivant une activité clandestine ou secrète. Il serait totalement inadmissible que !'oeuvre entreprise en vue du redressement national pût être combattue par des organisations d 'autant plus dangereuses qu'elles restent cachées, qu'elles recrutent un grand nombre de leurs membre parmi les fonctionnaires et que leur activité tend trop souvent à fausser les rouages del 'État et à paralyser l'action du gouvernement. Il apparaît donc indispensable, d'une part de dissoudre tous les groupements ou associations à caractère secret et d'en interdire la reconstitution; d'autre part d'exiger de tous ceux qui sont investis d'une/onction publique, un engagement d'honneur attestant qu'ils n 'appartiennent pas et n'appartiendront jamais à une pareille organisation. Tel est l'objet de la loi que nous avons l'honneur de soumettre à votre haute approbation. Vèuillez agréer, Monsieur le Maréchal, etc ... Le ministre d'État à ! 'Intérieur Adrien Marquet

la

Le garde des sceaux Raphaël Alibert

À suite de ce rapport le Maréchal Pétain édictait la dissolution de

maçonnerie en France en ces termes : "Nous Maréchal de France, chef de ! 'État, le conseil des ministres tendu' D ecretons: , ,

en

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Art. Ier - Sont dissous de plein droit, à dater de la promulgation de la présente loi : 1° Toute association, tout groupement de fait, dont l 'acrivït· s'exerce, même partiellement, de façon clandestine ou secrète; e 2° Toute association, tout groupement de fait dont Les affiliés s'im. posent d'une manière quelconque l'obligation de cacher à l'autorit ' publique, même partiellement, les manifestations de Leur activité; e 3° Toute association, tout groupement de fait qui refuse ou nég/i. ge de faire connaître à l'autorité publique, après en avoir été requis, ses statuts et règlements, son organisation intérieure, sa hiérarchie, La liste de ses membres avec L'indication des charges qu'ils occupent, /'objet de ses réunions, ou qui fournit intentionnellement sur ces sujets des renseignements faux ou incomplets. Art. 2 - La nullité des groupements ou associations visés à l'article précédent est constatée par décret. Art. 3 - Les biens mobiliers et immobiliers des associations et groupements dissous en vertu de l'article précédent seront, à la requête du ministère public, placés sous séquestre par ordonnance du président du tribunal civil du lieu de leur situation. Il sera procédé à leur liquidation sous l'autorité du président du tribunal civil et sous la surveillance du ministère public. Le solde du produit de la liquidation sera versé, à Paris, à ['administration générale de l'assistance publique, dans Les autres localités, au bureau de bienfàisance de la commune intéressée. Art. 4 - Sera puni d'un emprisonnement de six mois à deux ans et à une amende de seize à cinq mille francs quiconque aura participé au maintien ou à la reconstitution directe ou indirecte des associations ou groupements dissous. Les peines prévues à l'article 42 du Code pénal pourront, en outre, être prononcées par le tribunal. Si Le coupable est un étranget; le tribunal devra, en outre, prononcer l'interdiction du territoire français. , r Art.5 - Nul ne peut être fonctionnaire, agent de l'État, des dep~~ tements, communes, établissements publics, colonies, pays de pr~tec~o un 0 et territoires sous mandat français, nul ne peut être employe P. née 011 · · de service · pu bt·.rc ou dans une entreprzse · s•1bventz concesswnnaire • , . . ées : par l'État ou par L'une des collectivités publiques ci-dessou_s destgi~tetll' à 1° S 'il ne déclare sur l'honneur, soit ne jamais avoir appar

/'iirte des organisations d~finies à /'article 1e1~ soit avoir rompu to ute ttache avec elle; 2° S 'il ne prend/ 'engagement sur /'honneur de ne jamais adhérer àune telle organisation, au cas où elle viendrait à se reconstitue1: La déclaration et / 'engagement prévus par le présent article sont

il

constatés par écrit. Quiconque aura fait une fausse déclaration sera déclaré dérnissionnaire d'office et puni des peines prévues à l 'article 4. Quiconque aura manqué à l'engagement prévu par le deuxième paragraphe ci-dessus sera relevé de ses jonctions et la peine sera portée au double. Art. 6 - Le présent décret, applicable à l'Algérie, aux colonies, pays de protectorat et territoires sous mandat français, sera publié au Journal Officiel et exécuté comme loi de l'État". Fait à Vichv le 13 août 1940 Philippe Pétain Par le maréchal de France, chef de l'État : Le ministre secrétaire d'État à l 'intériew; Le garde des sceaux, Adrien Marquet Raphaël Alibert

Ce texte sera édulcoré par la loi N°7 17 du 19 août 1942, Art. 3,(5) : "À titre tout à fait exceptionnel et en dehors des cas prévus par l'article 3 de la loi du JO novembre 1941, le chef du Gouvernement pourra, après avis de la Commission, suspendre, par décision individuelle et pour une durée de deux ans, /'application des interdictions et incapacités qui, en vertu des lois et des règlements en viguew~ ont frappé les anciens membres des sociétés secrètes (. ..) ".

Le chef du gouvernement Pierre Laval

Le garde des Sceaux Joseph Barthélemy

Léon de Poncins (6) rappelle les dessous de cette affaire : Dès que les intentions du gouvernement parvinrent aux oreilles de 1~maçonnerie, le Grand-Orient fit évacuer ses documents les plus comproettants à Bordeaux, à la garde de M . Pinèdre adjoint au maire de la ville. Pha"' Après plusieurs essais pour contacter le Garde des Sceaux RaMel Alibert, qui ne Je reçut pas, Léon de Poncins se tourna vers Adrien .. arquet, ministre de l' intérieur et maire de Bordeaux qui découvrait que son adjoint avait obéi à sol! i11s11 aux ordres de Camille Chautemps

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(franc-maçon) et que depuis lors les archives avaient été brûlées "... , Rencontrant fortu~te,m ent Alibert, devan.t l ',h~tel du Parc à Vich Leon de Poncms constatait a nouveau le peu d' mteret de celui-ci pour document~tion .qu'il p~s~édait et nota~~ent p,our ~a loi portugaise sur 1: maçonnen e, Ahbert lui repondant que cela n avait aucun intérêt" (sic) Finalement ce fut grâce Xavier Vallat, d'Action .française, que 1· texte français, forme abrégée de la loi portugaise, finit par être promulgu'e e.

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Les tergiversations avant l'interdiction et la saisie des documents maçonniques, laissairent le temps à la maçonnerie, "organisée pour le secret" de mettre nombre de documents à l 'abri ou de les détruire. Il y avait eu là une occasion unique de saisir les listes complètes des francs-maçons et ainsi déceler ses membres au sein de Vichy. Vichy pouvait bien après exiger de ses fonctionnaires un serment de non-appartenance à la maçonnerie, il n'était plus possible de controler les infiltrations éventuelles.

aise et étrangère . "On manquait ainsi une occasion unique de faire une propagande efficace et d'éclairer l'opinion publique dont l'appui est indispensable "

ç

et il annonçait : "La maçonnerie tentera un sabotage larvé du redressement national et lancera certainement des campagnes de rumeurs calomnieuses qui énerveront une opinion publique aigrie par les souffrances matérielles, conséquences de la défaite". C'est exactement ce qui se passa au profit de la résistance gaullocommuniste et de la maçonnerie. On sait ce qu'il advint à l'amiral Platon chargé par le maréchal Pétain de surveiller la reconstitution des sociétés secrètes : Démissionné par Pierre Laval, l'amiral Platon allait être mis à mort par des résistants dans sa propriété du sud-ouest, écartelé entre des

.

tracteurs après avoir été torturé (7) .

Pourtant le maréchal Pétain avait bien vu le problème : "Les causes de notre désastre n'ont pas disparu avec le changement des institutions, elles ne disparaitront qu'avec le changement des hommes". Ce qui avait donné "une grande force au gouvernement de Salaza1; en exigeant de ses fonctionnaires une parole cl 'honneut; c 'est qu'au préalable, il avait saisi les listes", constatait Léon de Poncins. Il notait encore "qu'aucune personne compétente sur le sujet n'avait été consultée" en temps voulu et dénonçait cette la légèreté.

Il s'agissait là d'une "loi incomplète, étrangère, sans que l'on cherche à l'améliorer et on la copie imparfaitement ", car "au cours d~ ~a guerre d'Espagne, la loi portugaise fut renforcée car elle s'était averee insuffisante à l 'expérience". . . ver. non "Sur pareils sujets, un pays comme la France devrait in~o, ' , . imiter " et Léon de Poncins prédisait les conséquences de cette legerete · 0 "] La Franc-Maçonn erie est interdite, sait · l' on ne "2° Les Francs-Maçons gardent les places, puisque les débusquer, 3° La Franc-maçonnerie devient plus secrète encore". Autre conséquence nuisible qu'annonçait Léon de Ponc~ns ~ Jrall· "La loi n'était pas jusqfiée vis-à-vis de / 'opin ion publiqt1

Fig. 36 - Film et affiches sous Vichy. In L'Évènement du jeudi, 25.7.1 991 et Humanisme, N°190, avril 1990

C'était déjà la faute commise par le général Primo de Rivera en 1928, en Espagne, or comme le notait F. Coty (8) : eu "Primo de Rivera qui sentait confusément la nocivité des Loges, OI t fe tort d 'attaquer la maçonnerie espagnole de/ 'inquiéter, de la brime1~ ~18 de lui laisser finalement toute les facilités pour nuire, (. ..) sa11s lui rter de coups serzeux , . ".

-238Négligence, bêtise, voire connivence, de la part de certains haut responsables de Vichy, on peut se poser la question. s À la lihération-Épuration la maçonnerie et ses alli és gaullo-eornmu. nistes feront preuve d' une efficacité autrement redoutable et définitive ...

C'est cette disparité entre la mollesse des "bien pensants" et la détermination des partisans de la Révolution qui explique la progression constante de ceux-ci. C'est là, une leçon de l'Histoire à retenir. À la fin de son étude Léon de Poncins (9) notait : "Plusieurs gouvernements et nombre d 'organisations privées qui étaient antijuifs et antimaçons se sont tournés vers l'Allemagne parce qu'ils ne pouvaient s'entendre avec le go uvernement français d 'avant-guerre" Sans les délires de grandeur d'Hitler et son pangerman isme obtus qui allait donner un prétexte aux démocraties pour déclarer la guerre à l'Allemagne, sans la niaiserie de trop de cadres de Vichy et les contraintes de !'Occupation, la Révolution nationale aurait pu aboutir. L'Europe devenait nationaliste, to urnait le dos aux sophismes de 1789 et mettait hors d'état de nuire la maçonnerie et le cosmopolitisme. L'enchaînement des erreurs, des faiblesses et de la méconnaissance de l'ennemi, n ' ont pas permis que cela s'accomplisse. Nous ne cessons d'en subir les conséquences. (1) Philippe Ploncard d' Assac. Le Nationalisme.français. (2) Jules Boucher Humanisme, N° l 99, septembre 199 l, p. 24 (3) Jacques Ploncard d 'Assac. Salazar. (4) Léon de Poncins. La F.M.'. d'après ses documents secrets, p. 321 -325 (5) Les Documents maço11niques, 1941-1944. p.392. (6) Léon de Poncins;. op. cit. pp. 32 1-351 (7) André Figuéras. Onze amiraux dans la tourmente. (8) F. Coty. Le Figaro, 2.3. 193 1 (9) Léon de Poncins, op. cité p. 350

III LES "COMPAGNONS DE ROUTE" Sans les appuis "extérieurs " qu'elle se ménage, la maçonnerie n'aurait pas les mêmes possibilités de pénétration, de tromperie. À chaque époque on trouve des hommes influents qui aident la maçonnerie, par naïveté, par ambition ou par faiblesse : - Louis XVI, Marie Antoinette inconscients de la signification des évènements. - Une haute société désoeuvrée et jouisseuse, séduite par les "idées nouvelles" qui lui donnaient le sentiment de pouvoir 'fronder " l'autorité royale. - Philippe-Égalité, régicide, Grand Maître du Grand Orient, mêlange "d'idiot utile" et d'arriviste. Il ne comprendra que trop tard, s'étonnant de "ne pas savoir ce qui se faisait "au sein de son obédience et tombera à son tour sous la guillotine du F.'. Guillotin (1), (2) ... ! - Le général Boulanger, prétendant réagir aux scandales de la IIIème république maçonnique, mais s'entourant des Juifs Arthur Meyer et Alfred Naquet, celui qui réintroduira le divorce en France et de nombre de radicaux francs-maçons. . - Le cardinal Rampolla, dont certains nient l' appartenance maçonnique, responsable du désastreux "ralliement" de Léon XIIl (3). Négations contredites par l'OTO qui, sur le sit e, uk-oto.org/galle-

ry/history2 8. htm, revendique son appartenance. fra - Pie Xl , qui se proclamait "spirituellement sémite" appuyé par la , nge moderniste, imposera 1' excommunication de 1'Action française et 1abandon des Cristeros face à la république maçonnique du Mexique.

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- Les responsables catholiques français, acceptant les conditio déhonorantes de la loi de séparation de l 'Église et de /'État, de 1905, sa~s oser "se battre sur leurs principes", comme les moquait Jean Jaurès ( ).s 4 - Tout un clergé issu des idées de Lamennais et du Sillon de Marc Sangnier (5) prenant parti pour les "démocraties" maçonniques, au lieu de soutenir l ' oeuvre de reconstruction nationale du maréchal Pétain. De là allait découler l'Église moderniste, aba ndonnant ses principes au nom de la "liberté religieuse" et de l' œcuménisme. - Charles De Gaulle, le "capitulard " de 1916, honni de !'armée françai se (6), qui, pour satisfaire son ambition, s'alliera à la "Ténébreuse alliance" dénonçée par le maréchal Pétain Il ramenara avec lui dans les fourgons de l'étranger, les responsables de la D ébâcle de 1940, les communistes et rétablira la maçonnerie et le décret Crémieux (7). Rappelons encore les responsabilités de De Gaulle disant à Fred Zeller, Grand-Maître du Grand-Orient, "Je vais redonner la République à la France et il n y a aucune raison pour que je ne lui redonne pas aussi les francs-maço11s". Celui-ci, reconna issant, constatait : "C'est le général De Gaulle qui nous a rendu force et vigueur ". Effectivement, de 35 0 affiliés à l'Assemblée nationale et au Sénat, sous la IIIème république, ils n'étaient plus que 150 au début de la IV ème République, selon les chiffres donnés par Fred Zeller (8). "Cela nous a infligé vingt ans de retard" reconnaissait-il. Ainsi la di ssolution de la m açonnerie en 1940 par Vichy, même imparfaite comme on l' a vu, lui avait porté un coup sévère, ce qui prouve que, s'il y a volonté politique, on peut briser cet État dans l'État. Voilà pourquoi l'État français est te ll ement diaboli sé. - MM. Giscard d ' Estaing et Jacques Chirac, élus de la droite conservatrice, sont du même type, car la droite libérale, plus encore ~ue la gauche, est responsable par les lois qu'elle édictes, de la destruction de la société française : Loi Veil sur l' avortement, iiPolitique immigrationiste aggravée par le "regroupement fanot liai" de Giscard-Chi rac et les lois liberticides Pleven et Fabius-Gayss ' pour empêcher d'en dénoncer les dangers,

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Pacs et lois protectrices de ! 'homosexualité, "Discrimination positive " de N icolas Sarkozy et la HALDE (9). Toutes ces lois ou décrets ont été imposés sous la pression des lobbies maçonnique et cosmopolite, pour nous submerger sous le poids de J'inunigration voulue afin de détruire nos racines nationales et religieuses.

* ** Il faut connaître la façon dont procède la maçonnerie pour faire passer le~ lois qu 'elle prépare. A la question, "à quels partis appartiennent ces parlementaires francs-maçons", Fred Zeller, Grand-Maître du G.. Œ répond "à tous", et lorsque l'enquêteur de la revue Europe-Parlement s'étonne et demande : "Lorsqu'un franc-maçon de François Mitterrand ou deJ-JServanSchreirber rencontre un fran c-maçon de De Gaulle, de Pompidou ou de Messme1; qu'est ce qu'ils se disent" ? Zeller, répond encore : "Ils s 'informent réciproquement, ils se renseignent mutuellement sur l'avenir et sur les différents problèmes p olitiques, économiques, sociaux que la Franc-maçonnerie a d'abord étudiés". "Puis, ils défendent au Parlement les positions prises par la Maçonnerie " "En d'autres termes , insiste le Grand-Maître du G. '.O.'., nos frères parlementaires sont chargés de transporter jusqu'au Parlement les données élaborées au sein de nos ateliers" ( 10). Il en découle que : - La maçonnerie est de tous les partis, - I..:appartenance à la maçonnerie prime sur celle du parti. Voilà comment sont imposées des législations mûries en loge, sans que le public se doute de ces ententes secrètes, ce dont se vantait le Dr. Simon, Grand-Maître de la Grande Loge (1 1) sur ces législations ,, P-R ' prealablement étudiées en loge" qui ont fait évoluer la société .

z

C'est ce que cynique, sa coreligionn aire Simone Veil avait expliqué: "Par le biais d'une loi légalisant l'avortement vous changerez de 011 fondamentale la position elle-même de la femme et de l'enfant ns la société" ( 12).

, 1

. Tel est le processus de destruction de la société chrétienne par action constante, secrète, de la maçonnerie et du cosmopolitisme pour

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façonner la société à leurs vues, associée à la méconnaissance de l'adv saire chez nombre de catholiques qui ne comprennent pas les manoeuv~rc · de ne pas compren dre pour ne pas avoir . a, réagir. es en cow·s ou ie1gnent On juge la nocivité de certains "compagnons de route" par le 8 textes des milieux gnostiques "traditionalistes " liés à la Nouvelle Droit

e.

Dans la Nouvelle Revue Certitudes (13) Claude Rousseau, écrivait . "Poser l'existence d'un e "contre-Eglise" née le jour de la Faut~ et luttant depuis contre /'autre en un duel titanesque, c'est admettre l 'existence d'une véritable "armée du Mal". "C'est accorder, sans doute, trop de force à Satan que de Lui prêter celle de lever ainsi une milice intellectuelle d'engagés volontaires se reconduisant d'âge en âge, et montant inexorablement en puissa11ce, sous la houlette de supérieurs ... i11connus". Escamotant les excommunications pontificales envers la Contre Église, il n'hésitait pas à affirmer, contre toute vérité : " Le silence de l 'Église sur la contre-Eglise signifie que celle-ci, préciséme11t, est sans réalité historique'', (sic) ... Autre texte significatif, celui de Jean-Michel Hardy (14) : "La modernité religieuse sera gnostique ou elle ne sera pas"!! ! De même, Dominique Viain ( 15) écrivait : "La Révolution qui paraît souvent comme une conjuration de forces cohérentes, comme une synergie : maçonnerie, occultisme, fausses religions, mondialisme, agissant contre l 'Église depuis des siècles. "Personne ne le nie". "Mais justement, est-elle avérée (la conjuration) et trouve-t-elle des preuves hors la fascination qu'elle exerce" ? . "Les forces du mal peuvent-elles s'unir, d'une unité séculaire, voire millénaire comme le croient certains " ? "Avouez qu'il est permis à tout le moins de s'interroger sur ~on existence, quelle que soit la réalité indéniable de ses effets pervers " (s~c). Au delà du charabia, c'est admettre des effets sans causes ···· De son côté, l'abbé de Tanoüarn, mettait en doute le complot maçonnique de la Révolution dite française (16) : , 'in"Je crois qu 'il est loisible à tout homme de bonne volante de ~ées terroger sur la nature véritable de l 'injluence maçonnique dans les 1 du et dans les évènements révolutionnaires" et il estimait que les travaux

·ésuite Barruel ( 17), "ne sont qu'une thèse parmi d'autres sur les origines )de [a Révolution française,. (sic).

On retrouvera cette "ligne philosophique" dans : - Son scandaleux texte du Liber Amicorum, à la gloire de son ami A[ain de Benoist, alias Robert de Herte, alias Fabrice Laroche, "pape " de la Nouvelle-Droite athée et crypto-maçonnique, pour ses 60 ans ( 18). - Son apologie de la valeur morale des Constitutions maçonnique

d'Anderson ( 18) !

Aussi, rien d'étonnant qu'il prône, que "l'on doit récuser les

théories complotistes et conspirationnistes" ( 19). De même Paul Semine, alias abbé Grégoire Celier, dans son livre La Paille et le Sycomore (20), ni ait méprisant, sans apporter de preuves, Jes mises en garde d'Étienne Couvert et de Jean Vaquié sur la gnose. À cette occasion, les abbés Laguérie et Héry, de MM. J.Madiran, B. Antony, O. Pichon, S. de Beketch, O. Hamiche, J-M Molitor, J-L Maxence, J-P Maugendre, A. Guyot-Jeannin, etc ... appuyaient cette thèse dans leurs publications, sans la moindre objection.

*

*~::

Radio-Courtoisie et ses dirigeants d' Henri de Lesquen et Serge de Beketch méritent attention par leur poids médiatique, même si nettement en perte de vitesse par la mise en évidence de leur vrai visage (1 8). Nombre d'émissions de Radio Courtoisie (21) font scandale : Éloge du gaullisme; de l'euthanasie par François de Closet, conférencier du Grand-Orient; du grand rabbin du Xlllème siècle Maïmonide, hain~usement anticatholique; de l'homosexualité; favorables à Israël et aux Etats-Unis ; à la gnose, etc ... (18). Nouveau patron de cette radio depuis le décès de Jean Ferré, Henry de Lesquen est connu pour ses positions républicaines, cryptotnaçonniques, avec sa fameuse "déclaration" : "La Déclaration des droits de /'homme et du Citoyen du 26 août 1789 est l'acte de baptême de la Na tionfiwiçaise .. (22). J

Ancien responsable des finances à la mairie de Paris du temps de

~ques Chirac puis nommé par celui-ci secrétaire de \'OPAC, l' office des \o.. M_ de Paris, Lesquen vise à rallier la Droite Nationale au pouvoir gaulchu-aquien, d'où l'évolution délétère actuelle du Front National.

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Serge de Beketch, aux origines mal connues - l'étymologie de son nom est hébreux (23) cf. Annexes I - a été de la Grande Loge de France puis de la Grande Loge Nationale de France qu'il assure avoir quittées. ' Tl est très lié à Henry de Lesquen, Libre Journal N° 392, 18.l l.06 Après avoir été rédacteur en chef de Minute, lancé conjointement avec Libération, avec 1'argent des Rothschild, il crée Le Libre Journal de fa France Courtoise (24) puis devient codirecteur de Radio-Courtoisie. Un livre de Patrick Rougclet, R.G, La machine à scandales, Albin Michel , 1997, occulté dans la presse dite "nationale", mettait en évidence les rapports de Serge de Beketch avec les Renseignements généraux, ce qui expliquerait la "souplesse" de certains envers lui ... L'ambigüité du personnage qui se prétend "légitimiste" et "tradi", se révèle aussi par ceux qu'il invite : Le gnostique Arnaud Guyot-Jeannin, les sionistes athées anticatholiques Nicolas Bonnal, Guy Millière, Guillaume Faye; Alain de Benoist, le luciférien Christian Bouchet de l' OTO, ancien dirigeant d' Unité radicale, groupuscule provocateur, sans oublier les abbés "gnostiques" de Tanoüarn, Celier (25) et les abbés Laguérie et Héry, etc ... Par contre, il n ' a jamais invité ceux qui auraient pu répondre à leurs élucubrations, tels MM B onnet de Viller, Félix Causas, Etienne Couvert, Arnaud de Lassus, ni moi-même (18). "Guénonien" et "évolien '', auteurn avec Ioro, de Torkaël, bande dessinée ésotérico-érotique, Beketch, se proclame l'ami de Richard Dupuy (26) ancien Grand Maître de la Grande Loge et de son "maître et ami" Jacques Bcrgier, juif et franc-maçon, co-auteur du livre initiatique Le Matin des Magiciens avec Louis Pauwels, disciple de l'occultiste Gurdjeff. Ses orientations sont confirmées par ses collaborateurs : - Patrick Gofman, "ancien" trotskiste de /'Organisation communiste internationaliste, ami du J·uif franco-russe Sergeï Limonov,• "notre ,, 1 nouveau Drey.fi1s '', selon ses termes, adepte du "national-communisme ;, - M-C Monchaux qui vante les aventures "enchanteresses d'Harry Potter (26); le "divin" faux marquis de Olmetta, qui défend Ja maçonnerie et M ichel de !' Hyères, qui est sa caution "catholique", et~ ...e - Le Libre Journal, N° 283, 17.1.03, faisait un v ibrant éloge du ]Jvr de Pierre Krebs, Combat pour ! 'essentiel pour qui : . e "La construction des cathédrales ou la floraison del 'art gothtq;' 5 11 ne doivent stictement rien au christianisme (. ..) cette religion la P

étrangère à l 'Europe dans laquelle Nietzsche a entrevu l 'évènement le plus catastrophique de notre histoire". Par ses positions, Serge de Beketch est un mélange d'Arthur Meyer et de Léo Taxil (27) mais, du fait de son poid médiatique, tout le monde plie devant ses "diktats", feignant de ne pas voir ses orientations.

* **

À l'évidence, les études sur le complot maçonnique et la gnose, rnême restreinte à quelques auteurs récalcitrants, dérange, sinon on ne comprendrait pas l'explosion simultanée de textes visant à le nier. Outre ceux des abbés de Tanoüarn et Sern ine-Celier, de M M. Rousseau, Viain, etc ... , allaient, à nouveau, apparaître au printemps 2006, à l'ocasion de la rééd ition du livre d'Augustin Barruel (17), une série de textes d'auteurs "catholiques", niant le complot maçonnique : - Michel Toda (28) dans La Nef, évoquait "Barruel ou le mythe

du complot maçonnique". -Yves Chiron, professeur d'histoire au collège de la FSSPX de Châteauroux, affirmait dans Présent (29) : "Nombre d'historiens et d'auteurs (lesquels ?) ont repoussé en bloc la thèse de Barruel, selon laquelle la Révolutionfi-ançaise est l'abou.:. tissement d'un triple complot, contre l'autel, le trône, la société". - Yves Chiron, récidivait dans Présent (30) : "Les théories du complot ou conspiratiom1istes sont dans beaucoup de cas, une façon commode, simpliste ou paresseuse, d'expliquer la réalité historique" (sic). "Identifier systématiquement fi'anc-maçonn erie et complot est-il légitime"? "La question mériterait de longs développements, argumentés à la fois par la pratique maçonnique et par des exemples historiques" (sic). C'est se moquer du monde. Suffit-il de rentrer en maçonnerie pom· en connaître ses secrets, alors que sa structure par degrés "d'initiation" fait que les bas grades ne saven t rien des desseins des "maîtres inconnus" ? ! - P ierre-André Taguieff, dans un entretien avec les "catholiques " Christophe Geffroy et Jacques de Guillebon dans La Nef (31 ) niait lui aussi le complot maçonnique en le comparant au faux complot échafaudé Par Dan Brown dans le Da Vinci Code (32) machine de guerre maçon-

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nique méd iatique anticatholique ! li occultait ainsi la documentation ma9onnique des spécialistes de la maçonnerie et les excommunications de l'Eglise et MM. Geffroy et de Guillebon, rentraient dans le jeu de Taguieff par leurs questions : "Â quand remontent ces "théories du complot 11 ou encore : "Pourquoi Barruel introduit-il le mythe du complot ju(f à ce moment là 11 ? L'entretien avec P-A Taguieff prend son sens lorsque l'on sait qu'il s'agit d'un homme d 'extrême gauche, spécialiste de l'extrême droite (33 ), chercheur au CNRS, marié en premières noces avec la chanteuse yiddish Talila. Il côtoie, Henry Rousse, président de l'Institut d'Histoire du temps présent qui accusera Bruno Gollnisch de négationnisme; Pierre Birnbaum, historien de l'antisémitism e français et Marc Knobel du Centre de documentation juive contemporaine, etc.. Devant l'hostilité de SOS-Racisme à la guerre du Golfe, il avait démissionné en 1992 et sera récompensé de son action et de son pamphlet, Autour des Protocoles des Sages de Sion, .fùux et usage defaux (34) par le prix Bemard Lecache de la L!CRA.

11 collabore à la revue occultiste, gnostique et maçonnique, Politica Hermética de V ladimir Dimitrijevic, régulièrement invité aux réunions du "catholique" Centre Charlier, de Bernard Antony (33), président des Amitiésjuives et chrétiennes et des Etudiants israélites rapatriés d'Algérie, et proche du quoti dien Présent. Notons que Bernard Antony dans son progranune, n'entend combattre la maçonnerie que par la législation appliquée aux associations ... Taguieff est aussi collaborateur de l'Institut universitaire juif Elie Wiesel, avec Re né-Samuel Sirat, J. Allouche Benayoun et de Moshé Ide!, professeur à l'université de Jérusalem , spécialiste de la kabbale. Tel était l' invité de la "catholique" Nef, pour nier le complot maçonnique ... . - Patrice de Plunkett, journaliste au Figaro, ce qui devrait éveille~ la méfiance, nie lui aussi le complot dans son livre sur !'Opus Dei (3 5 ~ · 15 "Barruel, dans ses Mémoires pour servir à !'Histoire du Jacobin ~ me, ( .. .)attribue ce complot aux fi-ancs-maçon, lançant aiusi llll mythe qit1 i1!flue11cera des esprits dans toute l'Europ e etjusqu'e11 Amérique".. rs "Dans le mythe du complotju(f: il y a le récit secret du "d1scou

du rabbin", réunissant ses frères pour leur soumettre un projet de conquête du monde après des siècles d'humiliation". "C'est la pseudo source des Protocoles des Sages de Sion, ce faux archi-célèbre (34) grand classique de l'anrisémitisme déjà servi contre les

francs-maçons". 8ennui pour la crédibilité de sa "thèse", est que ce que nous vivons aujourd' hui correspond étrangement à ce qui y est écrit... - Jean Sévilla (36) nie lui aussi le complot maç01m ique : "En dépit d'une certaine propagande, écrit-il, il n 'existe pas de complot maçonnique" (sic) . Ce frappe chez ces "catholiques" c'est que comme les francsmaçons, ils se limitent à nier le complot, occultant la documentation maçonnique réunie par l'école antimaçonnique qui le démon tre (33) !

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Il faut réserver une place à part à trois personnages clés de la propagande maçonnique, dont certains écrits pourraient donner à croire qu 'ils l'ont combattue : René Guénon, Julius Evola et Léo Taxi!. - René Guénon Voeuvre ésotérique et gnostique de Guénon comme celle d'Evola, proches l' une de l'autre, est complexe, contradictoire, influence la Nouvelle-Droite et les milieux tradit ionalistes gnostiques déjà évoqués. Guénon fut membre de la Grande Loge de France puis critique de la maçonnerie moderne au nom du pseudo héritage de la maçonnerie opérative, qu' il persista à voir comme l'origine de la m açonnerie spéculative ou philosophique. Son parcou rs est aussi confus que ses conceptions. Entre 1906 et la l ère guerre mondiale, Guénon sera tour à tour : - Supérieur Inconnu de l' Ordre martinis te de Papus , alias Gérard d'Encausse · ' - Membre de la loge Humanidad du Rite national espagnol et du Chapitre INRI du Rite Primitif et Originel de Swedenborg; - 30°-90° du Souverain Conseil de! 'Ordre des Memphis-Misraïm; - Chef d' un Ordre du Temple; - Maçon de la loge de Thèbes de la Grande Loge de France (37),

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ce qui dénote pour le moins une certaine instabilité ...

À partir de 1921 il semble se rapprocher du catholic isme, mais ne manifestera aucune hostilité à la maçonnerie dont il continuera à développer l'idéologie. Sous le pseudonym e de Sphinx, il coll aborera à la revue de Clarin de la Rive, La France antimaçonnique dont il devint directeur en 1913. Pour Guénon "l 'Église catholique et la fran c-maçonnerie ont fa même origine "ésotérique Traditionnelle" et déplore que "l 'Église a oublié son "origine ésotérique" ... S'il dénonce Désaguliers et Anderson pour avoir détourné la maçonnerie opérative, il "proteste, n 'étant pas à une contradiction près, contre la

campagne ridicule et odieuse, menée contre la maçonnerie française". Pour lui, les loges doivent deveni r "des centres initiatiques véritables, chargés de transmettre la science ésotérique et de conserver intégralement le dépot sacré de la Tradition orthodoxe, une et universelle" ! Pour Guénon, il ne peut y avoir de "bonne" et de "mauvaise" maçonnerie, méconnaissant a insi le mécanisme fondamental de la maçonnerie : la graduation du secret et donc de la connaissance de ses buts. Guénon, naïf ou pervers, tendant à dédouaner la maçonnerie ? La question reste ouverte. Ce qui est évident par contre, c'est que la maçonnerie et ses "compagnons de route" continuent de promouvoir ses textes. Julius Evola Comme Guénon, Evola refuse à la maçonnerie moderne toute légitimité initiatique. Par une démarche semblable à celle des communistes, tendant à déculpabiliser le communisme de ses crimes en plaidant la mauvaise application de ses principes par de mauvais chefs, Evola cornrne Guénon assure que :

"L'influence spirituelle s'est retirée de la maçonnerie moderne et a été remplacée par une influence démoniaque " (38). C'est méconnaître ou fe indre d ' oublier les textes sataniques de hauts gradés de la maçonnerie dès les débuts de celle-ci au xvJIIèrne siècle, c ités plus haut .. . . d la A llant plus loin que Guénon qui défend la filation opérattve e

maçonnerie spéculative, Evola, esti me que "la maçonnerie opérative avait déjà trahi! 'Art Royal" (39). Dans le "templarisme" des maçons "écossais", il dénonce encore une "uswpation et une inversion de la véritable orthodoxie traditionnelle au profit de la subversion mondiale qui, à travers toutes les révolu-

tions, a cherché à saper l 'autorité royale et ! 'autorité pontificale, préparant ainsi l'ère du Quatrième État" (40). Pour lui, cela dû à "L'infiltration d'agents extérieurs, dont au premier chef, les Juifs"! Ce sont ces considérations "élitistes" et "antisémites" au nom d'une "bonne maçonnerie", qui attirent certains esprits qui n'en perçoivent pas la fausseté du raisonnement et le manque de fondements. Evola, comme Guénon, trouble par ses contradictions, par une pensée confuse, comparables à celles d'un Alain de Benoist, (18) .

V Affaire Léo Taxil Léo Taxi!, (1854-1907), de son vrai nom Gabriel Jogand-Pagès ancien élève des Jésuites, deviendra membre du Grand-Orient, fondateur de la Bibliothèque anticléricale et publiera des pamphlets blasphématoires et pornographiques v irulents contre le catholicisme :

Les Maitresses du Pape, Le Fils du Jésuite, Le Pape femelle, Les Crimes du Clergé, Calottes et Cabotins, Â bas la calotte, Les amours secrètes de Pie IX, livre qui démontre combien le Syllabus et l 'Index promulgués par ce pape dérangaient l'action de la maçonnerie dans l'Église ... Le monde catholique sera d'autant plus surpris et... charmé, lorsque le 24 avril 1885, Taxil "se convertit", "abjure" ses erreurs et ferme sa Bibliothèque anticléricale, en faillite, il faut Je souligner.

11 expose les secrets de la maçonnerie, notanunent ceux du Pal!adisme luciférien, sommet de la hiérarchie maçonnique, et "le caractère essentiellement démonolâtre de la maçonnerie", ce qui fait des francstnaçons "des adorateurs de Satan alliés aux Juifs et aux protestants" (42). "Soutenu par l'épiscopat qu'il avait préalablement traîné dans la ~~e du scandale, il est présenté au pape Léon XIII", notent les FF.' · iche! Gaudart de Soulanges et Hubert Lamant (41 ). Cette "idylle" durera douze ans, puis, le 19 avril 1897, Taxi! "anllonce publiquement qu'il s'est ouvertement moqué de tous et que ses

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"r~vélations ne sont qu'inventions de sa part ", rappellent ironiqueinent Michel Gaudart de Soulanges et Hubert Lamant. "inventions de sa part", appuyent les francs-maçons ... ! Voyons cela de plus près.

Craig Heimbichner (42) remarque à ce suj et : "Les franc-maçons clament que Taxi! était un maçon dépité, parce qu 'exclu du degré d'Apprenti ". "Si tel était le cas comment se fait- il que Taxi/ ait été capable de publier des détails précis sur des rituels secrets des hauts degrés de la maçonnerie ? " et Heimbichner témoigne : "J'atteste de cette vérité par le fait que je possède dans mes archives, à la fois les descriptions originales de Taxi! et les rituels maçonniques secrets eux-mêmes ". "Comment un prétendu maçon de bas g rade, tel qu 'invoqué par les francs-maçons, aurait-il pu connaître ces secrets " ? ! Heimbichner donne ensuite de nombreux exemples de similitudes entre les textes de Taxil et ceux des rituels maçonniques touchant aux rites lucifériens et sexuels, dont la découverte d' une "chapelle infernale" lors d' une visite au Temple Palladien, installé au Palais Borghese, par des membres de cette famille, en mai 1895. "Taxi/ pourrait-il avoir été un agent double ou triple", s' interroge Craig Heimbichner ? C'est la question et l' on voit tout le parti que la maçonnerie pouvait tirer d 'un pareil montage. En "dévoilant" ce que les antimaçons de l'époque divulgaient déjà, puis en tirant sa révérence en disant "qu'ils 'était bien moqué des catholiques avec ses affabulations", Taxil insinuait le doute dans le public et neutralisait l'effet des travaux antimaçonniques. On retrouve cette manoeuvre aujourd' hui dans la frange gnostique et crypte-maçonnique d'auteurs prétendument catholiques, évoquée plus haut et que j ' ai analysé dans La Politique (33). Une autre hypothèse me semble devoir être envisagé : Léo Taxil peut parfaitement avoir été de bonne foi dans s~ conversion, mais devant les menaces de la maçonnerie, avoir trouve cette porte de sortie pour se dédouaner, car on ne sort pas de la maçonnerie des hauts grades sans dommages.

Cela ne pouvait que convenir à la maçonnerie, en lui évitant de devoir supprimer un connaisseur de ses secrets, cc qui ipso facto aurait confirmé la véracité des faits révélés par Taxil. On est confondu par la naïveté du monde catholique dans cette affaire, faisant confiance à un Taxil "converti " mais oubliant les travaux d'Édouard Drumont. On en a le pendant aujourd ' hui avec cet étrange personnage qu 'est Serge de Beketch.

* ** Au travers de ces rappels on perçoit comment, appuyée par ses "compagnons de route", agit la maçonnerie à toutes les époques : Par infiltration et neutralisation des structures qui la combattent. C'est ce que Pie IX avait compris en instaurant l'index et le Syllabus, afin de dénoncer les hérésies, mais aussi et surtout, leurs auteurs. Tant que cette sage politique vaticane fut suivie, les progrès du modernisme maçonnique au sein de l'Église, furent neutralisés. C'est encore une leçon à retenir, dont nombre de nos contemporains feraient bien de s' inspirer. ( l) cf. p. 48 et Paul Naudon. La Franc-Maçonnerie, 1977, p. 51, (2) Craig Heimbichner. Blood on the Altm; p. 94. (3) Daniel Hamiche, Radio Courtoisie, 18.2 ..04; Renaissance catholique, N° 80 de J-P. Maugendre, lié à S. de Beketch et à H. de Lesquen, à propos du livre de l'abbé Chanut, L'Éiection de Pie X nient l'appartenance de Rampolla à la maçonnerie, sans apporter de preuves; Tradition, pentecôte 2003 , occulte l' appartenance maçonnique de Rampolla et dénonce le veto de l'empereur d'Autri che à son élection. (4) Jean Jaurès, cf. p. 210. (5) Jacques Ploncard d' Assac. L'Église occupée. (6) Yves Amiot. La Capture; (7) Le décret Crémieux, 1870, donnait unilatéralement et en bloc la nationalité française aux Juifs d'Algérie. cf. Édouard Drumont. La France Juive et Philippe Plancard d ' Assac. Le Nationalisme français. (8) Jacques Ploncard d' Assac. Le Secret des Francs-Maçons. (9) La "discrimination positive" favorise l'embauche d ' immigrés au détriment des Français de souche. La HALDE, de Louis Schweitzer, poursuit pénalement la Préférence nationale à l'embauche.

-252( 10) Jacques P loncard d' Assac. Le Secret des Fmncs-Maçons. ( l 1) P-1-1 Simon, De la Vie avant toute chose. (12) Times de Londres, 3.3. 1975,: (13) Nouvelle Revue Certitudes, N° 4, 2001, p.4-11. (14) Ibid. p. 17-20: (lS) Ibid. p.54-58; ( 16) Tbid N°7, pp. 27-33. ( 17) Auteur des Mémoires pour servir à l'histoire du jacobi~isme, basées sur les textes des Illuminés de Bavière saisis par la police du Grand Electeur de Bavière. ( 18) Philippe Ploncard d' Assac. Enquête sur la Nouvelle-Droite et ses "Compagnons de route" et Le Compot, ( 19) Nouvelle Revue Certitudes, N° 13, 2004, p. 9., cf. P. Pd' Assac. l e Complot. (20 Paul Semine, anagramme d'Arsène Lupin, alias l'abbé Grégoire Celier alias abbé Michel Beaumont, responsable de la presse de la Fraternité St. Pie X.' (2 l) cf. l'étude de Radio-Courtoisie, par un collectif d'anciens abonnés à cette radio. À commander à la S.P.P. (22) Le/Ire du Club de ! 'Horloge, N°40. (23) Selon The Orthodox Jewish Bible, "beketch" signifie "longue redingote". (24) Étienne Couvert et moi-même, avons été victimes de ses insultes. (25) Il fait la publicité de son livre gnostique La Paille et le Sycomore comme s'il n 'en était pas l'auteur. Émissions de S. de Bekctch, Radio-Courtoisie. (26) "Harry Potier, L'enchanteur", Libre Journal, N °255, 15.1.2002. (27) Voir l'étude sur Léo Taxi! p. 249-251. (28) Michel Toda , La Nef, N ° 169 mars 2006 (29) Yves Chiron, Présent, 11.3.06; (30) Ibid, Présent, 15.4.06. (3 l ) La Nef N° 170, avril 2006. (32) Le réalisateur et la responsable du scénario du film sont Juifs. (33) la Politique. N° 59, 60, 61-62, 63, 64, S.P.P., BP 5061; 83091 Toulon cedex; Emmanuel Ratier, Encyclopédie de la Politique française. (34) Condamné comme faux à Berne en 1935, poutant lcs moyens annoncés pour détruire la société correspondent étrangement à l'évolution du monde. (35) Patrice de Plumkett, L'Opus Dei et le Da Vinci code. (36) Jean Sévilla, Quand les catholiques étaient hors la loi. (37) Jérôme Rousse-Lacorda ire, B.A-BA Antimaçonisme, édit. Pardès, maison d 'édition ésotérique, gnostique et Nouvelle-Droite. (38) Julius Evola. Écrits sur la franc-maçonnerie, 1987, pp. 39, 78. (39) Selon Daniel Ligou, op. cité, désigne la maçonnerie. (40) Jul ius Evola, Le Mystère du Graal et l'idée impériale gibelie1111e. ( 4 1) Michel Gaudart de Soulanges et Hubert Lamant, Dictionnaire des JrancsMaçons .français, p.54 1, préfacé par le .' . Henri Prouteau, 33° . (42) Craig Ileimbichner, Blood 011 1he Altar, p. 68-74.

IV LES FRANCS-MAÇONS FACE À LA MAÇONNERIE Je ne voudrais pas terminer cette étude sans donner la parole aux francs-maçons sur les accusations de subversion et de perversions dont ils sont l'objet. I:ouvrage tout récent de deux francs-maçons belges, Alain Goldschlager et Jacques Charles Lemaire, "Le Complot judéo-maçonnique ", semble le plus à même d' y répondre (1). Publié à Bruxelles, l'objectif de ce livre est de nier le complot maçonnique contre la société chrétienne et toute entente entre judaïsme et maçonnerie. Commençons par remarquer qu'au moins l'un des auteurs est Juif, que l'illustration de la couverture est l'ocuvre de MM. I. Rozcnbaum et F. Cérou ; que la dédicace du livre est faite à David Joseph Blume, Vénérable Maître de la Loge Les Amis philanthropiques N° 2. Avec de pareils représentants, c'est mal débuter la négation de liens entre judaïsme et maçonnerie ! Leur introduction commence par cette phrase lapidaire : "Les complots existent, le complot n'existe pas" ... !!! On est tenté de se dire qu' ils se moquent du monde ... l

"Depuis le début du X!Xème siècle", poursuivent-ils, "se répand e concept d'un complot universel accusé de chercher non seulement à assujettir les pouvoirs politiques, mais aussi à imposer 1111 ordre nouveau au monde et à vouloir asservir ses réalités spirituelles (. . .) ". "Cette conjuration redoutable, connue sous la dénomination de

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"complot-judéo-maçonnique" ne repose sur aucun fondement rée/, elle révèle au contraire comme lepurproduit d'un immaginaire paranoïaque':~ Remarquons qu'ils ne font remonter I.e "complot" qu'au "déb du X!Xème siècle'', alors que les menées maçonniques avaient fait réag~t la police de Louis XV; que la condamnation de la maçonnerie par Clémen~ XII date de 1738; que les documents des Illuminés de Bavière étaient corums depuis la deuxième moitiée du XVIIIème siècle ... Cela leur permet d'escamoter le rôle de la maçonnerie et de la finance juive dans la préparation et l'accomplissement de la Révolution dite française et ils se contentent de nier toutes les analyses des auteurs antimaçons dès le XVIIIème siècle, basés sur des documents maçonniques. Une remarque de ces auteurs mérite d'être relevée : "L'Église catholique, autrefois, a volontiers apposé le sceau de son autorité à des insinuations et à des accusations non fondées". ''Aujourd'hui, l'Islam a pris la relève d'un catholicisme venu à résipiscence et lance avec vigueur et acharnement de périlleux anathèmes pour la paix dans le monde" (1 ). Remarquons : - leur coup de chapeau à l'Église "venue à résipiscence", encore qu ' ils pourraient avoir des déconvenues dans les années à venir. - leur crainte d' un Islam prenant la relève de l' Église contre le "complot judéo-maçonnique" que les francs-maçons nient, appuyés par certains "catholiques" d' origine marrane, pour qui le danger islamique prime sur celu i du "complot" (2). Dans leur hantise de nier le "complot", les deux auteurs font en fait un excellent résumé de celui-ci : "Cette société philosophique (la Franc-Maçonnerie) est prétendument divisée en deux factions : . "Une franc-maçonnerie visible, composée d'affiliés candides.qui appartiennent à différentes confessions et une franc-maçonnerie invist~le, le coeur secret et judaïSé de/ 'Ordre, qui manipule la partie "innocente _et la contraint à appliquer en toute inconscience le programme de conquete et d'asservissement de l 'univers "(3). , ·den"La certitude du complot, moquent-ils, confirme de façon evi,, te l 'existence du démon et engage une vision manichéenne du monde ·

"La division claire entre le Bien et le Mal organise les alliances : "D'un côté, le Christ, les catholiques, ai!jourd'hui / 'Islam et un monde stable, sain et libre; del 'autre, l'Antéchrist, les Juifs, et leurs alliés qui ne proposent qu'un univers de sot!ffrances ,et d'esclavage( ..). "L'adversaire est identifiable.face à l'Eglise se dresse la "Synagogue de Satan" (4). Tentant de ridiculiser Je Complot, les auteurs vont jusqu'à détailler en moquant, les moyens d'action des Juifs et de la maçonnerie : "L'argent, expliquent-ils, reste un des moyens de corruption, arme principale et fàvorite utilisée par les comploteurs". "Comme Midas, les Juifs se montrent capables de tout transformer en or, de contrôler les banques et soudoyer les Chrétiens"(... ). "Les manipulations financières s'opèrent dans l'ombre, c'est-àdire sous couvert du Malin". "Les Juifs, sujets de Satan, /'utilisent pour saper les fondements moraux de la société en introduisant la corruption et la vénalité". "Le Veau d'or a remplacé la parole de l 'Évangile"... Il est intéressant de rapprocher cette négation du Complot et de l'action de Satan par nos deux auteurs francs-maçons, de celle des abbés de Tanoüarn et Celier, de Claude Rousseau, Dominique Viain, Yves Chiron, Jean Sévilla, P. de Plinkett et autres "compagnons de route "(5). Cependant, comme leur négation du "complot " se limite à le nier sans apporter la moindre preuve de leur "innocence '', ils ne font qu 'apporter de l' eau au moulin des anti-maçons. C'est ce que craignait un homme aussi engagé qu'Alain Finkielkraut considérant (6) que "dénoncer un mensonge, c 'est le nourrir de l'énergie qu 'on lui consacre"... Phrase qui montre sa hantise de voir révélées certaines contrevérités enseignées et intouchables depuis l'après guerre 40-45.

* ** Pour nier l'alliance "judéo-maçonnique " nos deux auteur assurent ~e "si l'on excepte les cas de l'Angleterre, des États-Unis et des Pay -Bas, 1ouverture des loges aux Juifs est un phénomène assez récent". C'est "oublier" certains faits : 1° Le protestantisme en Angleterre, aux Pays-Bas et aux État~nis a toujours été un terreau idéal pour la maçonnerie du fait de la prox1-

lJ .

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m ité entre le Libre arbitre protestant et le Libre examinisme maçonniq tous deux opposés au dogme catholique, donc compatible avec le J·ud ~e, a1srne. Preuve de cette alliance, la revue maçonnique L'Acacia, annonçan comment "avec /'aide des JuifS, des protestants et du gouvernement" let ' s francs-maçons entendaient s'emparer du j ournal La Croix (7). 2° La pénétation des Juifs dans la maçonnerie en pays catholiques est plus difficile, du fait de l' imprégnation catholique de la société. 3° Leur argumentation escamote la hiérarchie secrète de la maçonnerie, les adeptes des premiers degrés ignorant ce qui se passe aux degrés supérieurs et ceux qui les constituent.

Il faut aussi rappeler, conune le notent les FF.' . Nefontaine et Schreiber (8), qu' aux États-Unis, au Canada, en A ustral ie, entre autres, "si d'aventure il n'y avait pas de synagogue, le temple maçonnique en tenait lieu et servait au culte israélite". Tl s remarquent encore que "la maçonnerie a été fortement influencée dès le J Sème siècle par l'enseignement d'un juif polonais, Haii11 Samuel Jacob, plus connu sous le nom de Falk Schek, en relation avec Anderson et Désaguliers, ce qui explique l'influence juive cachée, très précoce sur la maçonnerie". Il y a donc quelque contradiction de le ur part à nier l'alliance judéo-maçonnique et son ancienneté ! 4° Voulant à tout prix nier le complot, Alain Goldschlager et Jacques-Charles Lemaire, invoquent un faux d' un certain Simonini à l'abbé Augusti n Barruel, qui aurait influencé ce dernier dans la rédaction de ses Mémoires pour servir à !'Histoire du Jacobinisme (9). C'est à nouveau escamoter le fait central :

IJoeuvre de Barruel est basée sur les documents saisis par la police du Grand Électeur de Bavière, sur un des adepte des Illuminés de Weisshaupt, un certain Lang, juif converti et prêtre défroqué. , · fluence JU!Ve · · tres ' precoce ' sur les menees N , est-ce pas l'a une m révolutio1rnaires de la maçonnerie, contre Je Trône et l' Autel ? 5° Ce qu'il y a de caractéristi que chez ces deux auteurs, . . . comme , pour chez tous ceux qui nient le "complot'', ce sont les qualificatifs ut1 11ses. à discréditer les analyses antirnaçonniqucs qu'ils assurent être "restreinte quelques auteurs "(sic) :

"Faux documents, fable créée de toute pièces, pamphlets, ouvrages

àprétention savante, délire monomaniaque, esprit dévoyé, thèses, etc ... Nos deux "négationistes " oublient : - Les excommunications des papes Clément Xll, In eminenti, 1738; Benoît XIV, Providas, 175 1; Léon XII, Quo Graviora, 1825; Pie VIII, t829, Traditi humilitati, 1929, Léon XIll, H umanum genus, 1884, mettant en garde contre la "Synagogue de Satan"; jusqu 'à celle de 1983. - Les textes de Mgr. de Belzunce, 1742; Mgr. Louis de Ségur décrivant dans Les Francs-maçons, ce qu'ils sont, ce qu'ils disent, ce qu'ils veulent, 1867; Mgr. Fava, évêque de Grenoble, dans Le Secret de la franc-Maçonnerie, 1887, pour qui le "panthéisme maçonnique est la tactique spécieuse de Satan dans sa lutte contre Dieu ";Mgr. Léon Meurin, évêque jésuite de Port Louis, dénonçant dans son livre, 1893, La FrancMaçonnerie, Synagogue de Satan; dom Paul Benoît, La citée antichrétienn~ au X!Xème siècle et La Franc-maçonnerie, 1894; Abbé Joseph Lehman, juif converti; l'abbé Isidore B ertrand auteur de La Franc-maçonnerie, secte juive, 1901; Mgr Louis Baunard, recteur de la Faculté catholique de Lille, dénonçant dans Un siècle de l'Église en France, 1901, "le danger de l 'infiltration judéo-maçonnique "; Mgr. Henri Delassus, La Conjuration antichrétienne. Le Temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de / 'Église catholique, 1910; Mgr. Ernest Jouin et Mgr. Benigni, fondateur de La Sapinière, de La Revue Internationale des Sociétés Secrètes, mettant sous les yeux des catholiques les textes maçonniques qui attestent du "complot"; Abbé Paul Moniquet avec son étude La France en péril, sous

/'étreinte judéo-maçonnique, 1914; Et encore l'abbé Chabauty, l 'abbé Jean Nicolas, l'abbé de Bessonies et l'abbé Emmanuel B arbier, auteur de l' Histoire du catholicisme libéral ou les Infiltrations maçonnique dans l'Église. Même l'abbé H enri D esportes pourtant classé "démocrate chrétien " dénonce le "péril judéo-maçonnique ". .. Dans ce même contexte, rappelons l'annulation du procès en béatification d' Isabelle la Catholique, sous Jean-Paul II, puis récemment celui du Père Léon Dehon, contemporain et de même tendance que l'abbé besportes, "pour cause d'antisémitisme " sous la p ression des milieux lllodernistes enjuivés autour de Mgr. Lustiger... - Les études de laïcs basés sur les textes maçonniques : Gougenot des Mousseaux, Le Juif. le judaïsme et la judaïsation

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des peuples chrétiens, 1869; François-Xavier Gautrelet, La Fr Maçonnerie et la Révolution, 1872; Nicolas Deschamps et Claudio Ja::::cLes Sociétés secrètes et la société, 1880; Ernest Renaud, Le Péril prot et, , estant, 1881; Edouard Drumont, l'auteur de La France juive, 1885, où 1 exposait "les origines hébraïques de la maçonnerie "; Louis-Mar/ Chagny, L'Angleterre suzeraine de la France par la franc-maçonnerilil 1896; Léon Daudet, Albert Monniot, etc. .. e,

Inévitablement, nos deux pourfendeurs maçons dénoncent le quotidien des Pères assomptionnistes, La Croix (7), qui, avant sa prise en main par les francs-maçons, dénonçait aussi "le péril judéo-maçonnique ". Ils oublient encore Augustin Cochin, et surtout Léon de Poncins Bernard Fay; qui ont creusé les document maçonniques ' Manquent encore les noms de Crétineau-Joly, N. H. Webster, John Robinson, mais aussi d'André Chénier, Joseph de Maistre, CopinAlbancelli, Jacques Marquès-Rivière, anciens maçons qui dénonçèrent la maçonnerie lorsqu'ils en eurent compris les intentions cachées. Incapables de réfuter les analyses des auteurs antimaçonniques, ils ne savent que proférer de nouvelles insultes envers ( 10) : - Édouard Drumont, traité d' "esprit antimaçonnique dévoyé", - Mgr Léon Meurin, dont ils dénoncent "/'insupportable prétention à l'érudition", pour avoir écrit : "Tout ce quel 'on trouve dans la maçonnerie est foncièrement juif, passionnément juif", - "des gens aussi peu fréquentables que Jacques Plancard d'Assac et Remy Cos ton".. . Telle est la liste, non exhaustive de nos deux FF.'. qui estiment que "les travaux de l'école antimaçonnique est restreinte à quelque auteurs"... Pour faire bonne mesure nos FF.'. dénoncent "dans les camps retranchés du catholicisme, la faiblesse de l 'information qui vient conforter l'indigence de la pensée et la .fèrmeté aveugle des convictions"... On croirait entendre les "compagnons de route " qui sévis~ent aujourd' hui dans la droite nationale et catholique (5) que mo~ lt~:~ Enquête sur la Nouvelle-Droite et ses "compagnons de route", allait. te es ment déranger, à l'origine de ma "diabolisation" par certains cathohqu . · . , , 1e traiL' abbé Régis de Cacqueray allait dans une lettre , Jusqu. a n" aster de "menteur", parce que j 'avais mis en lumière la pénétration gn

tique" dans les milieux de la Tradition, par les abbés de Tanoüarn, Celiersernine et leurs amis et refusait d' en discuter avec moi (11) ... Jean Auguy dans Lectures françaises (12) décembre 2005, gêné daJlS ses amitiés, invoquait des "erreurs, jàusetés et exagérations" de mes écrits, mais était incapable de les spécifier en dépit d\me mise en demeu-

re par avocat... C'était déjà cette "frilos ité" de certains catholiques que dénonçait Léon de Poncins dans l'entre deux guerres, pour en avoir été lui-même vic-

time (13).

* **

Révélateur des influences qui jouèrent sur l'État .français, il faut souligner le coup de chapeau de MM. GoldsschHiger et Lemaire, à certains membres de Vichy, qui "pourchassent moins sauvagment les initiés qu 'en France occupée, (...),où le Service des Sociétés secrètes exerce une surveillance pointilleuse". "Si les milieux catholiques et les proches de l'Action .française, comme l'amiral Platon, poursuivent-ils, conservent toutes leurs préventions contre les Frères, des responsables politiques tels Pierre Laval n'inscrivent pas la lutte antimaçonnique au rang de leurs priorités essentielles". "Le chef du gouvernement, (Pierre Laval), suspend même, au coup par coup, l'application de l'interdiction qui concerne les francsmaçons et près de deux mille d'entre eux sont réintégrés en 1943" ( 14).

Rappelons que Pierre Laval, contrecarrant les directives du maréchal Pétain, qui avait confié à l'amiral Platon la charge de surveiller la reconstitution éventuelle des sociétés secrètes interdites par Vichy, le destituait et le renvoyait dans sa propriété du sud-ouest. C'est là, il faut encore le rappeler, que des résistants Je torturèrent et le mirent à mort par écartèlement entre des tracteurs (15). Ces "jàveurs" à la maçonnerie ne servirent même pas à Laval. Incarcéré à la Libération, ayant tenté de se suicider pour échapper aux tortures de ses gardiens, il fut réanimé pour être fusillé ...

* **

. À en croire MM. GoldschHi.gcr et Lemaire, les Juifs et la maçonnerie ne seraient que de malheureux persécutés :

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IU1I

"Le souvenir des Protocoles des Sages de Sion, le livre de cheve1 d 'Adolf Hitler, ajoutent-ils pour faire jouer le reflexe conditionné "n. " , a . pas dzsparu . "Tout au contraire, le Jaux grotesque concocté par la police secrète tsariste à la fin du X!Xème siècle a trouvé un second souffle", assurentils, oubliant de dire que le livre est interdit. Ils poursuivent : "En Europe, ce sont principalement les factions d'extrême droite et l'intégrisme catholique qui l'ont remis au goût du jour". "L'ouvrage est republié en langue espagnole à Barcelone par /'organisation Ceolade en 1968, - c'était du temps de Franco, bien sûr- "età deux reprises en anglais, dans The Twentieth Century Hoax, par JS. Drummond, en 1961 et dans son World Conques! through World Government ". "En 1972", Victor E. Marsden publie à nouveau "The Protocols of the Learned Eiders of Zion" et "l 'Argentine en diffuse plusieurs traductions espagnoles". "En France, l 'abbé Boyer en donne, au cours de l'année 1965 une version remaniée sous le titre "Les Derniers temps avant la fin du monde". "Ses préjugés contre la ''judéo-maçonnerie ", poursuivent MM. Goldschlager et Lemaire, avaient été devancés dès 1957 par Hemy Costan et Jacques Plancard d 'Assac, deux individus à qui !'Histoire n 'a décidément rien appris (sic). "Ils sont suivis par les principaux mouvements de la droite radicale et du traditionalisme chrétien ". "Mgr. Marcel Lefe bvre, chef de file de l'intégrisme, renoue avec le thème du satanisme judéo-maçonnique dans une oraison célèbre prononcée à Lille le 29 août 1980, ( ..), et les Mémoires de Barruel sont réédités en 1973 ". "Dans les sphères intellectuelles de la droite ultra, les théories négationnistes de Paul Rassinier et de Robert Faurisson ( 16) et les prises de position antisémites d'un Maxime Rodinson, connaissent plus qu 'un succès d'auteur".

En dépit de Vatican II, nos deux auteurs notent désolés : ï "L'image de la collusion des Juifs et des Francs-maçons ne .surv;_ pas seulement dans les milieux réactionnaires, elle se perpétue aussi que que/ois dans les consciences des catholiques ordinaires" (sic). Les "ordinaires" apprécieront. ..

li s en veulent pour preuve l' attitude d'un candidat li égeois du parti social-chrétien dénonçant dans un tract l' avortement en Belgique : "Ils s'agit bien là d'un processus de mort, d 'un génocide rampant mis au point dans le secret des loges maçonniques et des synagogues étroitement associées avec la complicité du Juif Gal (17) " . "Au cours de ces dernières années, la Grande Bretagne ", regrettent encore MM. Goldschalger et Lemaire, "a connu à la suite de la publication des ouvrages The Brotherhood, 1985, de Stephen Knight et de Inside the Brotherhood, de Martin Short, 1985, une vague d'attaques contre les Francs-Maçon s, (..). inspirées par une irritation croissante des Anglais envers le secret maçonnique et envers la corruption que cette discrétion est censée favoriser". On ne peut mieux dire ...! "En Grèce et en Russie, poursuivent-ils, la méfiance à l 'égard des loges relève directement du mythe du complot ". "Dans le livre Christianisme et religions, 199 J, publié à Athènes par les éditions de l'État, poursuivent-ils, " la Franc-maçonnerie est décrite comme une "société philantropique qui cache les plans du sionisme international pour accomplir la conquête du monde".

Au sujet de la Russie, nos deux FF.'. font une remarque intéressan-

te:

"Depuis la chu te du communisme, les préjugés antisémites et antimaçonniques reprennent aveuglément les thèmes des Protocoles des Sages de Sion et interprètent divers évènements contemporains comme des provocations "sionisto-maçonniques ". "Sur le Nouveau continent" ( ...) regrettent-ils encore, "l'alliance de la Loge et de La Synagogue est principalement dénoncée par les organisations suprématistes blanches : Aryan Brotherhood, Aryan Nation , Christian Conservative Church et bien sûr le Klu Kux Klan ".

Cette dernière notation démontre l'ignorance ou la duplicité de nos deux auteurs maçons, car le Klu Klux Klan, caricaturalement provoc~teur et raciste primaire, est historiquement une création maçonnique du haut initié Albert Pike. Nos deux auteurs poursuivent : "Les Francs-maçons sont d 'ordinaire assimilés aux Il\uminati ou dangereux révolutionnaires engagés dans une entreprise de bouleverse-

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ment social (les .s équelles de~ thèses . contenues dans les Mémoires de Barruel restent v1vantes aux Etats-Unis) soutenus par les Juifs dans 1eur F oeuvre de perversion morale des p euples". "Guidés par la Kabbalah et par la philosophie luciferienne, ces conspirateurs détiennent les plus hautes charges gouvernementales (..). Spécificité des anglo-saxons, notent nos auteurs : "Les Protocoles des Sages de Sion sont peu évoqués dans les publications activistes ( ... ) remplacés par les Protocoles de Toronto, document prétendument établi dans la métropole de ! 'Ontario en juin 1967 et en juin 1985 par "les plus hautes instances de la Franc-Maçonnerie anglosaxonne " ( ... ).

"Â l'instar de leur célèbre modèle, ils recensent toutes les formes de complicités qui doivent permettre à la conjuration judéo-maçonnique de mettre fin à l 'héritage moral chrétien (..) en éliminant les États-nations au profit d'une puissance supranationale". La grande inquiétude de nos auteurs maçons concerne "l'univers musulman" où ils dénoncent les rééditions des Protocoles : "Dans le camp musulman, on tient désormais l 'alliance politique entre Israël et les États-Unis pour la concrétisation évidente des considérations développ ées dans les Protocoles et pour la preuve tangible de l 'ascendance prise par les Juifs sur les loges dans leur conquête de l'hégémonie mondiale.

"Dans une version anglaise des Protocoles des Sages de Sion répandue à Téhéran à partir de 1985, une carte très parlante tente de mettre les Iraniens en garde contre les visées expansionnistes juives : "Le Grand Israël s'étendrait dans une configuration triangulaire'. "preuve de /'implication maçonnique", s'exclament nos auteurs, qui engloberait le Liban, la Syrie, une partie de la Turquie, l 'Irak, les Émirats, l 'Arabie Séoudite, la Jordanie, la Palestine et une partie de l'Égypte". "En Turquie, le même genre d'allusion aux pouvoirs diaboliques de la judéo-maçonnerie affleure aujourd 'hui ". "Puissantes et respectées à partir de Mustapha Kémal, pro 11~ 0' leur de la laïcité de l'État, les loges subissent, depuis une quarantame d'années, les attaques des fondamentalistes musulmans". . . 11 "Dès 1976, le parlement turc est saisi d'un projet de 101 vis~' l 'interdiction de la Franc-Maçonnerie, définie comme "l'abcès du stO'

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;sme ", se lamentent nos deux auteurs.

Ils oublient de mentionner que la révolution des Jeunes Turcs de M:ustapha Kémal Ataturk, fut soutenue par les milieux juifs et marranes, notamment de Smyrne. "Dans, Pas à pas dans la route de l' Islam, p aru en arabe à Beyrouth en 1982, Mouhoumad Husayn Fadlallah, maître à p enser du Hezbollah libanais, établit un lien étroit entre la Franc-Maçonnerie et le sionisme en se fondant de façon explicite sur les Protocoles ". "Le même lien est rappelé dans la charte du mouvement Hamas (août J988) et dans Al N ur, instance de l 'organisation des Frères musulmans, où le Dr. Abd Al-Rachi (..) écrit : "Il est prouvé que la Franc-Maçonnerie est un instrument du sionisme et du cancer juif au service de la conspiration contre les

peuples du monde". "Les diffuseurs du mythe du complot, tentent de se défendre nos auteurs, se p erdent dans des théories, des opinions, des supputations. "lis s'interdisent de p roposer une analyse complète du réel". "Fins limiers, ils affirment, mais ne démontrent pas" (sic). Contre,argumentation courte car justement l'Histoire et l'actualité donnent la "vérification pratique" du complot.

"Pour sa part, plaident encore nos auteurs, la Franc-maçonnerie ne s'investit d'aucune mission autre que le développement moral, intellectuel et culturel de ses adeptes" (sic). "Quiconque entre en loge garde ses convictions religieuses (sic) et ses opinions politiques, pourvu qu 'il accepte de les soumettre à son propre examen critique ". "Hormis l 'adoption de la liberté de p enser comme méthode de réflexion, les Francs-maçons refusent toute prescription de quelque nature que ce soit, et s'interdisent de proférer tout mot d 'ordre " (sic). "Ils réprouvent aussi les brassages d'affaires, si communs dans les Clubs (18) et toute implication directe dans la vie publique " (sic) ...

Sophismes que cela ! - Comment affirmer la liberté de penser, pour la retirer au nom du refus de tout dogmatisme. - Quant au "développement moral, intellectuel et culturel de ses adeptes" il est contredit par les scandales politico-financiers auxquels la

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maçonnerie est mêlée, ainsi que les Clubs qui en sont l'émanation. Nos deux auteurs croient-ils vraiment à le urs dénégations alor que les textes maçonniques et les évènements depuis la Révolution dit! française, jusqu 'à nos jours, démontrent le contraire ?

À mo ins qu'ils ne comptent sur l'ignorance du public entretenue par les "Compagnons de route" .. (l) Goldschlager A. et Lemaire J-C. "Le Complot judéo-maçonnique, p. 8. (2) C'est la position de MM Bernard Antony et Jean Madiran dans Présent favorables à la politique américano-sioniste. ' (3) Goldschlager et Lemaire.op. cit. p. 12. (4) Ibid. p. 15. (5) cf. Les Compagnons de route, p. 239, (6) Alain Finkielkraut. L'Avenir d'une négation, Le Seuil, 1982, p.18, (7) L'Acacia, mars 1906, cf La Maçonnerie. p. 210 (8) Nefontaine L., Schreiber J-P. Judaïsme et Maçonnerie, Histoire d'une Fraternité, (9) Augustin Bam 1el. Mémoires pour servir à /'Histoire du Jacobinisme. (10) Goldschlager et Lemaire J-C.", op. cité, p. 42. ( 11 ) Philippe Ploncard d'Assac. Le Complot. (12) Créée et dirigée par Henry Coston, repris par Jean Auguy. (13) Léon de Poncins. La Franc-maçonnerie d'après ses documents secrets, ( 14) Goldschliiger A . et Lemaire J-C. "Le Complot judéo-maçonnique, p. 45. ( 15) André Figuéras. Sept Amiraux dans la tourmente. (16) Robert Faurison. Mémoires en d~fense. ( 17) Jean Gol, alias Goldstein, fut m inistre des Affaires étrangères. (18) C'est se défausser des "affaires" sur les Clubs services, Kywanis, Lyon~. Rotary, Table Ronde, etc... , qui, tous, sont des créations maçonniques pour leur servir de "viviers". cf. A. Loubier. Les Clubs et le C!ubisme.

V

LE DÉSENCHANTEMENT MAÇONNIQUE

Plusieurs choses frappent lorsque 1'on analyse la littérature maçonmque: - Les différences de présentation de la maçonneri e. On pourrait penser que cela n'est dû qu'aux différences d'obédiences ou des rites or, comme l'affirme le Grand-Maître de la Grande Loge Nationale de France, J. Bay lot ( 1): "Chaque rite a des particularités, une spécificité, une formulation, mais ses membres reçoivent une formation maçonnique complète et équivalente, conduisant au même centre". '·

Ce n'est donc pas cela qui fait la différence. Ce ne peut être que la différence de degré d ' initiation. - La négation de son rôle dans !'Histoire, dans les affaires, dans la

politique. Négations contredites non seulement par !'Histoire et l 'actualité mais aussi par certains de ses membres et non des moindres, tels Fred Zeller ancien Grand-Maître du Grand-Orient, comme on l'a vu. - L e desenchantement de certains de ses membres, confrontés à une réalité tout autre que celle pour laquelle ils étaie nt entrés en maçonnerie, semble découler du degré d'initiation.

Le Malentendu Maçonnique, (2) écrit par deux membre du GrandOrient de France, Pierre Buisseret et Jean-Michel Quillardet, élu GrandMaître en septembre 2005, en est un exemple probant.

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Le livre commence par une réserve du Grand-Orient : "Les propos et les réflexions tenus par Jean-Michel Quillardet dans cet ouvrage terminé fin mai 2005 sont totalement personnels et 11 'engagent en rien le Grand-Orient de France, don t il est devenu Grand-Maître le 3 septembre 2005 " ... ! Qu'est-ce que ce Grand-Maître en fonction , dont les propos ne semblent pas approuvés par son obédience? ! La préface de Ludovic Marcos s'ouvre sur une curieuse notation: " La franc-maçonnerie n 'est pas une religion, mais un Verbe sub-

stitué " . C'est la confirmation que la maçonnerie entend se substituer à l'Église. La biographie des deux auteurs est instructive : - Pierre Bui sseret explique son engagement maço1mique par son adoption par une loge "à treize ans", (3) or, constate-t-il aujourd' hui, "le malentendu est partout, même en dehors du temple, un temple que nous avons entrepris de construire à la gloire de l 'homme". Pourquoi ce malentendu ? Mais à cause de la divergence entre "spiritualistes" et "matérialistes" au sein même du Grand-Orient qui depuis le XIXème siècle, n'accepte même plus le concept de Grand Architecte de l'Univers. - Jean-Michel Quillardet, quant à lui, explique son appartenance maçonnique par l'évolution de son père, de famille bourgeoise située à droite entre les deux guerres, mai s évoluant au contact de sa soeur qui "épousa un Juif qui, lui, se situait très clairement du côté du Front populaire''. "Il eut une influence décisive", note J-M Quillardet, ce qui apporte une nouvelle preuve de la subordination de la maçonnerie au judaïsme. Au passage de sa présentation idéologique, il cite Julien Benda pour qui "La démocratie, c'est la nécessité du désordre" (sic) et Michel Barrat ex-Grand-Maître, pour qui la "maçonnerie est une conversion du regard" (sic) ! Tel est Je profil intellectuel de ces maçons. On perçoit leur désenchantement dans cette phrase de J-M Quillardet: "Ne sommes-nous pas, nous autres maçons, comme ces "grenouilles de bénitier " qui suivent tous les sacrements de l 'église, qui ne man-

queraient pour rien au monde une messe mais qui, sorties de l 'église, n'ont même pas un regard attendri pour la mendiant qui leur tend la sébile " ? Triste situation, si un franc-maçon ne vaut pas m ieux qu ' un calo-

tin !

Ne serait-ce pas là la conséquence de l' imperfection humaine

issue du péché originel ? Mais cela notre incroyant n' y pense même pas. Entrant dans le vif du sujet, Pierre Buisseret reconnaît : "Depuis mes premiers pas en maçonnerie, je suis sans arrêt contrarié par les contradictions intemes au Grand-Orient de France ". "Alors, Temple de Salomon ou tour de Babel " ? "Dans quel chantier sommes nous engagés" ? Mais Temple de Salomon ou tour de Babel, ne sont-ils pas l'expression de l 'orgueil satanique, notion qui bien entendu, n'effleure même pas notre brave maçon, mais qui le laisse désemparé.

Il poursuit : "Tant bien que mal de nombreuses familles cohabitent au sein de l'obédience et, nous qui sommes à la recherche de la vérité, nous ne pouvons nier cette vérité-ci : tout les sépare, tout les oppose". Tout? Non. Tout, sauf l'utopie et l'antidogmatisme qui leur sert de religion. Preuve de l' utopie dans laquelle nagent les FF.' . cette affirmation de J-M Quillardet : "Le symbole permet d'aller au-delà de la raison"(sic). Pierre Buisseret n'est pas plus optimiste lorsqu' il constate : "Si la sagesse symbolique ne signifie plus rien pour beaucoup d'entre nous, la force de la maçonnerie survivra-t-elle encore longtemps quand on lui aura supprimé sa beauté spécifique " et J-M Quillardet de constater: "Le vrai problème de la maçonnerie aujourd'hui est sans doute

effectivement un manque de cohérence " ... Voilà qui est inquiétant pour des adorateurs de la déesse raison et l'on comprend qu'ils ne sachent plus très bien où ils en sont. On touche encore à l' utopie de la phraséologie m açonnique par cette autre affirmation de Pierre Buisseret :

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"Si l'on conçoit la République comme un lieu où aucune communauté d'idées ne prend le pas sur une autre, où règne la liberté de conscience et où la parole circule librement, j y reconnais le temple que nous essayons de bâtir (..) c'est la République universelle que nous vivons en loge". J-M Quilleret confirme leur aliénation : "Si le.franc-maçon recherche la vérité, philosophiquement nous ne la connaîtrons que venu le temps de l'Orient éternel, mais cela ne signifie pas que llous ne possédons aucune vérité et que nous sommes des êtres désincamés sans croyance ou conviction". On nage en pleine contradiction en pleine utopie et l'on se demande s' ils croient à certaines affirmations, telle celle de J-MQuilleret: "La tolérance, c'est le rappel constant de nos devoirs envers le sens que nous donnons à l'humanité, c'est-à-dire de ne pas créer des camps pour nos ennemis, des censures pour nos adversaires". "( ... )Alors pourquoi dans tant de loges, loin de/ 'harmonie promise, entend-on résonner l'affrontement ? "La maçonnerie est-elle un choc d'idéologies d 'où la tolérance est absente " ( ... ) Naïveté ou bien cynisme intolérable lorsque l' on se souvient à quelle barbarie l'idéologie de 1789 a conduit en 1793, à la Libération et aujourd'hui à la privation de parole pour le ''politiquement incorrect"?! Ce qui frappe dans la démarche maçonnique, c'est la déconnexion de la réalité, son discours abstrait, sa conceptualisation contradictoire.

llBI

On retrouve le désenchantement dans cette autre déclaration de Pierre Buisseret : "Lorsque la maçonnerie .française, toutes obédiences réunies ~ fêté, en grande pompe, son 275ème aniversaire en 2003,je n'ai pas senti passer ce SOL!ffle humaniste". ,, "Médailles, apparat, ripaille. Tout sur la forme, peu sur le fond · "En sommes-nous arrivés là " ?

"L'utopie, poursuit-i l, que de vies sont aujourd'hui encore bousillées en son nom" et J-M Quillardet constate : ,. "Si ce mot d'utopie scande si souvent nos travaux, c'est qu;1 exprime la llOStalgie de beaucoup de nos ji·ères sans doute, pour e Grand-Soir " !

Il est intéressant de noter la crainte de nos auteurs du manque d'engagement des FF.'. qui "entrent dans les immeubles maçonniques en regardant craintivement derrière eux pour voir s'il n'y a pas quelqu 'un de /eur connaissance qui ainsi les découvrirait, comme s'ils entraient dans un [ieu mal famé " ... se plaint J-M Quillardet. Aveu du type d 'hommes que recherche la maçonnerie cette déclaration sans fard de J-M Quillardet, (4) au sujet du recrutement : "Bien souvent, des personnalités fortes, intelligentes, expérimentées ou cultivées, peuvent ou doivent être rejetées parce que l'on n'y trouvera pas ce qui fait l'essentiel de la démarche maçonnique" (sic). Tout commentaire serait superflu !

Il est intéressant de confronter cet aveu, avec la constatation désabusée du F.'. Jules Boucher citée plus haut (5) : "La maçonnerie démontre que la liberté dite maçonnique est toute relative" car "Elle a multiplié les obligations auxquelles le maçon doit se soumettre. "Chaque Obédience - mot qui signifie obéissance - édicte des règlements draconiens, dont l'énoncé forme un volume de près de deux cent pages". "Chaque obédience, au nom de la Liberté, "démolit" les Ateliers qui lui déplaisent et.frappe d'exclusion ceux qui ne veulent pas se soumettre à ses lois". "Égalité? La Maçonnerie est la négation même de /'Égalité. "Ses grades, sa hiérarchien rappellent constamment au Maçons que !'Égalité est un mythe..." "Fraternité ? Le maçon sincère constate navré que la Fraternité n'est qu'un mot vide de sens en son application. "Déjà au sein des Loges, la fraternité est fort discutable". "Mais que dire des rivalités, des luttes sournoises, qui opposent les Obéidiences les une aux autres"? Quel aveu, mais alors que reste-t-il de ! 'idéologie maçonnique, sinon l'apparence trompeuse ? ! . Terminons ce survol des contradictions de la démarche maçonnique par cette conclusion accablante de MM. Buisseret et Quillardet : "Évidemment, il n'y a pas de pensée maçonnique ".

"Â chacun sa vérité".

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"Ce que nous avons voulu signifier, c'est l 'intelligence di contradictoire (.. .) dans le cadre de nos valeurs historiques et phiLoso: phiques : le proj et humaniste". On comprend qu' avec un tel manque de rigueur intellectuelle d'adéquation à la réalité, la maçonnerie craigne des " personnalités f ortes' intelligentes, expérimentées ou cultivées ". ' Voilà pourquoi elles "doivent être rejettées parce que ! 'on n y trouvera pas ce qui f ait ! 'essentiel de la démarche maçonnique ". La boucle est bouclée, la preuve est faite ! On comprend que le Grand-Orient ait émit des réserves à ce livre. Il risque d ' ouvrir les yeux des naïfs ... (1) Jean Baylot. Oswald Wirth, 1860-1943 (2) Pierre Buisseret et Jean-Michel Quillardet. Le Malentendu maçonnique. (3) Le prosélytisme maçonnique conunencc avec les "adoptions" de jeunes en loge et par une littérature pour enfants - jeux ou films de sorcellerie ou ésotériques : JJany Potte1; le Seigneur des Anneaux, Le Monde de Narnia, etc, mais aussi par une présentation destinée aux enfants, tel le livre de Roland De Beil et Vincent Verody, La Franc-maçonnerie, racontée à mes enfants, (4) Pierre Buisseret et Jean-Michel Quillardet. op. cité, p.139

CONCLUSION "Si / 'homme est libre de choisir ses idées, il 11 'est pas lihre d 'échapper à leurs conséquences ''. Bossuet

Si j' ai voulu donner une large place aux négations du Complot judéomaçonnique de MM. Goldschlager et Lemaire ( 1), c'est essentiellement pour en démontrer leur duplicité, ausi faut-il revenir sur certains points :

1° - Sur la "liberté" de ceux qui entrent en maçonnerie, le francmaçon Ragon dans son Rituel des trois premiers grades (2) stipulait que : "Tout profane qui se fait recevoir maçon cesse de s'apparten ir ''. "Il n'est plus à lui, mais il appartient à un Ordre qui est répandu sur la surface du globe". On est loin de la présentation idyllique de la maçonnerie .. . sans compter que cette injonction concerne déjà les trois "premiers grades". On imagine ce qu' il en est des plus hauts ! C ont rairemen t à un citoyen qui adhère au programme d ' un parti, celui qui ent re en maçonner ie ignore à quoi il s'engage, la "lumière " maçomüque ne lui étant dévoilée qu'à mesure de son initiation .

Le cynisme du grand initié Albe1t Pike confirme cette duplicité (3) : "Une partie des symboles est divulg uée à l'initié, mais ce dernier est intentionnellement induit en erreur". "On n e veut pas qu 'il comprenne ". "Leur vraie exp lication est réservée aux princes de la maçonnerie". Dans les recommandations aux FF.'. enquêteurs , il est spécifié qu'ils "doivent s'entourer de toutes les garanties, mêm e poussées à l' exagération, avant d'accepter un profane" (4). Les profanes sont prévenus qu'en cas de supercherie, la maçonne. ne "ira même jusqu'à les attaquer dans leurs biens et leur p ersonne".

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Menacé des pires sévices s' il déroge à la règle, il n 'est plus un homme libre, il a "librement" renoncé à sa liberté. Là, il n'y a plus de "tolérance ", selon le jargon maçonnique de ses agents pour faire baisser la garde à ceux qui les démasquent, mais men-

songe, dictature occulte et aliénation de la liberté de l'imprudent. Du secret maçonnique et de la discipline exigés de ses membres découle une double aliénation, une double tromperie : ' - Aliénation du député qui, entré en maçonnerie, fait allégeance, non pas au programme de son parti, mais aux desseins de la maçonnerie. - Aliénation du citoyen qui croit voter pour le programme de son candidat, alors que celui-ci représente de tous autres intérêts. Telle est la "liberté " des francs-maçons car, comme le rappelait le Grand-Maître Jean Baylot (5) de la GLNF, quelle que soit l' obédience :

"Toutes concourent au même but". Voilà pourquoi , dès 1738, Clément X II, excommuniait la maçonnerie au motif essentiel : "pourquoi le secret et les peines agitées en cas de violation, s'ils ne faisaient le mal"? 2° Sur la "morale" maçonnique, il suffit de rappeler : - La Messe Noire (4) du haut initié et sataniste du XIXème siècle, Stanislas de Guaïta; - Le Plaidoyer pour Satan, L'Acacia, octobre 1924, - Humanisme, avril 1979, rappelait le sens luciférien du livre La Sorcière du F.'. Michelet, - C'était déjà, dans sa quête du pouvoir, la démarche de PhilippeÉgalité invoquant Satan chez le mage Beauregard, que rapporte le prince de Ligne dans ses Mémoires, - Benjamin Franklin, dans son Essai sur la liberté et la nécessité, le plaisir et la soujji-ance, préfigure un autre maçon, le marquis de Sade. - lord Le Dispenser "l'un des débauchés les plus notoires d'Angleterre qui organisait chez lui une sorte d'ordre monastique, sacrilège, les fameux "Moines de Mc Omenham ", qui se réunissent en costume relf,gieux et liturgique pour blasphémer tout en buvant et en faisant l'amour ' rappelle Bernard Fay, op. cité. - Les élucubrations sexualo-lucifériennes et criminelles del 'Ordo Templi Orientis d' A leister Crowley et ses sacrifices humains, etc .. · Non, la morale invoquée par la maçonnerie dans les Constitutions

d 'Anderson, lui même un coquin, une fripouille selon ses contemporains, n'a rien de commun avec la morale chrétienne ou s implement naturelle. La revue du Grand-Orient, Humanisme en donne le vrai visage :

"La vertu ce n'est pas la moralité du comportement privé mais une qualité politique : le civisme " (6). Ainsi, la phraséologie "Morale ", "Vertu " maçonnique, veut dire stricte observance des principes maçonniques ! On comprend que Léon Xlll ait repris la formule de Mgr. Mcurin, la Synagogue de Satan, pour désigner la maçonnerie.

Par ses sophismes elle induit le dévoiement de la société et se sert des éléments les plus dépravés pour asseoir son pouvoir. Tel est "le développement moral, intellectuel et culturel de ses

adeptes" invoqué par les auteurs maçons ... !

Sous couvert de liberté, de levée des tabous, le vice est désormais une arme politique pour dépraver et neutraliser le citoyen. 3° Sur le prétendu "dégoût des affaires": Parler du "dégoût des affaires", comme le font nos auteurs, c'est tabler sur l'ignorance du public, car tous les grands scandales politicofinanciers sont judéo-maçonniques : De James Anderson, auteur des Constitutions maçonniques, (1723) ; à l' agioteur dépravé Philippe Égalité, grand-maître du GrandOrient; à Necker; aux scandales des lllème, IVème et Vème républiques, les affaires défilent, plus ou moins étouffées par les médias, parsemées de cadavres compromettants et entraînant la ruine des petits épargnants (7).

4° Sur l'alliance judéo-maçonnique: - Les Constitutions maçonniques d' Anderson (1738) font allusion aux principes noachides du Talmud et de la Tradition des théologiens juifs, tel Maïmonide, grand-rabbin au \3ème siècle :

"Le maçon est tenu d'observer la loi morale en tant que véritabh Noachide" (4), d'où, constate Ugo de Nicola, "le lien indissoluble entrt judaïsme talmudique et donc antichrétien et maçonnerie" (8). Le maçon n'est donc que le "laïc" du judaïsme. - Arnaud de Lassus (9) rappelait l' affirmation du rabbin kabbalis te Elie Benamozegh dans Israël et l 'Humanité :

"La théorie de la maçonnerie correspond à celle de la kabbale

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et !'écrivain juif Bernard Lazare ( l 0) confirmait : "JI y eut des Juifs au berceau de la Franc-maçonnerie, des Juifs kabbalistes" et The Jewish Tribune (11 ) écrivait : "La Maçonnerie est basée sur le judaïsme ".

ricain Heimbichner constate : "Qu'est-ce que notre soi-disant occident chrétien, aujourd' hui, sinon une pseudo-croisade au profit de la suprématie juive et de l'hégé-

- Le calendrier maçonnique "coi"ncide avec la construction du premier Temple de Jérusalem, nous sommes ainsi en 5990 et non en 1990" (12), ( 13).

monie sioniste" (17). N'est-ce pas là l'une des facettes de la "ténébreuse alliance" que dénonçait le maréchal Pétain, occultée aujourd' hui par tous les "compagnons de route" et autres "marranes", dans les milieux catholiques?!

- L'émancipation des Juifs fut imposée à la Constituante sous la menace que "tous ceux qui parleront contre cette proposition, c'est la Constitution elle-même qu 'ils combattront" (14). Cela impl iquait que combattre l'émancipation des Juifs, c'était combattre la Révolution ...

5° Sur le Complot, proprement dit : - Adam Weishaupt des Illuminés de Bavière annonçait : "Il faut établir un régime dominateur universel, une forme de gouvernement qui s'étende sur tout le monde ". "C'est dans l'intimité des sociétés secrètes qu'il faut savoir pré-

- L'hostilité de la maçonnerie ne touche que l' Église cathol ique parce que la religion juive ''n'a rien de commun avec ! 'Église catholique, puisqu'elle pousse le libéralisme plus loin que le protestantisme le plus avancé, et qu 'elle n'a pas de dogmes ( . .) mais des symboles tout comme les Francs-Maçons. "Voilà pourquoi l'Église israélite est notre alliée naturelle, pourquoi elle nous appuie, pourquoi nombre de ses membres sont parmi nous". "Ne nous brouillons donc ni avec Les Protestants, ni avec les Juifs, qui, d 'ailleurs ne nous demandent rien que ce que nous contraignons les catholiques d'accepter "(15).

parer l'opinion ". (4). - La Marseillaise des Francs-Maçons, de Jouy (18) proclamait: "La, République universelle n'est que le temple des Maçons ".

- Luc Neufontaine et Jean-Philippe Schreibcr, sont encore plus explicites (16) : "Si d'aventure il n'y avait pas de synagogue, le temple maçonnique en tenait lieu et servait au culte israélite". Ils expliquent cette ''fraternité'', par "l'influence, dès le J8ème siècle, d'un juif polonais qui aurait été en relation avec Anderson ~t Désagu- Liers, Haiin Samuel Jacob, plus connu sous le nom de Falk Sche~ : "Comment nier ou ignorer cette influence au regard des elements symboliques proprement juifs, des hébraïsmes qui donnent aux rituels un accent particulier", constatent ces deux auteurs. La maçonnerie émanation du judaïsme comme arme contre le catholicisme ? Ce sont les maçons eux-mêmes qui le reconnaissent ! Devant la pénétration de ces thèses en Occident, ! 'historien amé-

- Roger Leray, Grand-Maître du Grand-Orient, rappelait ( 19) : "Il y a deux cents ans, le chevalier de Ramsay a annoncé la Répu-

blique universelle. "Depuis, inlassablement, les francs-maçons du monde entier participent à son édification". - Guy Piau (20) Grand-Maître de la Grande Loge de France, confirme le complot : "La recherche d'une communauté européenne, puis universelle entre évidemment dans le champ de nos réflexions et de nos actions". "Les francs-maçons du Grand-Orient ne sont pas les seuls à prôner la destruction des nations, ceux de la Grande Loge de France tiennent

le même langage : "La construction d'un espace européen n 'est pour les maçons que le précurseur d'un espace universel, d'une Terre-Patrie ". - Richard Dupuy (2 1) Grand-Maître de la Grande Loge de France, confirmait dans Europe-Parlement, l'entreprise maçonnique: "Nous travaillons à l'avènement d'une République universelle et cette R épublique passe par l'Europe ". Tel est le personnage que que le journaliste Serge de Beketch (22) qualifie de "grand ami " N'est-ce pas là, ce que l'on appelle un complot?!

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Comme le confirmait le Grand-Maître de la Grande Loge Nationale de France, J. Baylot (5) : "Chaque rite a des particularités, une spécificité, une formula tion, mais ses membres reçoivent une .formation maçonnique complète et équivalente, conduisant au même centre ". "A la maçonnerie des Grandes loges succédera le Maçonnisme qui sera une religion universelle ". ' Tel est le complot : Parvenir à une religion et à une République universelles inspirées du noachisme judaïque, qui s'instaure en nouveau Messie des peuples. Pour cela il leur faut détruire l' Église catholique et les nations, d'où la formule d'Edmond de Rothschild: "le verrou qui doit sauter, c'est la Nation" (23).

* ** Contrairement à ce que pensent certains jusque dans les milieux catholiques qui n ' osent réagir, le complot ne l'a toujours pas emporté. C'est pour cette raison que la maçonnerie est tellement attentive à empêcher toute divulgation sur ses buts, en investissant les structures qui seraient en mesure de le faire : VÉglise, les partis, la presse des milieux catholiques et de droite, selon sa tactique éprouvée : Infiltrer pour neutraliser et détourner la réaction. Si les auteurs du complot craignent la divulgation de leurs buts, c'est qu' ils sont conscients que sans l'appui des " idiots utiles" et des "compagnons de route" elle se réduirait à ce qu'elle est: Une secte largement minoritaire dans la société. Sa force est faite de trois facteurs : - Présentation fallacieuse de son action, sous couvert de société de bienfaisance et d 'entraide par ses Clubs services et ses bas grades. - Arrivisme qui attire par les perpectives de promotion professi.onnelle et sociale, négligeant ou ignorant le prix à payer pour y arriver, Jus. qu 'à ce qu'il soit trop tard pour reculer. - Lâcheté de trop de catholiques qui ne dénonçent pas son action, qui ne nomment pas ses vecteurs.

Pour combattre le complot il faut inlassablement le démasquer ainsi que ses alliés - auteurs et organes dits "catholiques"- qui le nient bien qu'incapables de réfuter les travaux fondés sur l'analyse des textes maçonniques. Ils comptent sur l' ignorance du public rassuré par leurs dénégations, mais aussi sur l'occultation complice des travaux qui démasquent l'action maçonnique, comme s'en plaignait Léon de Poncins (24), de la part de l'ennemi, ce qui est logique, mais aussi par des "catholiques "(25) : "On ridi culise l'ouvrage, sinon on l'empêche de parvenir à la connaissance du public en organisant autour de lui la conspiration du silence". "Si malgré cela l'ouvrage réussit à percer, alors on jette sur lui le discrédit en s'attaquant personnellement à l'auteur, dont on discute insidieusement la compétence ou la loyauté". "C'est la méthode qui a été suivie, entre autres, contre ! 'historien

anglais N.H. Webster". Tous les auteurs antimaçons, de Barruel à nos jours, ont souffert de ce dénigrement insidieux et à mon tour, je n'échappe pas aux tartuferies d'hommes prétendument de droite et catholiques qui, servilement, donnent des gages à la maçonnerie. Léon de Poncins (26) poursuivant sa critique des "bien-pensants" rapportait le mot cynique du F.'. Marmontel: "Les gens de bien sont faibles et timides". C'était déjà ce qu' André Chénier revenu de ses illusions sur la Révolution avait constaté à ses dépens : "La p eur, qui est un des premiers mobiles de toutes choses

humaines, joue un grand rôle". "Elle prend le nom de prudence et elle reste muette, tergiverse, ne dit la vérité qu'à moitié et seconde, par cette mollesse, les entreprises d 'ur. petit nombre d'audacieux quis 'embarrassent peu que les "gens de bien' les estiment ou les approuvent, pourvu qu'ils se taisent et laissent faire" C'était aussi ce que constatait méprisant, le socialiste Jean Jaurè: lors du débat sur la séparation de l'Église et de l'État en 1905, au sujet de: catholiques qui n'osaient se battre sur leurs principes. Pie X l' avait bien compris, lui qui n'avait pas été écouté par le évêques de France, constatant : "De nos jours plus que jamais, la force des mauvais c'est la/ai

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blesse et la lâcheté des bons, et tout le nerfdu règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens". Le but de la maçonnerie, "laie d'Israël", c'est le rêve messianique de la domination mondiale au travers de la République universelle annoncée par les Ramsay, Weishaupt, Kloots et autres conjurés étrangers de la Révolution. Pour y parvenir elle suscite révolutions, guerres mondiales et crashs financiers, escomptant imposer sa dictature mondiale au travers

b

a

Dtott Huma.in

Fig. 37 a - Pyramide tronquée sur le billet œ 1$,symbole des Illuminés, et légende maçonnique "nouvel ordre des siècles", le nouvel Ordre Mondial annoncé par les présidents américains Bush, père et fils, membres des Skull & Bones. Fig. 37 b - Ordo ab chao, (l'ordre par le chaos), devise maçonnique reprise par l'odédience mixte du Droit Humain, au frontispice de son siège parisien.

du chaos ainsi provoqué qui n'entraîne que malheurs, ruines, famines, massacres, sans la moindre perspective d' un "monde meilleur". Ne sachant que détruire, incapable d' instaurer le moindre ordre, Je mondialisme maçonnique et cosmopolite, pousse à l'immigration et au mélange des ethnies afin de supprimer les atta~hes nationales et inverser les forces électorales .

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En commençant cette étude, je faisais remarquer que lorsque l'on étudie la maçonnerie, deux erreurs sont à éviter :

La voir partout et ne la voir nulle part, car ces deux attitudes sont erronées et dangereuses. - La voir partout, comme dans l'ouvrage Maçonnerie et Sectes secrètes d'Epiphanius (27), donne une notion dangereuse d'impuissance, qu'il n'y a plus rien à fa ire (28). - Ne la voir nulle part, comme les "compagnons de route" du gnosticisme crypto maçonnique (29), ouvre la porte à son action. Les deux attitudes se rejoignent dans la mesure où toutes deux tendent à démobiliser toute réaction. Une des parades de certains maçons est d'assurer comme Guénon et Evola, que "L'influence spirituelle s'est retirée de la maçonnerie moderne et a été remplacée par une influence démoniaque" (30). C'est là une démarche semblable à celle des communistes, tendant à déculpabiliser le communisme de ses crimes, en plaidant la mauvaise application de ses principes par de mauvais chefs. Il ne faut pas en être dupe, car tous les textes des hauts initiés, depuis les prémisses de la maçonnerie démontrent son caractère sataniste. La maçonnerie n'a que la force que lui donne la faiblesse des timorés et la méconnaissance de ses buts et de sa tactique, aussi est-il primordial de la démasquer en rappelant que : 1° Son action se fait par degrés d'initiation, chaque degré ignorant tout de celui qui lui est au dessus et comme le disait le haut initié Albert Pike, "on ne veut pas qu'ils comprennent". 2° Cappartenance à la maçonnerie prime sur toute autre. C'est ce qui découle de l'affirmation déjà citée de Fred Zeller, grand-maître du Grand-Orient à Europe-Parlement à propos des députés maçons: "Ils défendent au Parlement les positions prises par la Maçonnerie(. .) élaborées au sein de nos ateliers". 3° Celui qui entre en maçonnerie n'est plus libre, il doit obéir comme le stipule le Rituel des trois premiers grades du F.'. Ragon : "Tout profane qui se fait recevoir maçon cesse de s'appartenir ". "Il n 'est plus à lui, mais il appartient à un Ordre qui est répan-

du sur la surface du globe". Pour une idéologie qui a bâti son action sur la devise Liberté, Égalité, Fraternité, il y a là tromperie.

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4° Contrairement à ce que certains tendent à faire croire il n'y a pas de "bonne " maçonnerie, car toutes "tendent vers le même but", rappelait Jean Baylot, Grand-maître de la Grande Loge Nationale de France cité plus haut. '

Comment en effet analyser autrement ceux qui nient ou laissent nier le complot maçonnique dans leurs publications ou qui font la publicté d'auteurs nocifs, sans mise en garde envers leurs lecteurs, tout en occultant ou en discréditant les analyses qui pourraient mettre en garde (3 1) ?

Par contre il peut exister des maçons, idéalistes, tout au moins dans le sens qu'aux bas grades il peut y avoir des naïfs qui n'ont pas compris à quoi il s servaient. André Chénier, Joseph de Maistre, Copin-Albancelli ou encore Jacques Marquès-Rivière, avant qu'ils n'abandonnent la maçonnerie, sont les exemples les plus connus et les plus dangereux pour la maçonnerie.

Relevons, à ce sujet, la récente publicité de la Diffusion de la Pensée Française, qui se présente comme "contre-révolutionnaire", pour un livre de Massimo Introvigne, membre de l' Ordo Templi Orientis luciférien, justement dénoncé par la revue Sodalitium , N° 42 et l ' attitude de J-P Maugendre laissant nier dans sa Lettre d'Jnforma tion, N° 80, l'appartenance maçonnique du cardinal Rampolla, contredisant ainsi Pie X.

Cela ne veut pas dire que tous ceux qui assurent avoir quitté la maçonnerie ont réellement abandonné sa philosophie. Il suffit de voir les connivences gnostiques et cryptomaçonniques de certains "compagnons de route" d 'aujourd'hui (29) .

De même, Présent de Jean Madiran, outre sa ligne proaméricaine et sioniste, publie des articles d'Yves Chiron, niant le complot maçonnique, sans la mondre réserve et refuse les mises au point !

Il faut y être attentif (30), car les vivants, que certains se refusent à nommer, sont plus dangereux que les morts dont on parle, sans craintes ... Les défaites que l'on se contente de commémorer sans en tirer les leçons se répètent tant que l'on en n'éradique les causes et les responsables. Si la société chrétienne perd régulièrement face à la Révolution, c'est qu'à part quelques exceptions, ceux qui ont eut la responsabilité de l' action politique, n'ont pas combattu les principes et les hommes qui la détruisaient. Cette faiblesse du monde catholique rend compte de la perte de foi de certains qui escomptent retrouver une nouvelle vigueur dans le paganisme, sans comprendre qu' ils font le jeu de la maçonnerie et l 'aidant à combattre l' Église, au lieu de la reconquérir.

Il n'y plus de ligne de front, la maçonnerie ayant compris depuis ses origines que pom parvenir à ses fins il était plus efficace d ' infiltrer pour mieux neutraliser la réaction à son action. C'est vrai pour la société civile comme pour l'Église. C'est cette duplicité de la maçonnerie et de ses alliés, conscients ou non, qui faisait dire à Léon XIII, revenu du piège du Ralliement :

''A rrachez-lui son masque et faites-la voir telle qu 'elle est". C'est ce que j'ai essayé de faire avec cet ouvrage, poursuivant l'exemple de mes prédécesseurs et celui de Pie IX avec le Syllabus et l' Index, en actualisant la documentation sur Je complot maçonnique et mondialiste, afin que nul ne puisse dire qu' il ne savait pas. P. P. d' Assac Octobre 2006

* ** Certains me reprocheront sans doute de mettre en garde envers des "compagnons de route" contemporains qui se présentent comme "catholiques " ou "nationaux". Si je Je fa is, c 'est parce que, par leurs textes ou silences, ils se font complices de la pénétration maçonnique dans nos milieux et que j ' ai en mains les documents nécessaires pour le prouver.

( l ) V Universite Libre de Bruxelles est statutairement maçonnique. (2) Les Documents maçonniques, mars 1944. (3) Albert Pike. Marals and Dogmas. p. 819. (4) Jacques Ploncard d' Assac. Le Secret des Francs-Maçons. (5) Jean Baylot. Oswald Wirth, 1860-1943. (6) Jules Boucher. Humanisme N° 199, Sep. 199 1, p. 24. (7) Affaires du Collier, de Panama, Dreyfus, Stavisky, Finaly, Bons du Trésor,

-282Hanau, des Piastres, Boulin, Stcllin, Carrefour du Développement, SchullerMaréchal, HLM de Paris, OPAC, les différentes affaires du Sentier, etc... (8) Ugo de Nicola. Chiesa Vi va, N° 230-23 1, (9) A. de Lassus. Connaissance élémentaire de la Franc-Maçonnerie, p. 87, ( 10) Bernard Lazare. L'Antisémitisme. Docwnents et Témoignages, p. 167 (11 ) The Jewish Tribune, New York, 26.10. ( 12) Ge orges Ageon L.'. Berry-la-sincérité, p.4. ( 13) Abbé Nitoglia. Rapport entre judaïsme et maçonnerie. Sodalitium, janv. 1994 ( 14) Léon de Poncins. La F.M'. d'après ses documents secrets, p. 76, 91-94 (1 5) L'Acacia. février 1908, p . 98, ' (16) Nefontaine L et Schreib er J-Ph. Judaïsme et Maçonnerie, Histoire d'une Fraternité, (17) Craig Heimbichner. Blood on The Altar. p. 40. (18) H umanisme. février 1998, p.178-179 (19) Convent de 1968, Humanisme, juillet 1969 (20)Points de Vue Initiatiques, 1989, N °71; (2 1) Ibid, N °72. (22)Minute , N°1207, 25-31.3.A985 et Annexes. (23) Entreprise, 18.7. 1970 (24) Léon de Poncins. op. cité. Avertissement pp. X-XI. (25) Les abbés de Tanoüarn et Celier-Sernin;, P. de Plumkett; Jean Sévilla; Michel Toda, La Nef, Yves Chiron, dans Présent, nient le complot maçonnique; la Diffusion de la Pensée française , occulte et dénigre mes mise en gardes, cf. La Politique, N°63, oct. 2006, (26) Léon de Poncins. op. c ité. pp. 76-77. (27) Étrangement hostile au nationalisme et au corporatisme, il omet les travaux antimaçonniques de Jacques Ploncard d' Assac, responsable du Service de Documentation des Sociétés Sécrètes institué par le maréchal Pétain. (28) On prête à !'écrivain Michel de Poncins qui n ' a rien à voir avec Léon de Poncins, le mot : "Il ne fa ut pas toucher à la maçonnerie, elle est trop puissanre " ... (29) C'est la position des abbés de Tanoüarn, Celier-Sernine et de ceux qui les appuient, Bernard Antony; Serge de Beketch, Jean Madiran; Olivier Pichon; Daniel Hamiche, PatTick de Plumkett, Jean Sévilla, le clan marrane; La Nef, de Christophe Geffroy et Jacques de Guillebon avec P-A Taguieff. (30) Julius Evola. Écrits sur lafranc-maçonnerie, Pardès, 1987, pp. 39, 78. (3 l)cf. P. P. d ' Assac. Enquête sur la Nouvelle-Droite et ses Compagnons de route. la Politique, N° 59, 61-62,63.

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