L. Thibaut - Le Fil d'or de Clotho

December 13, 2017 | Author: belgam2 | Category: Breads, Varicose Veins, Vegetables, Meal, Chocolate
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L.Thibaut - Le Fil d'or de Clotho La santé et le bonheur pour tous...

Description

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LOUIS THIBAUT I'hrrntacicn (lc lre ' l;rs{Lr.

Ilx-Intcrnc rtes Ilôpilaux' ,lc I'licolc rlr; llrgnélisnrc rle l)alis

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LA SANTE & LE

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à Ia portée de tous Tuto, t'ilo, juutncle. Cn t,s n.

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LOUIS THIBAUT '

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Ex-Iuterne des Hôpitaux. Psychiste-Lauréat ds l'École ao ttlagnOiisme d,e paris.

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,' SANTÉ & LE BONHEUR : ù Ia portée de tous Tuto, cito, jucunde. Crr.se.

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Qn Jait ce que l'on ueut, pouruu que l'on ueuille ferme et que l'on dure. Jn.Luns o'Anc.

AYANT-PROPOS

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Que le lecteur ne s'attende pas à ce que je rédige un Formulaire de Médicaments nouveaux, ou'bien que j'expose de nouvelles expérimentations de la médecine officielle. : on

Peut débuter

à

soixante-dix ans Comme le remarque Vauvenargu€s (cpour entrotenir Ia vigueur de I'esprit, il faut entretenir celle du corPs l. < La culture physique, dit le docteur V. Pauchet, donne la santé, I'entrain, la sonl sation du bien-être. Elle procure un meilleur rendement dans le travail de la iournée et surtout développe la volonté. L'habitudedes actes réglés et volontaires éduque la volonté et l'énergie. Elle réalise la maltrise de soi et la maitrise des autres (1)' u Le momet'rt -le Plus tavorable Pour se livrer à la culture physique est le matin' Temps nécessalre: 20 à 25 minutes'

Réveil à 5 ou 6 heures du matin, aPrès

8 heures de sommeil (so coucher donc à 9 ou l0 heures du soir). Verre d'eau : dès votre réveil, buvez à petites gorgées un grand verre d'eau fralche (1)Le CorPs ct l'EsPrit,1916, n'3.'

nÉÉoucr,rroN

prrysreun

tt

ou tiède et reposoz-Vous encore dix à quinze minutesr puis pratiquez I'auto-massage gastro-intestinal.

Auto-massagre gestro-tntestinal

:

couché sur le dos, les genoux fléchis, Ia tête un peu élevée, laissez entrer l,air lentement

par le nez , dans les poumons et en même temps contractez avec force les muscles de l'abdomen (pendant que les côtes q'élèvent et que la poitrine se gonfle, le ventre doit se creuser fortement), puis vous laissez sortir I'air lentement par le nez en relâchant les muscles abdominaux (pendant que les côtes s'abaissent et que la poitrine se dégonfle, le ventro revient à sa position normale). (6 fois cet exercice).

Massage abdominal (B rninures) : la main droite sur I'estomac, appuyez et imprimez-à l'endroit pressé des appliquez

mouvements rotatoires en partant de votre droite (les mouvements entrainent l,endroit pressé); actionnez de même toute Ia masse intèstinale en appuyaht la main ouverte sur le nombrif L'auto-massage et le massâge abdominal ont pour but de faire passer I'eau de I'estomac dans l'intestin et dans la circu-

.a

LZ

LE FIL D'oR DE cl.oruo

lation, pour laver les tissus et les débarrasser des déchets nocifs qui s'y accumulent constamment.

G5rmnastique debout (6 minutes) : levez-vous et exécutez des mouvements uréthodiques des bras, des jambes et du tronc. Tamponnement humide (5 minutes).La gymet nastique achevée,

friction. .

pratiquez soit la douche, soit le tub, soit le tamponnement humide. Le tamponnement est si simple qu'il est à la portée de tout le mondg. Vous trempez un linge plié dans I'eau froide, vous l'exprimez légèrement et vous I'appliquez sur tout le corps depuis le visage, la poitrine, le ventre jusqu'aux jambes et aux pieds, en respirant profondément'; puis séchez-vous vigoureusement, frictionnez-vous avec une serviette rude et propre (une fois par semaine un grand bain chaud). Enfin on termine par un massâge général.

Massage général (5 à 6 minutes). Massage de tout le corps qui consistè à pincer la peau, à tapoter les m.uscles et à les pétrir commo on pétrit du pain. C'est un excellent exercice, gui active la circula-

REEDUCATTON

PHYSTQUE

13

tion et donne aux tissus.de la vitalité et de la vigueur. Avant de masser, lavez-vous les mains .à I'eau savonneuse, car la malpropreté des mains peut irriter et enflammer les follicules cutanés (éruption d,acné ou de furoncles). Vous vous accordez alors un repos complémentaire.

Repos, complémentaire (b à l0 minutes). prendre allongé. En profiter - Le pour faire 5 à 6 respirations profondes: inspiration lente, temps d,arrêt, expiration, lente, temps d'arrêt. Astreignez-vous à ce dernier repos qui vous obligera à prendre l'ùabitude de ne pas vous énerver en vous pressant trop. Puis songez à vous alimenter (petit déjeuner) Oymnastique couchée Elle peur êrre praripOUr VAriqUeUX. quéepar toutle monde, mais elle convient spécialement aux variqueux qui en tirent d'immenses avantages; Ie docteur Joly(deBagnoles) lui donne le nom de ( gymnastique des jambes en I'air (t) >. Résultats obtenus par les uariqueur, Cessation des douleurs, réduction très vi-

sible des veines dilatées, restitution (l)

Journol a^e mea.

et de chirurgîe

aux

pratiqaes,26 févr l!14.

L4

LE FrL o'-on DE cr.otgo

parois veineuses dcs trois quarts de l'élasti'

Lite perdue, réduction de l'ædème dû

à

I'inguffisance veineuse, guérison rapide de I'ulcère variquoux et de I'eczéma variquoux' 6 à L0 minutes à la Temps nécessaire-

-

place de Ia gymnastique debout' Comme il s'agit d'une cure, il faut Jr consacrer le mêmo temps le soir avant de se mettre au lit'Les deux membres inféMouçemen'tsrieurs se meuvent alternativement ou simultanément, commo on veut; chaque mouvernent est répété 3 à 6 fois progressivement, mais sans aller jusqu'à la fatigue' Se coucher à plat sur le'dos (la tête relevée ou non). tenues gn I'air verticalement pendant quelques secondes pour varicos simples sa.ns ædème, ni ulcère, ni eczéma ; Pendant A. quelques minutes Pour Immobilité des varices compliquëes soit iambes d'ædèrne, soit d'ulcère, soit d'eczéma. Si cette position fatigue, appuyer les Jarrbes contre ùn mur.

REEDUcÀrroN

puysreur

le Mouvements B.

rltouvenents des iarnbes

lb des

pieds, jambes verticales

)o Mouvements

;

des

jambes açec flexion.

So Mouvements des

jambes sans flexion.

lo Mouvements des pieds, jambes verticales: a) Flexion des orteils en avant et en arrière, suivie d'extension ; à) Flexion des pieds en avant et en ar_ rière, suivie d'extension ; c) Rotation des pieds de droite à gauche, puis de gaucho-à droite. 2"'Mouvements des jambes avec flexion; a) Les deux membres étant verticaux, fléchir les jambe$ sur les cuisses, puis les redresser

fléchissanr, ( remplir d'air les les jambes poo*ons (inspiration); { en redressant exhaler I'air des 'les j ambes poumons (expiration). b) Les cuisses étant verticales et les jambes pliées sur les cuisses, fléchir les cuissos sur Ie bassin, puis les redresser. en

en fléohissant ( remplir d'air les. les ouisses I poumons (inspiration);

t6

LE FrL D'oR DE cLorIIo

en redressant I exhaler I'air des les cuisses I po,tmoos (expiration)' 3o Mouvements des jambes sans flexion : a) Les membres étant étendus horizonta" lement, les fléchir sur le bassin, puis les ramener à terre; en fléchissant ( remPlir d'air les les membres I poo*ons (inspiration) ; en ramenant les { exhaler I'air des membres à terre i pou*ons (expiration) ' b) Les membres étant étendus horizontalement, décrire avec chacun il'eux des cercles aussi grands que possible, d'abord de droite à gauche, puis de gauche à droite'

Premier repos comPlémentaire Le prendre allongé (5 mi(variqueux). nutes)

Massage Pour variqueux. - Exécuté par soi-même. On s'assied par terre, le dos appuyé contre un meuble et la jambe à masser sur un banc ou un tabouret de 30 à 40 centimètres de hauteur. Comme iI s'agit de varices, les manipulations doivent être faites avec lenteur et douceu,r, en partant du pied jusqu'au bassin, sur le Parcours du courant veineux: durée six à sePt minutes'

nÉÉnuce,uoN

Puysreur

17

Varices peu déueloppées. - lo Effleurages sur les varices en partant du pied I 2o suivre le courant veineux à partir du pied en exerçant une pression légère continue. Varices très dépeloppées. Exécuter les mêmee manipulations, mais plus doucement.

Ulcère ou eczéma.

pas toucher ces - Ne endroits; tout au plus fera-t-on quelques pressions très légères sur les contours. Tamponnement humide Durée quatre à et friction pour variqueux. cinq minutes. Vous trempez un linge plié dans I'eau froide, vous I'exprimez légèrement et vous I'appliquez sur tout le corps en commençant par le visage et la poitrine, sauf sur les parties ulcérées ou eczémateuses quand ll y en a. Pendant cette application, respirer profondément. Quant À la friction, elle sera rude sur tout le corps, sauf sur les varices ou elle sera douce et pratiquée en remontant depuis les pieds, et en évitant les endroits .ulcérés ou eczémateux.

Deuxième ropos complémentaire (variqueux). Le prendre allongé, en même teurps, faire 5 à 6 respirations pro2

,.8 .

LE FIL D'oR DD cl.orno

fondes et lentes (durée 5 minutes). La station debout est nuisible aux variqueux; la marche modérée (sans fatigue) leur est favorable.

Petit déjeuner.

Le prendre de suire Si la faim ne se fait pas en-

après le repos. core sentir, attendre 30 à 40 minutes.

( L'attention Qo" vous soyez bien 't_ )('portant ou malade, vous devee exécuter tous les exercices ci-dessus en concentrant votre / \ attention sur chaque mouvement. < Cinq mi,-nutes d'exercices attentifs valent mieux, dit le docteur Pauchet, i[u'un quart d'heure de gymnastique faite avec distraction. Si la phipart des intellectuels pratiquent la gymnastique et, n'obtiennent aucun résultat, cela tient à ce qu'ils pensent à autre chose (1). u g 2.

- tA RESPIRATI0N

Prenez I'habitude de respirer par le rlez, bouche' fermée ; vous éviterez ainsi la plupart des maladies de la gorge et de la poitrine ; mais plusieurs fois par jour, en particulier le matin au lever et le soir avant

la

(1) Le Corps et l'Esprit,lgl4,

n'

1.

REEDUCÀTrON PHYSIQUE

L9

de vous coucher, respirez d'une façoir plus parïaite, plus ample, plus profonde. .Cette respiration perfectionnée sera d'autant plus bienfaisante que I'air ingéré sera plus pur. Aussi chaque fois que vous voustrouvez à la cour, au jardin, dans la rue ou à la campagne, consacrez quelques minutes à la gymnastique respiratoire: inspiration par le nez très lente de tout l'air pouvaqt être absorbé, rétention de cet air pendant quelques secondesr puis expulsion par Ie îez très Jente et complète, suivie d'une courte interruption de tout mouvement thoracique. Si les circonstances, vos occupations le permettent, employez la méthode pulsatoire gui consiste à compter: 6, 8, L0, 1,2 pulsations pour I'inspiration; 3, 4, 5, 6 pulsations pour Ie prernier

arrêt; 6, 8, 1,0,1.2 pulsations poo" l'expiratign. 3, 4, 5, 6 pulsations pour le deuxième arrêt. Quand l'inspiration et I'expiration cofirportent 6 ou 8 battements, ceux cles arrêts se réduisent à 3 ou 4. Augmentez progres. sivement. Au bout de quelque temps vous arriverez facilement à 10 ou.t2 id'une part

-ùr--

LE FrL D'oR DE cr,oruo

20

et à 5 ou 6 d'autre part' Pour coùpter les pulsations, saisissez votre poignet gauche *n*" la main droite demière le dos et appliquoz le pouce droit sur le pouls gauche' La position des mains derrière le dos favorise ie jeu de la cage thoracique' Cet exercice qoi.o*prond quatre ternps doit être répété

àla'file' Réeultats immédiats.

aomoins5à6fois

t

Le. volume d'oxygène ingéré, triplé et quadruplé par la respiration volontaire, dilate, assainit et tonifie vos innombrables vésicules pulmonaires.

Etfets merveilleux raPidos' - Vos poumons deviennent réfractaires aux mul'

t,iptu* maladies qui les guettent; votre force nerveuse s'équilibre et augmente; votre énergio vitalo sous toutes ses formes se décuple $

3.

_

HYGIÈNE ALIMENTAIRE

Dans la Revue le Corps et l'Esprit,Le docteur V. Pauchet résume ses conseils d'hygiène en cinq mots: < Buvez, rharchez, ierliur, respirez, remuez (t)' > Nous avons (t)

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ÇorPt

et

l'EsPritr

l9l4, n'8'

nÉÉnuc.l,TroN

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développé les deux derniers dans

la Culture physique et dans la Respiration: la présente étude comprendra les trois autres. it

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Avant le repas : < Prenez le temps de I manger;

et si vous ne I'avez pas, dit le docgue vite (1). > Ne vous mettez pas à table sans .[ vous être assuré de la propreté de vos mains et de vos vêternents, du linge et de la vaisselle. Que faut-il manger ? A cette question nous répondrons longuement dans le chapitre de la Rééducation alimentaire. En attendant, uous conseillons de se méfier des viandes suivantes : veau, agneau, foie, rognon, cervelle, ris, de s'abstenir de charcuterie et de conseryes de viande, de s'abstenir de poivre, de moutarde, et de ménager le sel, le sucre et les corps gras. Avant de vous alimenter, consulter votre estomac et ne lui présentez que des metg qu'il puisse élaborer facilement, J Celui qui digère bien, raisonpe bien, traI vaille bien, dort bien. J

teur Pascault, mangez' moins plutôt ,i

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. Pendant le repas : Chacun sait qu'une {l) Docteur Pr,sc.r.ur,r, Précis d'alimentation rationnelle, p. f4l. Librairie Larousse, lB, rue Montparnasee, paris.

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22

LE

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D'oR DE cLorIIo

contrariété, une préoccupation absorbante suffisent pour troubler la digestion' ?o1" de la pas de *orr"i*, mais de la sérénité et bonne humeur mets' Si vous êtes plusieurs à table' parlez de assaisonné tout entremets, banalites, le une seul' propos gais, ioviaux' Si vous êtes lecture vous est permise pourvu' que cette toute Iecture soit {uelconque' ne captive Pas mâvos pas votre attention et n'empêche choires de remPlir leur tâche'

Buvez : Ne prenez Jamais d'alcool Visdu thé à-vis du vin, de la bière, du café et

s'en soyez très réservé : bien des personnes Ia est L'eau et s'en trouvent bien'

passent boissoo idéale,, eau pure ou sous forme d'infusion- Autant que possible, ne buvez pas en mangeant. A la fin du repas' àprès avoir vidé la bouche, buvez un verre par petites gorgées si les espacées. Si la soif vous tourmente' urines sont rares, rouges et les selles dif' ficiles, trois quarts d'heure ou une demiheure avant les repas ou trois heures après' buvez un verre d'eau ou d'une infusion'quelconque.

nÉÉuucluoN

PHTSIeUE

23

Mâchez : Voos qui vous.plaignez de pesanteur épigastrique, d'éructations, de flatuosités et parfoib de coliques, sachez qu'une bonne partie de ces désordres (sinon la to-'talité) est irnputable à çote hâte à avaler la

nouniture. Yous supprim erez tous ces troubles gênants ou douloureux en collaborant avec vos organes digestifs, c'est-à-dire en mastiquant Ionguement : un aliment bien mastiqué est à demi digéré. ( Apprenez, en premier lieu à mâcher le pain, dit le docteur Pascault' - le reste vieudra de soi-même. Mangez-le à part' sec' par grosses 'bouchées; montre en mains ' broyez-le patiemment pendant vingt à trente secondes, promenez-le dans la bouche Pour qu'il s'imprègne de salive, savourez-le et ne I'a.valez que quand il est réduit en bouillie semi-liquide. Agissez cle même Pour tous les solides. > Mâchez aussi les liquides, moins longtemps cependant que les aliments solides; < mâchez le lait, la bouche fertnée, en le brassant longuement avec la langue et les joues, mâchez les soupes' les purées, les hachis... Suriout pas de masticateur mécanique

24

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D'oR DE aLoTHo

qui, s'il remplace Ies dents., ne supplée pas à la salive. Si votre mâchoire esr dËieuplee, ayez recours au dentiste, ou choisisse, d*. alimentsr--{ui se broient aisément, sans cependant dispenser de mastiquer. _ Craignez-vous d'oublier vos belles réso_ lutions ? placez bien en évidence devant yous une assiette contenant des tranches de pain grillé, guelques feuilles de salade; puisez.y de temps à autre. Ces aliments ne peuvent s'avaler sans_ au moins quelque, d* "oup* dents (t). )) Il est bien entendu qu,ii faut mâcher sans boire, !1u'on ne doit boire qu'après avoir vidé la bouche. ( * La mastication lente, dit le ctoc_ V. Pau,chet, présente encore l,avantage l d'eduquer i:ii I'auto-contrôle, elle vous ;_ { traine à devenir calme ot mattre de vous_ / I même (2). u

Solgnez vos dents.

Les avantages

d'une bonne dentition sont-si précieu* qÏ,it ne faut rien négliger pour les garder. Djail_ gu y a--r-il de plus simplJ et de plos luu:* facile que le brossage des dents le *oi", 'l)

Précis d,alinentation rationnclte,

t2) Le C.orps et l,Espritr

lgl4, n" B.

p. l4B.

nÉÉoucl,troN

PIIYsreun

25

complété par le nettoyage des dents et le Iavage de la bouche après chaque repas?

Jetnez

Dans la diète partielle, oD supprime un repas; dans la diète totale ou absolue on supprime tous les repas. Au sujet du jerlne dont il est grand partisan, le docteur V. Pauchet s'exprime ainsi : r Tout individu atteint d'une maladie.aiguë doit je'ûner. Le traitement de la plupart des maladies chruniques doit être précédé par le jeùne. . < Chaque fois qu'on éprouve un malaise quelconque, il faut se mettre à la diète, de façon à laisser au repos Ie tube digestif et le sybtème vasculaire (1). > Réglez votre régime suivant la gravité de votre indisposition ; si elle est légère, abstenez-vous d'aliments solides un ou plusieurs matiris; si elle est assez sérieuse, interdisez-vous ces aliments aux trois repas pendant unou plusieurs jours. . < Pendant le jertne, ajoute le docteur Pauchet, il faut boire; absorbez des tisanes chaudei, très légèrement sucrées : tisane de pruneaux, thé de pommes, bouillon d'herbes, etc... Les boissons chaudes peuvent être (ll Lc Qorps et l'Esprit,lgl4, n' 3.

26

LE FrL D'oR DE cr,orrro

fru-its remplacées sans inconvénient par des juteux de bonne qualité, à condition qu'ils moyen soient parfaitement mâchés' l Par ce vous amosez, vous lavez votre organismet les scories' et cette irrigation balaye toutes 'encrassent et tous les décùets nuuitifs qui Ia dose de affaiblissent vos tissus' Quant à à absorber, elle est de I à 3 litres

liguide

partielle environ suivant que Ia diète est décilitres ou totale, par pti*"t de 3 à 4 en iefrnant toutesles deux heures; certains de litres 4 complètement Prennent lusqu'à boisson Par iour'

CHAPITRE II

RÉÉDUcATloN ALIMENTA tRE puise tes forces dans les végétaux.

Le docteur Pascault a magistralement traité cette question dans son Traité dlatimentatïon rationnetle (L). Nous nous sommes

inspiré de cet excellent ouvrage pour rédiger un Vade-mecunt. alimentaire clair et précis, ou chacun trouvera des renseignements appropriés à son cas. $ 1.'.

-

VIANDE ET VÉCÉtrUX

La viande : ses indications. < La viande est plus excitante que nourrissante I de plus elle est toxique e[ enfin elle cons-

-

(f) Docteur P..scaur,r, précis d,alimentation rationnelle.

Librgirie Larousse, 13, rue Montparnasse, parig.

28

LE FrL D'oR DE cLorno

tipe. Pagès donne le nom de < triade constipante r à I'association viande rôtie, pain bianc, vin rouge. Quant à la nocivitë de" la viande, elle n'est plus à démontrer, bien qu'elle puisse paraître inopérante : ses poi,orrc passent inaperçus, aussi longtemps que notre appareil digestif et nos glandes éliminatrices s'acquittent bien de leurs fonctions de défense. Mais que I'un de ces organes vienne à fléchir, l'intorication n'est plus enrayée. Comme les boisçons alcooliques, la viânde n'est bien tolérée que par les individus déployant une grande activité musculaire. Cependant les expériences d'Ioteyko prouvent qu'avec la viande la fatigue vient ptr.t. vite et s'en va plus facilement qu'avec une alimentation d'oir elle est exclue' '

(1) Prdci.l d"alimentation nationnelle,

p'

49t 60t

6l' 62'

ÀLIMENTAIRE 29 tllangeons Le docteur pascault ne moins de viande. croit pas que les bien portants courent grands risque à err user modérément, mais il en conseille I'abstiuence aux nerveux agités, imitables, aux sé_ dentaires attoints de catarrhe digestif ou de constipation (auto.intoxication à craindre), aux migraineux habituels, qtrx hépatiques, REEDIICATION

aux cardiaques, etc. Les végétaux Les végétaux sont rrès a[iments toniques nourrissants, plus nour-

et antitoxiques. rissants qu,excitants. Ce sont ded stimulants doux, des toniques naturels, vivifiant I'organisme, les vrais pourvoyeurs de I'activité musculaire et cérébrale (leur digestion commence dans la bouche et se termine dans I'intestin dix heures après). Les végétaux.sont en outre antitoxiques par leur action neutralisante sur les poisons et les toxines introduits par la viande dans le tube digestif et la circulation, et aussi par Ieurs effets péristaltigues et évacuants.

L'alimentation Le nombre des végéiale plus convenable. riens est déjà très giand, tant en Fiance quiÀ l'étranger. Les uns le sont par raioon do santé, d,autres par gqtlt,

' LE FIt

30

D'oR DE.cLorHo

quelques-uns par économie- Que ceux qui nq se sentent pas le courage d'entrer dans le mouvement ne se tiennent pas trop à l'écart ; qu'ils réduisent la viande au minimum, afin de ne Pas souffrir de sa toxicité'' Pour un adulte bien portant, le docteur Pas.cault en fixe la ration à t gi'amme ou t gr' 50 par kilo du polds du corl)s et par jour' La iiande doit figurer sur le menu d'u midi seulement (iamais Ie soir) ; on commencera le repas par un plat de légumes ou de farineux' afin d.e d.onner une Première satisfaction à la fainr, qui après sera moins exigeante' ( Il va de soi qu'il faut ranger parmi les lvi"ndes le poisson, les m.ollusgues et les I

( crustacés. $

2.

Le lait,

-

nÉcuuns ANTIToXIoUES

sédatit

Les excitations'que dé'

et antitoxique. termine le lait sont si

faibles, qu'on Peut les considérer comme '.nulles. lÀ tait est plutÔr sédatif et employé comme tel dans les affections gastriques avec irritation ou inflammation ; comme tel aussi, on peut le recommander aux nerveux iffitables qu'il apaise, mais on doitledécon-

REEDUCÀTION

ALIMENTÀIRE

3T

seiller aux natures molles, aux déprimés, à ceux qui digèrent péniblemènt. < Le lait, introduisant un grand volume d.'eau dans I'organisme, écrit le docteur pascault, lave les tissus de leurs déchets ; aussi est_il un antitoriqae excellent dans les maladies du cæur, du foie et des reins ; mais il n'est an_ titoxique que s'il est digéré, sinon il fer-

le tube digestif et empoi_ sonne (1). u On adrnet que le lait ne convient pas à tous les estomacs, mais certains le refusent uniguement parce qu'on les gave avec trop de hâte. Le lait doit être bu ientemerr,, pr" gorgées espaeées et brassées dans la bouche (voir Hygiène alimentaire, article Mâchez, !: 23). Tel qui ne digère pas le lait pur; le di$érera sous forme de soupe. Le lait peut être consommé cru, bouilli, chaud, froid, sucré, salé, caillé, mais il ne peut jamais être utilisé comme boisson aux grands repas. Les associations lait-pain, lait_farineux sont heureuses, mais les autres sont à re_ jeter : le lait est incompatible avec tous les mente dans

(1)

PrCcds

d,alimentation rationnelte, p. 66.

32

LE rrIL D'oR DE cl,oruo

autres aliments. L'excès de sucre dans le lait est aussi une erreur. Si vous êtes au régime lacté ou au régime lacto-végétarien et que vous a'\{ez'l'estomac délicat, au petit déjàuner sucrez peu votre lait, et Ie soir mangez seulement deux assiettées de soupe au \ait. Ceux qui veulent se suralimenter avec le lait ou les æufs, doivent les consommer entre les grands rePas

Le docteur Pascault Cure de lait. prescrit : t. Par lour et- par kilo corporel,

50 gru*mes de lait pur ou 35 Srammes de lait sucré à 60 p. 1.000 (8 morceaux de sucre moyens par litre)- L" boire très lentenrent, une tasge toutes les deux heures et demie ou 3 heures; se laver la bouche après chague

prise de lait. Pendant la cure de lait, s'abstenir de tout autre aliment, sauf d,'un peu d'e sucre' Au lieu de le sucrer' on peut le saler légèrement, si les reins ne sont pas malades' Pour ne pas slen rebuter, vaiier la préparation. On peut I'aromatiser avec I'un des Produits suivants : caramel, eatr de fleur d'oranger, thé, café,' cacao. Si la digestion est

nÉÉnucerrot{ ÀLTMENTATRE Ba

pénihle, le couper deau de Vichy ou de Vals, d'eau de chaux ou d,orge pou, les ; estomacs délicats, le réduire d'un iiurc o", ébullirion Iente dans un récipienr â0"i"_ vert et boire chaud'. Si le lait cons tipe,,combattre la constipation par magnisie, sdné, graine de lin. Alierner la eure de lait l. régime antitoxique végétal, à moins"u." d,indications contraires.

'

Régimeantitoxique (( Le nratin, pain avec végétal. Iait caillé ou f",ritr. a midi et le soir, légumes frais, farineux.

simple et pain, en quantité raisonnable i pas de boisson à ces repas, mais une demi-heure avant, fruits agueux ou infusions chaudes bues à petites gorgées. Si Ia saison s y prête, faire avec les fraises, Ies prunes, les cerises... des cures de fruits

Cureg do fruits. _ Dans lb cours du chapitre II, le lecteur a remarqué que certains aliments

Régime

sont notés comme constipants I ces aliments sont la viande maigre, le vin rouge, le pain blanc, le lait, les æufs, le chocolat, le cacao, Alimentation et hygiène de l'Arthrip.,61. Société végétarienne de France, 33, rue de Vauglrard, Paris.

(t) Docteur Pesc.rur.r,

tique,

nÉÉoucruoN

ALIMENTÀIRE

75

les fruits astringents tels que nèfles, coings, myrtilles. S'il est sujet à la constipation, son attention a été attirée par les propriétés évacuantes des légunres verts. Sont particulièrement rafraichissants (laxatifs) la salade crue, les salades cuites, les épinards, les poireaux, les asperges' les carottes, les navets et enfin les fruits frais, murs et tendres (à l'exception des fruits astringents). Dans le raisin, ce qui

agit le mieux sur I'intestin, cê sont les peaux- et les pépins : en avaler une petite

quantité en mangeant ce fruit. Les pruneaux sont également laxatifs. Le constipé usera aussi de noix, noisettes, arrtandes... entre les rbpas. Qu'il sache que le riz et le tapioca ne lui sont pas favorables, parce qu'ils ne con' tiennent ni cellulose, ni eau. Tout en gui' vant ce régime, le constipé ne négligerapas certains adjuvants très efficaces, tels que le ierre d'eau. du matin suivi da L'autoruassa,ge gastro-intostinal et du massage abdominal (v. le $ ler du chap. I). Après massage' con-

tracter et dilater plusiours fois à Ia file le muscle circulaire (sphincter) de I'orifico

anal. Dans le verre d'eau matinal; il pourra délayer uns cuillerée à soupe da graine d'e

LE FIL D'oR nE cr,orno 76 tin (avaler I'eau et la semence).

Dans les cas rebelles, il s'octroiera une deuxième cuillerée à soupe de graine de lin dans un verre d'eau ou de tisane trois quarts d'heure avant le repas du midi. Au déjeuner, choisir un menu rafraichissant. Faire usage de la confiture de son, de la tisane de son, de la tisane de pommes, du thé de pommes, de la tisane de pruneaux, du jus d'herbes (v. S 2 et g 3 du chap. III). De temps en temps employer le séné , 1..à 2 grammes (une pincée de petites feuilles) ; faire infuser le séné dans une tassê de café au lait ou mieux dans une' tasse de tisane de Pruneaux ou de pommes, bu d'eau pure; verser le liquide très chaud' sur Ie séné et laisser en contact 15 minutes sur le coin de la cuisinière : inciser les feuilles finement; le séné n'enflamme pas I'intestin ; it agit'comrne le massage en actionnant les fibres mu.sculaires de la muqueuso intestinale (mouvements péristaltiques). Est aussi très utile toute gymnastique avec mouvements portant sur les muscles abdominaux : par exempleo étant couché sur le dos, la tête basse, se mettre sur son séant sans Ie secours ni de ses mains, ni de ses bras; otl' encore étant debout, porter Ie haut du corps

RÉÉDUcATIoN

ÀLIMENTÀIRE

77

en avant et.marcher sur la pointe des pieds ,l sans s'appuyer sur les talons pendant trois minutes , 4 à 5 fois par jours tout en vaquant à ses occupations (docteur Gautier). Enfin. chaque jour à la même heure se présenter à la garde-robe ; là, prendre son temps et son calme et faire des efforts modérés pour exonérer l'intestin Le

Régime Obésité.-Mâcher

longue-

ment et à foncl tous les alimaladies. ments . (v. p. 23, Mâchez). Boissons, eau pure, infusions, thé ou café (p. 44). S'abstenir de sucre sous n'importe quelle forme, s'abstenir de lait, d'aliments farineux, sauf de pommes de terre. Pain et dans quelques

corps gras le moins possible. Viande et æufs, modérément. Légumes verts et fruits frais à volonté. Avoir une bonne selle tous les jours. Pratiquer la culture physique (p. 9), et la marche sur la pointe des pieds sans l'appui des talons pendant 3 minutes, 5 à 6 fois par

jour.

Diabète.

Mastiquer longuement et

à

fond tous les aliments (u. 'p. 23, Mâchez). S'abstenir de sucre sous n'importe quelle forme, de fruits sucrés tels que la poire, le

78

LE FrL D'on DE cr,oruo

raisin, la banane, I'orange très mùre, la cerise..., de légumes sucrés tels que la carotte, le navet. Les autres fruits et légumes sont permis. S'abstenir de tous les aliments farineux, sauf de pommes de terre. Pain, en consommer très peu (la crotte ), si possible donner la préférence au pain d'aleurone et au pain de gluten; certains substituent au puin la pomme de terre cuite à I'eau avec la pelure. Viande et æufs modérément. 'Corps gras, à volonté, mais selon la capacité digestive. Éviter la constipation. Pratiquer la culture physique sans aller jusqu'à la fatigue. Boissons permises :. eâu pure, infusions, thé ou café (p. 44) | eaux minérales alcalines, eau de chaux (à recommander). L'eau de chaux se prend diluée dans 5 ou 6 parties d'eau bouillie ou dans 3 ou 4 parties de lait bouilli à la dose de 150 grammes par iour pendant I à 10 lours, puis à dose rnoindre Le diabète sucré est une maladie par ralentissement de la nutrition dont les.principaux symptômes sont I'oxydation insuffisante des déchets, I'acidification des humeurs et l'accumulation du sucre dans le sang. Les alcalins sont donc tout indiqués, mais la chaux est celui qui agit Ie plus efficaceùrent

nÉÉouceuoN

aLrMENrarRE

7g

sur le déséquilibre fonctionnel de Ia céllule et sur le trouble humoral, en favorisant I'assimilation et la désassimilation, les deux processus essentiels à toute vie organique-. pour la préparation de I'eau de chaux, voir p. 97.

Néphrite chroniqu€ avec albuminurie chronique moyenne. Le sel de - les alicuisine doit être supprimé de tous ments, même du pain, surtout s'il y a de

le régime antitoxique (p. 33)avec laitage au repas du soir, mais de , temps en temps I'interrompre pour se mettre deux ou trois jours à la diète lactée absolue, à condition qu'on la supporte bien. Régime antitoxique, préparer le laitage du soir aux 'oignons (p. 105), aussi longtemps que I'estomac s'en accommode. Tous les légumes verts et tous les fruits frais sont permis, sauf les légumes et les fruits acides. On permet aussi les æufs, ur à deux par jour, et Ia viande blanche en petite quantité si elle n'influe pas fâcheusement sur l'albuminurie. Voir encore < Les Brightiquos )), page 90. Boissons permises : eau pure, infusions diverses, infusion de queues de cerises, eaux minérales, thé ou café (p. 44), eau l'ædème. Adopter

80

LE FrL D'oR nE ct.oruo

de chaux (p. 97) diluée dans I'eau bouillie ou dans le lait bouilli; si le lait n'est pas toléré, user largement de décoctions de céréales. Éviter la constipation. Culture physique, la pratiquer sans aller jusqu'à la fatigue et employer de I'eau tiède pour le tamponnement humide. Porter une ceinture de flanelle sur les reins. Gout te, rlzumat isme clt rot hme, grau elle, co n-

,; niq ue, as Aithritisme

gestion du foie, rnigraine fréquente, aarices, hémorroTdes, malad,ies de la peau,

artériosclérose. Suivre le régime des intellectuels (p. Z0). S'interdir certaines viandes (p. 5t). Ici le rationnement sévère des divers aliments et condiments est exigé, mais nous insistons sur une modération excessive dans I'usdge de la viande, des æufs et des légumineuses. Faire des cures de fruits fréquentes quand la saison s'y prête, chaque cure devant durer d,e L2 à 15 jours consécutifs (p. 33). Quand les fruits frais font défaut, se mettre toutes les semaines deux 2 ou 3 jours au régime antitoxique végétal (p. 33). Sonr défendus Ie

nÉÉnucruoN

aLrMENrlrRE gl

chocolat, le cacao, les figues sèches. Tous les légumes verts sont pur*i, sauI l,oseille, l,asperge, la rhubarbe, les champignons, les truffes. Tous les frutis frais sont permis, sauf I'ananas (trop de cellulose), Ie, grosuiilu", les cerises acides, les oranges très acides et les citrons, rnais on recommande le jus de citron comme condiment pour remplacer le vinaigre et Ie sel dans certaines préparations, et on conseille I'orange et le citron en bois_ son sous forme d,orangeade et de citronnade (p. 95). Les artérioscléreux et les gravelleux alcalins s'abstiendront d,eau de "h"u*, de carbonate de chaux et d'eaux nrinérales carciques. Boissons permises : eau pure, infu_ sions, thé ou café (p . 44),jus d'heÀes, décoction de céréales, orangeade et citronnade (v. le chap. III). Aller à la garcle_robe tous Ies jours et suffisamment. pratiquer la cul_ turephysique (chap. I"), sans allerjusqu'à Ia fatigue, mais les variqueux se livreront a Ia gymnastique dans la position couchée.

Maladies du [email protected] sans ædème Le régime est le même que Ie précédent, seulement ici, les repas doivent êi"e légers. On conseille même de faire quatre repas 6

82

LE FIL D'on DE cr,orgo

au lieu de trois afin de ne pas surcharger I'estomac, de restreindre surtout celui du soir dans le but de favoriser le sommeil' Trois jours par semaine se mettre au régime antitoxique végétal. Le cardiaque veillera à manger des aliments qu'il digère facilement, car le moindre trouble gastrique retentit pénibement sur le cæur : palpitations, oppression.

S'il y a de l'ædème, supirrimer le sel de cuisine et la viande, réduire les liquides, alterner le régime végétarien (1) et le régime antitoxique végétal, laitage aux oignons Ie soir aussi longtemPs que I'estomac s'en accommodei On trouvera deux bons adjuvants dans la gymnastique couchée et dans le massage (auto-massage gastro-intestinal, massage abdominal). IJne bonne selle quotidienne est absolument nécessaire.

Tuberculose. - La suralimentation est indiquée ici ; la ration normale doit être augmentée; insister sur le lait et les æufs (1) Le régime uégétarien comprend les

le lait et les æufs-

aliments végétaur

Le régirne antitoæique uégétal comprend les mêmes aliments moing les æufs et les farineux azotés (légumi-

neuses);

REEDUCÀTION

ÀLIMEI{TAIRE

83

et prendre les doses supp-lémentaires de ces aliments entre les grands rep"s. On recom_ mande Ia panade j*rrnes d,æufs, le lait ",r* calcaire, les décoctions de céréales, les dé_

coctions de légumineuses, le phosphate vivant ("h. III), Ie bon miel et le beu""" ,de bonne qualité sous forme de ta.rtines Élrassement beurrées. Viande : comme des autres aliments, oD peut en consommer davantage; ne pas aller trop loin et observer scrupuleusernent les prescriptions des p. 4g, 50, 51. Qu'on n'oublie pas que la suralilen_

tation n'est profitable qû'autant qu,elle est bien supportée par l,organisme : Ia réduire en cas de troubles àigestits ou manifesta_ tions arthritiques; s'il faut la réduire, tou_ jours commencer par dirninuer la viande. Une ventilation complète des poumons est indispensable aux tubercureux et aux bronchiteux. eu'ils pratiquent donc pl,rsieo"s fois par jour pendant quelques minutes la respiration profonde (v. ch. I) et la marche sur la pointe des pieds sans, l,appui des talons i pour faciliter cette mr".hË, porr", le haut du corps en avant.

Dilatation d'estomac.

Suivre le

84

LE FIL D'ON DE

CLOTHO

régime de I'arthritique (p. 80) et boire une infusion chaude 3 heures après chaque repas. On recommande un repos allongé de 30 à 50 nrinutes après los principaux repas : commencer le repos sur le cÔté droit (15 à 30 minutes, docteur Martinet) et le finir sur lo dos. On attacho une grande importance au verre d'eau matinal, à I'automassage gâÊtr"o-intestinal, ou massage abdominal et à la régularité des selles.

HyperchlorhYdrie

(t).

Toutes les

boissons doivent être tièdes. Au moment des crises douloureuses, régime lacté, lait additionné d'un cinquième'd'eau de chaux et bue très lentement. Entre les crises suivre le régime des dyspeptiqrres (p. 70) en s'abste-

nant de tout légume acide, de tout fruit acide et de boissons acidulées. Boissons, eau pure, infusions tièdes' eaux minérales alcalines, décoctions de céréales. Régularité des selles. Cultures PhYsigue.

-

HypochlorhYdrie (2).

Au moment

(ll Hyperchtorhyilrie: dyspepsie aYec suc gastrique trop abondant et troP acide. (21 HypochtorhYdrie .' dYsPePsie avec insufflsance d'acide dans le suc gastrique qui lui-même est souvent insufflsant.

nÉÉoucLrroN

aLruEt-{TÀrRE

85

des crises douloureuses, régime lacté, lait écrémé et bu lentement chaud; à cause de l'écrémage la ration quotidienne sera augmentée. Entre les crises, régime des dyspeptiques (p. 70) en auÉ{montant la ration de sel de cuisine, car le sel facilite la sécrétion de I'acide chlorhydrique r {ui manque ici. Régularité des selles. Culture physique.

Diamhée. - S'abstenir de légumes verts et de fruits; peu de boissons et les prendre tièdes; eau de riz, eau albunrineuse, lait calcaire, æufs, bouillon de légumes à la crèrse de riz'(v. ch. III), pain grillé, viande maigre sans sauce.

Chloro-anémie. LJn déjeuner nourrissant (v. Menus, p. 42). Café ou thé, très peu. Un diner nourrissant (lire les $ 6, Z, 8 du chap. II). Un gotter nourrissant ou minéralisateur. Souper, un menu plus ou moing copieux suivant Ia capacité digestive. Tous les jours un ou deux jaunes d'æufs (les choisir très frais); aliments végétaux recornrtârdés aux chloro-anémiques à cause de leur richesse en fer : épinards frais, petits pois, haricots verts et les conserves de ces trois légumes i poiroaux, laitué, endive, lentilles ;

86

LE FIL ,D'OR DE

CLOTHO

sont aussi recommandés les pommes de terre, les céréales, le pain bis, les soupes et potages aux légumes et pâtes ou farine, les préparations du chapitre III telles que la panade, le cacao à I'avoine, le lait de poule, le phosphate vivant; enfin les fruits ferrugineux tels que les bananes, raisins, ilYrtilles, fraises, prunes. Si I'appétit est languissant, L5 à 20 minutes avant les repas prendre une à deux cuillères à café de phos' phate vivant avec un denri-verre d'eau Pure ou d'une infusion faible de centaurée; si les digestions sont pénibles, une infusion de camomille après les repas. Régularité quotidienne des garde-robes. Pratiquer la marche sur la pointe des pieds sans appui sur les talons pendant 3 minutes 4 à 5 fois par

jour ; pratiquer la respiration profonde (chap. I) et la culture physique sans se fatiguer, mais ici, le tamponnement humide doit se faire à I'eau tièrle. On conseille en outre un repos allongé de 30 à 50 minutes après les principaux repas, en particulier après le repas du midi, et au nroins neuf sommeil Ia nuit. heures ,de

Ménopause ou retour d'âge.

nÉÉnuce'tloN

aLrMENlÀIRE 87

Troubles de Ia menstruation qt de la circulation avant la suppression des règles'

troubl.sdelacirculationcausésParla

régime suppression des règles' Suivre le (p' 70) des intellectuels et âes sédentaires arthrià *oirr* qu'il n'existe une affection tique; dans cd dernier cas' se mettre au réI'arthritisme (p' 80)' Pratiquer- la

gi;"'a"

îrrlt,.r. physique et la respiration du chapitre f iu *ur"h" sur la pointe des pieds "t appui sur les talons pendant quelques

*urrc insisminrrtes plusieurs fois par jour; nous tons sur Ie verre d'eau matinal' l'autornasabdomisage gastro'intestinal et le massage tous nal. Veiller à aller su{fisamment à la selle consti-' les iours (très important) D cas de ou Pepati,on, même légère (selles dures constipé du régime au tites), se conforÀ", ra(p. 7a). IJser fréquemment de boissons de fraichissantes telles que les décoctions adsanscéréales, les bouillons de légumes dition de pâtes ou {arine, les ius d'herbes' de les tisanes'de Pruneaux' de pommes et son.

CHAPITRE III.

FORMULES ALIMENTAIRES POUR MALADES ET CONVALESCEI.ITS

Sois sobre.

$

r

-

souPEs

Bouillon de légumes (Vrucernn). Excellent dans Ies cas d'entérite, de gastro-entérite et autres affections de I'estomac et de I'intestin; peut remplacer momentanément le lait chez les enfants malades. ^* .r ^.- |l,Pommos de terme : 200 gr:. enzou r! 1 darottes : 50 grammes. ^* ,

en4Partlcs/N

, ^{avets : 40 grammes. Haricots rouges : une cuillère à soupe. Pois secs : une cuillère à soupe. Un poirçau. Eau : 2 litres et demi.

FORMULES

ÀLIMENTÀIRE8

89

Faire bouillir 4 heures dans vase clos. Passer sans écraser. Saler légèrement (une cuillère à café eirviron). Il faut qu'il reste un litre d,e liquide; en cas d'insuffisance, compléter avec de I'eau bouillie chaude. Ce bouillon doit toujours être très frais. A employer pur ou additionné de pâtes ou farine (tapioca, semoule, crème d'orge...). Nous estimons que ce bouillon peut être conservé de 9 à LZ heures suivant que la température est chaude ou fraiche. Docteur Vluclrnn (Reuue internationale d.e Médecinc

.

et de Chirurgie.j

Décoction d,e céréales (Srnlrcnn). S'emploie dans les mêmes cas que le bouillon Vaucaire. Froment, avoine, seigle, orge, mals concassé, son, de chaque une cuillère à soupe. Eau : 3litres et demi. Décoction : 2 heures, Passer et obtenir un litre. En cas d'insuffisance compléter avec eau bouillie chaude. Saler modérément.

Docteur Spnrncrn.

LE FrL n'oR DE ct.orgo

90

Les brightiques (Pe rsonûos

ayaût les relns malades).

.t

qui remplacent le Iait par le bouillon

de légumes ou Ia décoction de céréales s'abstiendront de saler : ils relevèront le gofit de ces aliments avec persil., estragon, céleri, cerfeuil, serpolet, thym (vanille ou cannelle et sucre pour céréales).

Décoction de céréales

et de légumineuses

(Counr).

S'emploie dans les mêmes cas que le boui.llon Vaucaire. Blé, orge, mais concassé; haricots, pois, lentilles, de chaque 30 grammeS. Préparer comme la décoction précédente (employer si possible des légumineuses grossièrement écrasées). Docteur CoMsy. Soupe farine à I'eau (RrrnEux) (Trèr nourrissant).

Farine complète de froment I une cuillère ou de seigle t à soupe. Délayer dans un peu d'eau, ajouter un verre d'eau bouillante et rerruer sur le feu

FORMULES

ÀLIMENTÀIRES

9I

jusqu'à ébullition. Ensuite laisser cuire à feu doux pendant un quart d'heure en remuant de temps à autre. Deuxminutesavant

de servir, ajouter encore un verre d'eau bouillante, 15 grammes de beurre frais et parfois \rn jaune d'æuf battu. Saler légèrement.

Soupe farine au lait (Rrrruux) (Très nourrlssant).

Farirte complète de froment ) une cuillère ou de seigle. I à soupe. Délayer dans un peu d'eau, ajouter un verre d'eau bouiflante et rem,uer sur le feu

iusqu'à ébullition. Ensuite laisser cuire à feu doux pendant un quart d'heure en remuant de temps à autre. Deux minutes avant de servir, ajouter un verre de lait bouillant , et une cuillère à café de sucre. On peut préparer ces deux soupes à la crème d'orge, de riz, d'avoine, à la semoule. Revue le Corps et' l'Esprit, l'9L8, no 5. Potage crème de

riz aux légumes (Rrrruux)

(Itounissant).

Poireaux

et carottes coupés en menus

morceaux, 300 grammes environ ; un peu de

-92

LE FrL D'oR DE cr,oruo

céIeri. Faire bouillir dans 2 litros et demi. d'eau légèrement salée' Au bout d'une heure et demieajouterS0 grammes de crèrne de tiz délayée dans un peu d'eau froide' Maintenir l'ébullition encore une heure et demie, puis passer pour obtenir I' litre de potage.

Porase

.î*"T*ï

(Rrrn.rux)

Carottes, navets, poireaux, ensemble

300 grammesr Ie tout en menus morceâux; ajouter un Peu de céleri. Faire revenir clans un peu dé beurre, puis faire bouillir 3 heures dans 2 litres d'eau légèrement salée et additionnée d'un mor-

ceau de sucre. Un quart d'heure avant de servir, aiottter de la laitue hachée et 2 cuillerées de petits pois. Laisser cuire à feu doux, puis aiouter un peu de lait et un iaune d'æuf ' Pour t litre de Potage'

Potage aur pommes de terre (Rirrlux) (Refrrlohicssnt).

Pommes de terre 300 grammes, t à 2 poireaux, le tout coupé en morceaux. Faire cuire pendant une heure et demie dans 2 litres

FORUULES

ALIMENTÀIRES

93

d'eau légèrement salée. Aiouter du cresson gu'on laissera cuiro un quart d'heure. Passer en écrasant et faire bouillir à nouveau pendant dix minutes. Panade (Nou$lgsant ot sthulant).

Pour la préparer, on prendra de la crotte de pain ou du pain grillé, 40 à 50 grammes pour t litre d'eau. .F'aire cuire doucement pendant trois à quatre heures de façon qu'il reste un demi-litre de liquide. Passer en écrasant au tamis fin, replacer sur le feu, saler légèrement et retirer au premier bouillon. Y ajouter t0 à 15 grammes de beurre et un ou cloux jaunes d'æufs. On peut y faire cuire un cæur de laitue. Décoction d.e céréales (P.r.sc,Lur,t) (lflnérallse).

Prendre grains de blé, seigle, orge' avoine, nrals concassé, une cuillère à soupe de chaque, plus une cuillère à soupe de gros son. Fairo bouillir doucemont deux heures dans 3 litres d'eau (une. ébullition de une heure dans 2 litres suffit guand toutes les semences sont broyées). Passer Pour obte-

94

LE FIL D'oR DE cLoTIto

nir un litre. Boire peu sucré ou non sucré, aromatisé avec vanille ou café, ou coupé de lait, ou bien s'en servir pour préparer des soupes, des purées farineuses, etc...

Bouillon de légumes (Prscrur,r) (Minéraltse et rafraichit)

Pour 4litres d'eau, mettre

I kilo de ca-

rottes, un demi-kilo de navets, deux grosses pommes de terre et 2 poignées de légumes secs, puis 4 gros poireaux et t petit chou si l'estomac le digère ; enfin épinards,laitue, cerfeuil, haricots verts, potiron, panais, céleri et autres légumes de saison. Saler modérément. Cuire à petit feu 4 à5 heures. Passer sans écraser. Se boit tel quel ou sert à confectionner des potages. Les légumes seront accommodés et mangés à part. Précis d,'alirnentation, p. L21,.

s 2.

-

Borss0Ns

Jus d'herbes (Pescr.ur,r) (Pour arthrltlgues).

to Prendre cresson, fueilles de chicorée, pissenlit; broyer au mortier et passer dans un linge ;

FORMULES

ÀLIMENTAIRES

95

Avec les grqsses carottes nouvelles on obtient un jus excellent pour les arthritiques en les passant dans le presse-purée. Boire ces jus à jeun ou avant les repas. Précis d'alimen,tation, p. l2L. 2o

_

Orangeade et citronnade. ot rafralchissantos).

(Bolssons aclduléeg

Faire fondre une cuillère à soupe de sucre dans un quart de litre d'eau et y exprimer le jus d'un fruit. On peut aussi verser un demi-litre d'eau bouillante sur un fruit coupé par tranches; laisser infuser une heure, puis passer et sucrer.

Bouillons aux herbes (Rafrôtohts sant).

Herbe fraiche d'oseille: 30 grammes. Herbe fralche de laitue : 30 grammes. Herbe fraiche de cerfeuil : l0 grammes. Eau : un litre et demi. I.'aire cuire une heure. Passer. Ajouter une demi-cuillère à café de sel. I[ faut qu'il reste un litre de liguide,

96

LE FIL D'on DE cl.oruo

Tisane de pruneaux (Rafraichtssant).

Pruneaux ouverts: 50 grammes:

Eau, quantité suffisante pour obtenir, après une heure d'ébullition, I litre de'tisane; passer à l'étamine. Thé de pommos {Ratbaîcbissant).

Prendre des pommes non épluchées, de préférence des reinetl.es, 4 à 6 suivant la grosseur, les couper en menus morceaux, les arroser d'un litre d'eau très chaude dans un vase couvert et laisser infuser deux heures sur le coin de la cuisinière en ayant soin de remuer de temps en temps. Sucrer légèrement au moment de servir. Tisane de pommes JBafratchtssant).

Prendre les pelures et les poches à pépins de 5 ou 6 pommes. Les faire bouillir une heure dans t litre et demi d'eau, de façon qu'il reste I litre. En cas d'insuffisancel

compléter avec de I'eau bouillie chaude. Passer. Consommer chaud ou froid. Sucrer légèrement au moment de servir.

FORMULES

ALIÙIENTÂIRES

97

Eau alhumineuse (Contfo la diarrhéo).

Deux blancs d'æufs; 1 demi-litre d'e"u. Battré les blancs d'æufs avec une petite quantité d'eau ; ajouter le reste du liquide; passer à l'étamine ; sucrer et aromatiser avec une cuillère à café d'eau de fleurs d'oranger.

Eau d,'orge (

Refralcbissant et adoucissart).

Orge mondée ou perlée, 20 grammes. I,aver I'orge à I'eau tiède et la faire bouillir dans t litre et demi d'eau jusqu'à ce qu'elle soit bien'crevée et que le liquide soit réduit à t litre. Laisser reposer quelques instants et passer à travers une étamine peu serrée. Boire cette eau telle quelle ou édulcorée avec un peu de miel.

Eau d,e chaux. Indiquée dans I'intolérance lactée, la diarrhée et très recornmandée dans le diabèté sucré. Dans une petite tourie de 12 litres environ, mettre 100 grammes de chaux récemment éteinte et 3 litres d'eau de pluie ou 7

98

LE FIL D'oR DE cr,oruo

distillée. Bien agiter ot laisser reposer. Le lendem.ain décanter, ieter cette première eau et la remplacer par 10 litres d'eau de pluie ou d'eau distillée. Agiter 2 à 3 fois par jour pendant deux jours. Laisser reposer t2 heures et filtrer I litre à la foie. Après le neuviènre litre remettre sur la chaux la même quantité d'eau et opérer comrno cidessus. Il n'y a que la première eau qui ne peut pas être consomrnée. Les flacons con' tenant de I'eau de chaux, doivent toujour.s être bien bouchés. Dose pour adulte : 100 à.t50 grammes pal' jour. Eau de ria

{Contre la diarrh'ée)'

Riz entier,30 à 50 gramrros. Laver eoigneuÊoment le riz à I'eau tiède à deux rg. prises; le laire bouillir dans t litre et demi d'eau jusqu'à ce qu'il soit bien crevé et que le liquide soit réduit à L litre. Laisser reposor pendant quelques instants et passer à ttavers une étamine peu serrée. Boire cette eau telle quelle ou édulcorée avec un verro à vin de sirop de coings qui renforce son action antidiamhéique.

rOR]UULES ÀLIIIENTAIRES

99

Tieane de soa (Rafiatchis sant, laxati f).

Son (de blé) frais de bonne qualité, B cuilà soupe I eau, I demi-litre. porter à

lères

l'ébullitiou et la maintenir doucement pendant 15 minutes. Pour obtenir I quart de litre. Passer à travers- un linge. On peut sucrer_ légèrement. Boire chaud le matin à jeun (laxatif). La même quantité sera prise à,4 heures ("o gorlter) si I'effet poursuivi n'est pas atteint. Température des boistont.

En général, les boissons doivent être prises à la température de I'appartement I les réchauffer dans la bouche avant de les avaler. Quelles soient trop chaudes ou trop froides, elles sont égalemont nuisibles : un excès de froid paralyse les ferments salivaires et gastriques ; un oxcès de châleur les tuo et en outre altère l,émail dontaire et la muqueuso digestive : 38, 40. 4Zo con. viennent mioux à certains liquides et mets; d'autres comme lo café noir et quelques infusions peuvent monter jusqu'à 50o, mais pas au delà.

LE FIL D'oR DE cl,orHo

100

$

3.

PRÉPÀRATI0NS DIVERSES

Cacao

à I'avoine (Rrrrlne) (Nourrissant)'

Cacao en poudre,2 cuillères

mes)

à

café (10 gram-

t

Farine d'avoine, t cuillère à café' Eau, un quart de litre d'eau Délayer les poudres dans un peu peu un josqrr'à consistance de pâte; aiouter Porter à l'ébulde sucre et Ie reste d'e I'eau' table lition et laisser bouillir 5 minutes' A de crème' ujoua", du lait chaud ou un peu

Lait de Poule (Rrrr'txe') -

(Nourrissant et stimulant)'

L jaune d'æuf

;

1 grand verre d'eau ; t cuillerée de sucre Pulvérisé; t cuillérée d'eau de fleurs d'oranger'

Prendretà2cuilleréesàSouPed'eau

Ie reste et y battre le jaune d'î:f ' Chauffer y faire t{e l'eau (ne pas la faire bouillir)' à peu sur.le fondre le su""L et la verser peu ensurte jaune d'æuf en battant sans cesse I d'oranger' aromatiser à I'eau de fleurs ne l' Revue le CorPs et l'EsPrit' L9L9'

FORMULES ÀLIMENTÀIRES

t0L

Poridge (Prscrur.r) (Ilourrlssant).

Gruau ou flocons d'avoine. Cuire dans I'eau pendant guelques heures la veille, de manière qu'il ait une consistance pâteuse. L'additionner de lait chaud sucré au moment de servir, ou le manger. avec compote ou pruneaux et pain complet. Précis d'alimentation, p. 136.

Lait caillé (Acidulé, rafraichissant, laxatlf).

Le lait caillé est de consistance molle, gélatineuse (semblable aux gelées de fruits). Un litre de lait en donne b00 grammes environ. On le prépare en ajoutant aq lait pur, maintenu tiède sur le coin de la cuisinière quelques gouttes de jus de citron ou de présure. Pcndant les chaleurs, le lait en fermentant (en tournant) se caille spontanérnent. La séparation opérée, on égoutte le fromage

Lait calcaire. Indiqué en cas de,diar.rhée et quand le lait pur n'est pas digéré. Lait frais, I demi-litre;

102

LE FrL n'on nÉ cr,orno

Carbonate de chaux Pur' une cuillère à café (dosage pour adultes). Le iait est porté à l'ébullition, retiré du feu et additionné de poudre en remuant'' Agiter avant de boire, avant chaque gorgée, car lo carbonate de chaux déposo. On peut sucrer et aromatiser. Si on préfère le lait dilué, on remPlaçe la poudro par de I'eau de chaux, 3 à 4 cuillerées à soupe Par demi' litre ds lait. Cràme sans æuts (Très nounlssent).

Lait pur,

t litre ;

Sucre, 80 à 100 grammes; Vauiller 2 à 3 grammes' Agar-agar, I à 10 grammes. Couper I'agar-agar en morceaux très petits et faire bouillir le tout pendant 25 minutes' Yerser dans un moule sans aucune préparation. En refroidissant, le laitage so prend en masse. Pour le servir, retourner le moule. Au lieu de vanille, on peut ajouter à la fin de la cuisson un peu de café très fort ou pendant la cuisson une cuillère à souPe

de cacao.

FORMULES ÀLIMENTAIRES

r03

Conflture de son (Fortiûantc, laxatlvc).

Le son, par ses principes azotés et sôs phosphates alcalins, est plus nutritif que la farine dont il dérive Les Anglais font avec la décoction de son un saccharolé fortifiant pour les enfants délicats, qu'ils appellent phosphate de blé (wheat pltosphafe). On prépare âvec le son une confiture agréable, tonique, laxative, convenant spécialement aux anémiques et déprimés qui ne sont pas sujets à la diarrhée. Prendre 500 grammes de son-frais de bonne qualité qu'on délaye dans

3 litres

d'eau. Faire bouillir doucement pendant 3 à 4 heures en agitant fréquemment. Dans une autre bassine faire fondre 2 kilogrammes cle sucre dans I litre d'eau. Dès que le sucre est dissousl T incorporer le son et le ius de 3 ou 4 citrons et laisser cuire (on remuant) jusqu'à consistance voulue. Si [e gofit de citron n'est pas assez prononcé, on fera bouillir avec le son les zestes râpés de un ou deux fruits. Si on veut augmenfer les

propriétés laxatives de cette confiture, au lieu de citron, oû emploiera des écorces d'oranges douces, 250 gremmes pour la

104

LE FIL D'oR DE cr,orno

quantité de son indiqué : râper les écorces finoment ou les sécher et les broyer dans un moulin à café et les cuire avec le son. Phosphate vivant (

Fortitant, tonique, roconstituant).

. Pour les enfants, les convalescents, Ies anémiques, les épuisés physiques et céré' braux qui ne s'accommodent pas de la confiture. Prendre 500 grammes de son de'blé frais et de bonne qualité; le délayer dans 3 litres d'eau et le faire bouillir doucement pendant 3 heures en agitant fréquemrnent. Expri' uler, passer. Délayer le son résiduel dans I litre'd'eau et faire bouillir pendant I heure à feu doux. Exprimer de nouveau et passer. Réunir les deux liqueurs, les peser et les. évaporer sur feu doux en agitant sans cesse jusqu'à ce qu'elles aient perdu la moitié de de ieur poids. Y mélanger 400 grammes dc sucre semoule et.évaporer en agitant. in.r1u'à ce qu'il reste dans le récipient200 grammes de liguide, plus 400 grammes de sucre, soit 600 grarnmes. Y incorporer encore 600 grammes de sucre semoule I étaler sur des assiettes et dessécher au soleil, au four

FORMULES

ALIMENTÀTRES

105

tiède ou à l'étuve (35 à 40"). Pour'que la dessiccation s'opère rapidement, retourner la pâte de temps en temps et la morceler en menus fragments. La pâte, une fois sèche, l'écraser, Ia pulvériser dans un mortier ou la broyer dans un moulin à café. Adultes : 6 cuillères Par iour en trois fois. Enfants de t0 à 15 ans : 3 cuillères à café. Le phosphate vivant n'est pas un rnédica' ment I c'est un aliment vitalisé produisant chez les épuisés une amélioration rapide p"t l" réveil de I'appétit et le relèvement des forces. Le phosphate vivant est une combinaison organique naturelle, absorbable et assimilable Par nos divers tissus, à l'encontre dres phosphates et glycérophosphates artificiels fabriqués par Ies chimistes, qui modifient si peu I'organisme en le traversant.

Soupe lactée à I'oignon , (Excollent diurétiquo).

Pour hydropiques et brightiques (malades des reins). Adultes : 3 à 6 oignons par jour. Les faire cuire avec le pain dans le lait. Quand I'estomac tolère I'oignon "r,r, oi le pile cru et on le délaye dans du lait froid.

A

CHAPITRE IV HYGI ËN E MORALE

Sois bon.

La culture physique et I'alimentation ra' tionnelle développent la robustesse clu corps' qui ainsi se trouve armé contre la maladie ; en outre, elles nous font faire un grand pas dans le domaine de I'hygiène morale. A propos des exercices exécutés au saut du lit, le docteur Pauchet s'exprime ainsi : < L'habitude ,'les actes régliis et volontaires éduque la volonté et l'énergie ; ,elle réalise la rnaîtrise de soi etla maitrise des autres (l). n De même la mastication : ralentie et prolonSée, elle calme les impatients et les nerveux et initie chacun au gouvernement de soi-même. Une fois (l) La Revue le

Qorps

et I'Esprit,lgl6, n'3.

108

LE FIL D'on DE cLoTHo

rnaîtres de nous-mêmes, Qui nous empêche de reformer notre caractère, de modifier même des tares mentales transmises par I'hérédité? L'auto-contrôIe en écartant de la conscience les sentiments pénibles, bhs, égoïstes, mglveillants, et en donnant accès aux passions nobles et généreuses, aux émotions douces et agréables, nous permet de goûter un réel plaisir dans la jouissance de la vie et de nous rendre compte du but de notre existence et de celui du monde qui est le progrès constant et infini. I\fais cette marche à I'infini nous parait impossible sans concours cl'une Intelligence Supérieure orgqnisatrice et conservatrice-; elle nous semble illusoire sans la survie animique. Dans la nature, rien ne se perd, tout se transforme. Puisque la matière ne s'anéantit pas, pourquoi son moteur, I'esprit, serait-il susceptible de dest_ruction ? ' Du reste I'hornme a toujours eu soif d'im mortalité, comme il a toujours cru au Divirr. < Dès la plus haute antiquité, écrit le docteur'Paul Carton, sans avoir pourtant à leur disposition les richesses scientifiques d'aujourd'hui, Ies grands sages étaient arrivés déjà à énoncer les lois de la création, à dé-

HYGIENE MORALE

109

terminer I'origine et la fin de I'homme et les attributs de la Divinité, à établir les lois de causalité, d'évolution, de finalité et à en déduire enfin les plus sùrs prébeptes de vie saine et vertueuse (l). o S

lu'.

-

DIEU

Il est clair que tout dans I'univers obéit à des lois : b gravitation des astres, le <

rythme des années, des saisons' des jours, les nodalités de la vie nrinérale, végétale, animale et humaine. La raison se refuse à admettre que toutes ces lois se soient établies sans une ForCe Législative suprême, sans une Direction unique et supérieure, sans une Conscience Universelle qui groupe en elle cet assemblage merveilleux et le conduit au but qu'elle a assigné. < D'ailleurs, dans le plan strictement matériel, cette unité des forces est proclamée par la science moderne, gui a fini par tout ramener à l'Énergie, cette force impondérable qui se retrouve en toutes choses, qui existe derrière chaque phénomène, qui est la (1) Docteur P.rur, Crnron, Ia Tie sage, Introduction. En vente chez I'auteur à Brévannes (S.-et-O.).

tr0

LE FrL D'oR DE ct,orgo

cause, le moyen et la fin de tout ce gui so présente à nos sens. Cette découverte de l'Énergie incréée, impérissable, progres. sive, innée dans tout, évoluant à des degrés hiérarchisés de conscience depuis le miné. ral jirsqu'à l'homme, fournit vraiment la démonstration scientifique de l'existence et de I'unité des forces divines qui soutiennent et dirigent le monde (l). n

Platon (429-347 avant J,-C.) attribue I'admirable organisation du monde à la Souveraine Raison.

Il est absurde, dit Cicéron

(106-43 avant est absurde de ne pas hdmettre que

J.-C.) il Sagesse ait présidé à la formation du monde, alors qu'on admet que l'art dirige la création d'un chef.d'æuvro, que la raison conduit un vaisseau dans sa marche.

la

Rendre le culte à Dieu est le premier de tous les devoirs et ce culte doit guider et sanctifier toutes les æuvres humaines. < La

religion d'abord, ajoute Ie docteur Carton, parce gue les autres obligations puisent en elle leur seule raison d'être. )) (l) I,a Vie

sage,

p.37.

ltt

HYGIENE ITORÀLE

ta cutTURE ûIENTAIE D'après Pythagore commenté par docteur Crnror* ({) $

2.

le

P.

Apprenez à dominer vos passions, seul réussit dans ses entreprlses -quiCelui-là sait diriger diriger les

autres, qui $e et sait maitriser ses nerfs, refréner son émoti, vité, garder son sang-froid en toutes circonstances,

Soyez sobre. nourriture trop sub- Uno stantielle encrasse, alourdit I'organisme et émousse I'intelligonco; des libations trop copieuses dégradent la nature humaine, tout comme

,

$ 3.

- ta PRIÈRE

' ( En général, dit le médium guérisseur

HYGIENE MORÀLE

tL5

Saltzmann, l,homme se contente de prières toutes.faites; Ia pratique extérieure lui suf_ fit. Aller dans un temple, écouter les ins_ tructions des ministres, lire les livres saints parce qu'il faut les lire, accomplir des devoirs extérieurs, cela lui sernble prier Dieu. Est-ce la vraie prière ? Non, la .,n".iu prière est cette profonde aspiration de l,âm; vers Dieu, c'est cet acte de notre volonté, qui nous élève au-dessus de notre nature terrestre vers l,Être Suprême, c,est l,élan passionné du cæur, c'est I'appel de Ia souf_ france vers le Divin père, c,est Ie cri de repentir, I'allégresse du bonheur, I,union de notre faible personnalité avec le Grand Tout. < Est-il besoiu pour cela d'invocations pas_ sionnées, de véhémentes apostrophrs, a" Iongs discours ? Non ! un soupir parti du cæur vaut nrieux que toutes les paroles vides, sous lesquelles I'homme cache l,aridité de ses sentiments. Nous devons prier du fond du cæur, nous d.evons prier'r,r"tout par nos actes : la charite vaut la plus fervente prière (t). u - (l)

Srr,tzMÀrrtN, Harmonie morale,

p.

160.

I'auteur, B, rue Francisque_Sarcey, paris.

En vente

cbez

t16

LE FIL n'oR DE cLoTHo

$ 4.

-

I'IilU0RTÀLITÉ DE L'ÀME

Ah lsi cenoble sentiment,parguidu grand Homère, Par qui des Scipions I'esprit fut euchanté, , N'était qu'une vaine chimère,

Qu'un vain roman par I'orgueil inventé, Aux limites de sa carrière,

D'où vient que l'homme, éPouvanté, A I'aspect du néant se rejette en arrière ? Pourquoi, dans I'instabilité De cette demeure inconstante Nourrit-il cotte bonne attente De l'immuable éternité ?

Non, ce n'est Point un vain sYstème, O'est un instinct profond vainement comba ttu

;

Et sans doute l'Être SuPrême Dans nos cæurs le grava lui-même

Pour combattre le vice et servir la vertu. DnLrr.r,p. Jo te Balue, ô Mort, libératour céleste,' Tu ne m'apparais point sous cet aspect funeste

I'erreur; Que t'a prêté lougtemps llépouvante ou Ton bras n'est point armé d'un glaive destructeut, îu n'anéantis Pas, tu délivres t...

Lln.rntr xt, trIéditations poétiques. 1" Si I'âme s'éteigûait à la mort du corps,

IIYGIENE MORÀLE

Ll?'

nous serions la seule créature qui, sans- espoir d'y échapper, aurait toujours sous les yeux son anéantissement. Nous serions plus misérables que les brutes, qui ne soupçonnent rien de leur destruction; 2" Il nous arrive à tous de rencontrer des gens de bien malheureux et des scélérats favorisés pa4 le sort. Nous sommes donc en droit de réclamer une plus juste rétribution dans une réincarnation ou dans un autne monde; So Celui qui pratique I'hygiène morale sent parfaitement que son âme a soif de progrès, de perfectionnement. Cette soif p€utelle être pleinement apaisée ici-bas ? 4o Un des caractères de I'esprit humain, c'est cette curiosité qui le porte à la re. cherche du vrai. (( Dès que nous sommes libres des affaires et des soins de premièro nécessité, dit Cicér.on, nous éprouvons le désir de voir, d'entendre, de nous instruire : d'où il suit que la vérité conviont le mieux à la.nature de l'homme (1).o On ne peut soutenir que cette saine curiosité est un vain besoin ou une illusion. Si elle est réelle et, lll

De Off,ciis,

traduction Burnouf.

118

r.E FrL D'oR DE cr,orno

légitime, il faut qu'elle puisse être satisfaisante, non en partie, mais complètement I il faut que les vérités immuables entrevues puissent être atteintes malgré leur profondeur: cela est-il possible à I'esprit entrar'é par des liens matériels ? $o Hector Durvi[e dans le Fantôme des viuants, démontre par l'expérimentation méthodiquement dirigée que le corps hurnain se dédouble én deux parties distinctes : le corps visible et le corps invisible. Il conclut ainsi : 1o Le dédoublement clu corps humain est un fait certain qui se déntontre par expérimentation directe. Cette qualité prouve en mêrne temps que la Force est indépendante de la matière et que notre individualité se compose d'un corps brut et d'une âme intelligente; 2o Puisque le fantôme fonctionne librement en dehors du corps, l'ârne qui le dirige peut et doit subsister après la mort. S'il en est ainsi, I'immortalité est un fait qui peut être démontré scientifiquementl 6o PIus catégorique est l'affirmation du célèbre physicien G. Hirn. Parlant de la loi scientificlue de la conservation de l'énergie, (1) Hncton Dunvrr,r,r, le Fantôme des uiuants. En ventechez 23, rue Saint'Merri, Paris.

I'auteur,

Hirn du"r^,;lîÏ -*Ïest muet'" ::: les mystères d'outre-tombe; sur la manière d.'être, sur l'évolution de I'homme"', mais elle abolit définitivement sur I'autre rive I'idée du néant. A l'être qui a pu s'affirmer dans le présent et dire : a Je sens, i'aime, ie ( pense, donc ie suis r, la science dit: < Tu ), P. 18). Malgré ses avantages, cet exercice est quelque peu négligé : on n'a pas le temps ou plutôt on le croit. Aux éternels pressés, nous conseillons de marcher sur la pointe des pieds sz'ns s'appuyel' sur les talons pendant 3 ou 4 minutes 5 à 6 fois par jour, soit en allant à leur travail, soit en vaquant à leur besogne journalière I e'est là une gymnastique élémentaire à la portée de tous, même des gens affairés, qui, par le fait qu'elle est exécutée'

;$iïrir i*tur tï î.* j:a

*ïï

PSYcHreuE L37 toires (1). Les résultats et effets rapides qu'ils obtiendront sont (p. iO) : I'amélioraMÉnncrxn

tion ou la guérison des maladies de la poitrine et de la gorge, le fonctionnement plus libre et plus aisé des poumons, l'augmentation de l'énergie vitale et de la robustesse rnorale.

Le calme. Celui qui est réellement ,alme est maître de lui-même et dirige à sa guise le jeu de son intellect et de ses organes; il ne se laisse pas abattre par le chagrin ou la souffrance, ni emporter par la colère ou I'envie, ni atterrer par la peur ou la crainte. Pour devenir calme, fuyez la société des pessimistes et des impulsifs; soyez très modéré

en tout,' danr' vos actes quels qu'ils soient réprimez toute hâte intempestive; suivez le régime des nerveu,fi, page 70, conformez-vous aux enseignements contenus dans l'article Le

Calme, page L76, et dès qu'une cause quelconque menace d'ébranler votre équilibre nerveux actionnez le ft'ein respiratoire.

La respiration comprend quatre temps

:

(l) Le docterlr Gauûer a démontré que la marche sur la pointe des pieds augmente la ventilation des sommete pulmonaires.

138

LE FrL D'oR DE cLoTIro

I'inspiration (absorption de I'air); 2" le premier arrêt; 3o l'expiration (exhalation de I'air) ; 4" le deuxième arrêt. C'est sur le premier arrêt que la. volonté doit agir. Les poumons étant remplis, on peut facilement retenir son souffle un peu plus longtemps que de coutumer pâr exemple retenir son souffle le temps de compter lentement jusqu'à 6, puis lâcher I'air lentement t Faire cet exercice 3 à 6 fois, et la stabilité nerveuse sera rétablio : sérénité et quiétude dans l'âme, bien-être et aisance dans le 1o

"oto*. $

2.

-

UN REMÈUE A

m

D0UI,ELR

Traitée par I'oubli La douleur se replie. Traitée par le mépris,

"

uïTïraffermit Ébranlée.

A Rappelons-nous qu'il est plus aisé De la prévenir que d'apaiser Une douleur; aussi devra-t-on La raisonner à froid et à fond,

uÉoncrxn

esvcntqun

139

Aussitôt I'accalmie revenut, A{in d'en empêcher le reflux. Les nerfs trop écoutés sont tyrans Gémisseurs, se posent en souffrants. C'est en dédaignant leurs doléances Qu'on dompte leurs fictives souffrances. De plus, que d'erreurs, d'illrrsions Se'glissent dans nos sensations

,

Et passent pour des réalités: Un foyer éteint semble chauffer; Des électriques fourmillements Sont nettement perçus sans courant.

Pour éviter excès et méprise, Conservons de nos sens la maltrise.

( { (

Le remède de

Sénèque.

Oo rend la douleur légère, À force de Ia croire telle. SÉxùqun.

$

3.

-

A CEUX oUI S0ÛFFRENT

La soumission à la volonté divine, dit A. Saltzmanû (t), et la confiance en Dieu sont deux remèdes qui soulagent bien des souffrances.

Aimez-vollsles uns les autres. -Mais (l) A. S,u.tzulnn, Harmonics moralcs, p,

230'

t

L40

LE FIL D'oR nn cr.otlro

il y a un autre moyen pour ne plus souffrir c'est d'aimer son prochain comme soi-même. Ne pas faire de fautes, ce n'est pas assez : il faut encore faire du bien, car ne pas faire du bien, c'est faire une faute. On ne peut être heureux sans le mériter I et on le mérite en faisant le bien. La charité efface les fautes et annule la sanction qui se manifeste sous forrne de souffrance : on répare beaucoup mieux par la charité que par la souffrance oulapénitênce. En outre, dans la pratique du bien, il y a un grand bonheur, une grande joie; et tout le monde sait que le bonheur seul dissipe le malheur, {uo la joie seule chasse la peine. Et puis, il y a un autre motif pour faire du bien, c'est que lorsqu'on s'occupe des autres, on pense beaucoup moins à soi, et même on n'y pense pas du tout. L'une cles czruses principales de nos chagrins et de nos maladies, c'est la pensée constante que nous portons sur noas-mêmes. Secourons les nécessiteux, soulageons les souffrants, et dans l'intervalle de nos bonnes actions, pensons aux déshérités de ce monde, prions pour eux, car, soyons-en convaincus, beaucoup souffrent plus que nous.

uÉoncrxn

PsYcHTQUE

Demandez et vous recevrez.

l'LL Pour

s'accomplisse,

que cette parole de I'Évangile il faut que votre requête soit ardente, confiante, réitérée; it faut aussi qu'elle soit juste et raisonnable, car implorer des choses irréalisables, des faveurs qui pourraient nuire à votre avancement moral ou aux intérêts de vos semblables, c'èst aller au-devant d'un échec certain. $

4.

-

LE

TRATÎEMENT PSYCEIOUE

De fils nerveux un lacis serré Pénètre Ie corps humain entier, C'est un vrai réseau télégraphique:

Poste émetteur au centre psychique' Points récepteurs nombreux répandus Dans tous les somatiques tissus. On appelle les fils qui transmettent Soit centrifuges, poit centripètes. Ceux-ci excitent, ceux-Ià ordonnentLe lien que rien ne conditionne, Existant entre nerfs et fonctions Est la claire démonstration De leur commun état de santé Ou de leurs troubles simultanés.

t

42

LE FrL D'oR DE cl,orno

A Mais pourquoi à I'organique mal Opposer le remède mental? Parce que de I'esprit la ntaîtrise

Est un fai[ prouvé, quoi qu'on en dise. Bien compris et réglé, le psychisme Ass'èrvit le mental mécanisme, Maintient le ton neryeux dans la norme,

Et répartit I'influx uniforme.

Il

émonde, épure les pensées,

Il renforce les saines idées. Ainsi est domptée la maladie Et restaurée du corps ltharmonie. On répond que l'élément psychique

Subit aussi I'ascendant physique. J'en convienp, mais la mélancolie L'obsession, les tics, les manies, Peut-on avec les drogues les vaincre ? Tandis que I'esprit va vous convaincre : Il guérit, dans tous les cas soulage. Je sens sur mon corps mes avantages : Je tousse : briser ma toux je puis i Je pleure : tarir mes pleurs je puis; Et j'arrête sans aucun secourg Du corps dautres fonctions en courÊ. Emotion et attention Exagèrent les sensatious :

MEDECINE PSYCHIQUE

L'amputé sent'sa jambe coupée I Le chagrin empêche de manger I Une joie, une bonne nouvelle Dissipe une névralgie rebelle. Une femrne d'un cancer atteinte A I'qpération est astreinte; Êffrayée ello s'évanouit, Se réveille du cancer guérie (l).

A Mais ce traitement si remarquable Par le psychiste est plus pratiquable. Voici quelques cas intéressants Entre mille autres aussi évidents. Les yeux crevés par un coup de mine, Un homme à Huelgoat chemine Sur la route, conduit par sa femme, L'espérance et la douleur dans l'âme. lls s'arrêtent près l'huis de Saltzman Qui s'ouvre et les reçoit à I'instant. Le grand charitable, très ému, Tend les deux mains sur l'éteinte vue;

Et celui qui marchait dans la nuit Voit clair et s'en retourne ravi : Cure merveilleuse que confrrme A Bolbec Lerour la femme infirme. (f) Voir Avant-propos, p.

3.

t43

144 '

LE FrL D'oR DE cLoTHo

A béquilles, depuis sept, huif Elle

ans

se traîne péniblement.

Elle a gravi Lourdes, mais en vain. Après I'imposition des mains

Du thaumaturge, elle se redresse Souple, comme hu temps de sa ieunesse. En passant, citons l'épileptique, Le rénal, I'obsédé, I'hystérique Et autres cas guéris par Thibaut Le psychiste et mis sous Ie boisseau.

A Faut-il au sujet des spéciales Conditions ? Oui, mais mentales. Il est utile que le souffrant Soit en son guérisseur confiant. Si une vive foi est absente, Que le malade alors se contente Simplement de ne pas résister Ni en paroles, ni en pensées, D'aucune façon. Si tu ne crois, Pense et agis comme si tu crois. Chez le psychiste, avant la séance Sois très calme, garde le silence. Puis, détaché de l'extérieur, Concentré, respire avec lenteur; Abondant, I'air rentre lentement, S'arrête, et enûn sort lenûement.,

MÉDEcINE

PsYcHreuE

145

Et si tu demandes le secours Céleste, tu I'obtiendras toujours. A Sols tranquille, roroin, content, Va à le santé résolument, Convaincu que la persévérance Reçoit toujours du Ciel l'assistance.

'fu n'es qu'un mot, ^ un rien, ô soulfrance, Tout est possible à la vaillance,

A Si tu souffres dans ton cæur Garde ta bonne humeur Si tu souffres dans ton corps Conserve-la encor.

A Bienheureux les malades et les affligés Qui croient,car ils seront guéris etconsolés.

A

Prêcepte de Celse.

- Le traitement

psychique se conforme au précepte de'Celse,

médecin de I'Ancienne Rome

jucunde,

; C ito, tu,to, .lo

t46

i[t (((

LE FIL otoR

DE CLOTHO

Le traitement psychique est rapide, inoffen-

sif, agréable. A

Rayonnement humain.

-

Dans la

Psychologie inconn re' ouvrage récompensé par I'Académie des sciences, le professeur Boirac, recteur de l'Académie de Dijon, déclare hautement que < I'influence magnétique' n'est plus une hypothèse, mais un fait, un fait matériel, positif , précis I (p. tZS' Iibrairie Félix Alcan). a Le rayonnement magnétique ou nerveux existe aussi réellement que le rayonnement de la lumière ou de la chaleur ), P. 173. Cette force nerveuse qui rayonne du corps humain peut s'extérioriser,c'est-à-dire véhiculer hors du corps plus ou moins loin la sensibilité (pp. 266 et 267) et Ia motricité en produisant des mouvements à distance. Au sujet de I'extériorisation de la motricité, le professeur Boirac, relatant des expériences rigoureusement contrôlées Par le colonel de Rochas' conclut ainsi (p. 282; : a Nous ne voyons pas

quelles objections les incrédules les plus' déterminés pourraient opposer à ces expériences et surtout à la seconde. u De plus,

I{EDECINE PSYCHIQUE

t47

cette force nerveuse.rayonnante guérit. Le' docteur G. Durville I'affirme et le prouve dans les Succès d,e la Médecine psychique. $ 5.

-

rES GUÉRIS0NS pAR LE

SPTRTTUEL

Sous ce titre, nous lisons dans le Fraterniste du 1." décembre 1910 : < A notre époque otr l'évolution dB la pensée est si rapide et si lumineuse. il n'est pas étonnant qu'on ait songé à instituer des cures mentales. Nous voyons en effet en Amérique < La Pensée Nouvelle >, puis en Norvège, ensuite en Angleterre, cette méthode de cures de projections prendre une extension de plus en plus grande. Les expériences télépathiques ont été démontrées vraies par Ia photographie, qui donne I'empreinte du lien télépathique, ce qui ne laisse pas de doute sur la question. A Londres, ur docteur comme mon ami Ral... projette à I'heure convenue sa mentalité ayec une puissance extraordinaire, sous la forme d'un globe lumineux. Les cas detélépathie ne sontplus à mettre en doute, après les recherches de la Société des Recherches psychiques de Londres; la photo graphie pratiquée avec des plaques mises

148

LE FrL D'oR DE cr,orlro

sur les personnes radiotélépathisées Prouve la réalité du phénomène. Et le tube télépa' tnrque alnsr que le globe ont été le suiet de conférences répétées, ori je crois avoir fait la démonstration du phénomène bien nettement. Pratiquement, à côté du massage, à côté clu magnétisme, qui ont trait au corps et à la vie physique de l'être, il faut placer la création d'imâges, la suggestion, enfin ( sur un plan plus élevé, la bonne volonté d'une personne animée d'amour et d'altruisme, pouvant télépathiser cette force d'amour et acquérir une puissance réelle dont on sera étonné un -l

.

iour

,r.

Docteur H. Ancien collaborateur

Be'n.Lnuc,

d"u d,octeur

Cuencot.

Dans I'Avant-propos nous avons cité l'opi' nion du docteur Baron Carl du Prel : < L'Espritpeut agir surles ganglions de la sensation, du mouvement et des fonctions végétatives' parce que le système nerveux sympathique se trouve aussi en rapport avec le cerveau' Toute région de la vie organique peut être psychiquement inlluencée. > D'après les Docteurs Evans

et Ed'dg et

uÉprcrxu

PsYcHreuE

149

Mrs Edd,y,l nos maladies sont engendrées par notre mentalité défectueuse. Nous devons

corriger notle manière de penser et n'admettre dans le champ de la conscience que des idées justes et nettes : nous arriveions ainsi à jouir d'un bien-être physique durable. < Le corps est la manifestation extérieure de Ia pensée et il se modifie avec celle-ci, écrit René Jobert, docteur en droit. Changez vos pensées et aous cltangez çotre cond,ition physiqu,e... Sachez bien qu'il n'est pas une douleur qu'on ne puisse chasser par le pouvoir de l'esprit.-. L'une des plus dangeireuses erreurs est la croyance que

la vie et I'intelligence sont dans la matière, et,. par conséquent, tributaires du corps. (Eléments d,e la Science chrétienne, " pp. 21 ,22,23; Henri Durville, éditeur). C'est I'esprit qui anime et modèle la matière; iI façonne le corps à son image, comme Ie staluaire pétrit la maquette d'après le chefd,'æuçre qu'il a conçu et qu'il ueut réaliser. Le docteur Dubois, professeur à l'Université de Berne, affirrire hardiment que ( par la voie de I'esprit, par notre tenue morale, nous pouvons échapper à la maladie, empê-

150

LE FrL D'oR DE cLoTIIo

cher certains troubles fonctionnels de naltre, diminuer ou supprimer ceux qui existent déjà. >> (Influence d,e l'esprit sur le corps, p. 27 ,librairie Payot et Cie, Paris.)

$

6.

0uEtouEs EXEMPIES IIE

CURES

Ceux qui douten't encore de I'efficacité du . traitement psychique liront avec avantage: Les Succès d,e

la

Méd,ecine psychique, par

le docteur G. Durville;

La

Force psychique, par naymé ; Les Miracles de

la

le docteur Bon-

Volonté, par Duchatel

et Warcollier.

La Loi des Plténomènes psgcltiques, par le docteur 'fuousox J. Huosou; Le Traitement mental, par Apannr C.r.rr,r,nr

La Thérapeutique suggesticte, par teur LrÉnlur,t ;

le

;

doc-

La collection du Fraterniste de Douai, années tgt0, Ll., L2, L3, t'4.

.r5L

uÉoscrxn PSYcHreuE GURES Obtenues par

PSYCHTQUES

\

il.

P.Lur Prr,r,eur,r de Douai (Noril), pondant les quatre années qui préc6dèrent la guerre et

publiées dans le journal Le Fraternisle de Douai.

Maladies Aveugle : Attestation de des yeux guérison de Mme Leruste, et des oreilles. Chaussée de Menin, 92,

à

Mouscron (Belgiclue)

juillet Lgt2. Strabisme: Attestation de guérison Le Fraterniste,6

Mme Villemain-Dutouquet,

641,,

de

place Ré-

gnault, à Calonne-Liévin. Le Fraterniste,S0 mars 1911. Cataracte double et cécité : Attestation de guérison de M. Frédéric Mallet du Fresne, par Saint-Pierre-en-Val (Seine-Inférieure). Le Fraterniste,22 février 1912. Surdité : Attestation de guérison de M.Émile Duquenne, estarninet, à La Bassée (Nord). Le F'raterniste, 2 mai LgLz.

Maladies

Tuberculose pulmonaire : Atde t'appareil testation de guérison de Mme respiratoire. Julienne Dauphin, coron de la République, à Lewarde (Nord). Le Fraterniste, t8 mai L91'l'.

152

a

LE FIL D,OR DE

Cf,OTHO

Bronchite grave : Attestation de guérison de M. Hubert Pietto, corons de Nouméa, 236, à Billy-Rouvroy. Le Fraterniste,T sePtembre 1911.

Rronchito grave et rnaladie de cæur: At' testation de guérison de M. Alfred Renouf, étameur,.rue Voltaire, 55, à Rosendael (Nord). Le Fraterniste, 4 avril LgLz. Asthrne : Attestation de guérison de Mme veuve Langlet, à Haveluy (Nord). Le Fraterniste, 2 mars tgtt. Crampes d'estomac : attestaI'appareil tion de guérison de Mme Zoé

Maladies de

digestif.

Levoye, femme Eretal, 2u coron du Marin, ro 6, à Liévin (Pas-de-Calais). Le Fraterniste,26 janvier 1911,

Constipation opiniâtre : Attestation de guérison de Mme Laurence, Grande-Rue, 53, à Fourmies (Nord). Le Fraterniste, 6 avril tgt3. Gastrite : attestation de, guérison de M. Isidore Bonte, 12, rue de Zuydcoote, à Rosen' dael (Nord) Le Fralerniste, t8 avril LgLz.

MÉorcrNn

'

Maladies

PsYcHIeuE

153

Maladies des reins et albumi-

de I'appareil nurie: Attestation de guérison urinaire. de Mme Rolland, coron 160,

Drocourt (Pas-de-Calais). Le Fraterniste,6 juillet LgLz. Maladie des reins, albumintrie et eczéma: Attestation de guérison de M. Fernand Villay, batelier, domicilié à Nivelles (Nord). Le Fraterniste,6 juillet lgt'z.

Matadies

Eczéma : Attestatiop de guéri-

de la peau. son de M. Henri Lecomte, mineur, à Houchain, par Barlin (Pas-de-Calais).

-

Le Fraterniste, S janvier

Eczéma

tgtt.

: Attestation de guérison

de

Mme Leclerc-Dequéne, rue Alphonse-Outrebon, à Béthune (Pas-de-Calais). Le Fraterniste, S janvier 1911. Troubles dela circulation : Atdel'appareil testation cle guérison de M. Ercirculatoire. nest lluleu, 85, rue de la Répu' blique, à Douai (Nord)'

Maladics

Le

,

Fraterniste, t7 mai

1913.

Congestion, apoplexie et paralysie : Attes-

LE FIL DtoR DE cLoTHo

154

tation de guérison de Mme Cappe Lebel

à

Le Parcq (Pas-de-Calais). Le

Fraterniste,l" décembre

1910.

Maladie de cæur, palpitations: Attestation de guérison de M. Édouard Depoers, 84, rue du Four-à-Chaux, à Rosendael (Nord). Le Fraternistè, 4

avril

LgLz.

Varices, ulcères variqueux: Attestalion de guérison de Mme Rabeuf, rue VictorHugo, 2, cité d'Avion, à Avion (P.-de-C.). Le Flaterniste, L7 ao:ût t9l,t".

Maladies

Rhumatisme blennorrhagiinfectieuses. que : Attestation de guérison de M. Blondel, 33, Grand'Place, à Béthune (Pas-de-Calais). Le Fraterniste,lS décembre 1910.

Maladies Rhumatisme arti c u la.ir e de la nutrition chronique: Attestation de M. Édouard Hautin, 6, rue Carnot, Dunkerque (Nord). Le Fraterniste, S juin Lgt'2. Rhumatisme articulaire chronique et ataxie

locomotrice

:

Attestation de guérison

de

155

MÉDECINE PsYcHIQUE

Mme Julie Derick, rue des Longues-Haies, Cours Cappart ,2A, à Roubaix (Nord). Anémie : Attestation de guérison de Mrne Désérable de Flocques, commune d'Eu (Seine-Inférieure). Le Fraterniste,22 février 1912.

Maladies Épilepsie : Attestation de guénerveuses. rison de M. Beaudoux. coron no 73, à Fouquières-les-l-,ens (P.-de-C.). Le Fraterniste,2S octobre 1910. Danse de Saint-Goy : Attestation de guérison de M. Guilbert, l7 , rue de la Mer, à

Calais (Pas-de-Calais). ' Le Fraterniste, 25 mai

l9tt.

Tremblements convulsifs et hoquet convulsif : Attestation de guérison de Mlle Arthémise Nortier, Cour Ponthieux, no 12, à Abbeville (Somme). Le Fraterniste, t8 mai L9tt.. Paralysie infantile: Attestation de guérison de Mlle Marie Jolly,71, rue de Leffrin-Kou cke , à Rosendael (Nord). Le Fraterniste,2 février L9l,t,.

llystérie

: Attestation de guérison

de

t56

LE FIL D'on Ds cl,oruo

Mmo Hortense Duchatel, rue Neuve, à Metzen-Couturo (Pas-de-Calais) . Le Fraternister 29 février L9L2. Amnésie (perte de mémoire) : Attestation de guérison de M. Tabary, de Bertincourt (Pas-de-Calais). Le Fraterniste, 20

juin

LgLz.

Maladies

l)escente de matrice : Attesdes lemmes. tationdeguérisondeMmeLéontine Danel, du llresne, par Saint-Pierre-enVal ( Seine-Inférieure). Le Fraternister 22 février 1912. \ Cancer à la matrice: AtTumeurs. testation de guérison de Mme Joséphine Barbaux, femme Trannoy, à Moyenneville par $oyelles (Pas- de-Calais). Le Fraterniste, S décernbre 1910.

Tumeur dans le dos,grosse comme le poing d'un hornrne: Attestation de guérison de Mme Joséphine Marcel, coron tro 9., à Harnes (Pas-de-Catais) . Le Fraterniste,

tllaladies

tt.janvier

Coxatgie suppurante

diverses. tion de guérison

LgLz.

: Attesta-

de Mme Levêque,

lfEDECrNr

PSYCHTQUE

t57

coron du Transvaal, no 308, à Fouquières-lesLens. Le Fraternister 23 novembre 1911.

Rupture de la rotule avec épanchement considérable: Attestation de guérison de M+. Cavrois, rue des Morts, à Anzin-SaintAubin lPas-de-Calais), Le Fraterniste, t3 juillet tgtl. Paralysie du bras drolt à la suite d'accident: Attestation de guérison de M. [Ienri Mercier, de Mafles, Hainaut (Belgigue). Le Fraterniste, 2T avril 1918. Heqnie : Attestation de guérisonde M. Julos Delbarre, 30, rue deTunis, àRoubaix (Nord). Le Fraterniste, 9 février Lgt L.

cuREs PsYcHtouEs Obtenucs par M. Ar,pnoxsp Slr,tznrrnr'q, à Parib, 3, rue Francisque-Sarcey.

Ces cures, cornrne celles de M.

Pillault, sont

parfois méme instantanées. Voici trois cas extraits du journal ta Vie mystérieuse (no du 25 février 1912) : < Pendant son séjour à Huelgoat écrit à la Dépêche de Brest le pasteur de I'endroit, très rapides,

'

158

LE FIL D'oR DE cl.orlro

M. Bothorel, dès que le public eut connarssance des agissements de M ' Saltzmann, celui-ci a été assailli iournellement par de nombreux rnâlades. .

A ce sujet voici ce qu,écrit l,éminent philosophe W. James : < Des aveugles ont recouvré la vue, des paralytiques l,usage de leurs jambes; des malades incurables ont recouvré la santé. Dans le domaine moral, les résultats n'ont pas été moins frappants. Bien des hourmes ont adopté une attiturde optimiste, dont ils ne s'étaient jamais crus capables (1). , Et le docteur Gustave Lebon ajoute : a Enseignant que I'esprit peut transformer les impressions reçues du moncle extérieur, cette religion (Christian Science) n'avance rien de contraire à I'observation (2). , A

Bienheureux les malades et les affligés Qui croient, car ils seront guéris et consolés. I

{t) Cité par Ie docteur Vérités,

Lrsou dans Ia Vie d.es p. 105. E. Flammarion, éditeur, 26, rue Racine, Gusr,rvn

Paris. (2)

Le même ouvrage, p. f06.

I

CHAPITRE VI APHORISME$ ET FRAGMENTS Tu récoltes ce que tu sèmes' ( crprXvq

i ;

î-

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p-

vouç

t

I

I

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qil

: tu feras de grandes choses'

Si tu es maître de toi-même' commanderas à la nâturo et pt')p-î - tuaux hommes.

-

: ï,ff "i# rï ÏîîJ,""ï ffi ffi lx

:

A

L'alcoot. - L'alcool est [e tyPe nerveux'

des.

sons du sYstème

Claude Bnnnr.no.

poi'

APHORISMES ET

FRAGMENTS

16I

Bien des personnes, souvent sans s'en douter, souffrent pour avoir fait usage de boissons alcooliques;' je n'en connais pas une seule qui ait à regretter de s'en être Pnvee.

Docteur

\Ày'nrss.

L'alcoolisme rnène à Ia tuberculose: tous les ans meurent en France 90 à 100.000 tuberculeux ayant des antécédents alcoo-

liques.

,

L'alcoolisme mène à la folie: les trois quarts des fous sont alcooliques. L'alcoolisme mène au crime : plus de la moitié des criminels sont alcooliques. L'alcoolisme mène à la misère: les trois quarts des mendiants et des vagabonrls sont alcooliques.

La Statistique.

Le plaisir et la douleur. Tout plaisir qui est conforme à la nature est un bien et cependant tout plaisir n'est pas à rechercher; pareillement toute douleur est un mal et pourtant toute douleur ne doit pas être évitée. Éprcuu".

Certains plaisirs engendrent des peines II

t62

I

LE FIL D'OR DE CLOTHO

plus grandes que les plaisirs; de même certaines souffrances prolongées sont suivies d'un plaisir qui Ips surpasse. Éprcunn. A

'f oute douleur est négligeable; si elle est intense, elle est de courte durée; et si elle se

prolonge, elle s'gffaiblit. É"rcu*n. A

Nous nous plaignons d'une souffrance Qui est chez d'autres jouissance,

Suivant notre tempérament Ou dispositions en ce moment. A

La semence arrosée de larmes Lève et réjouit par son charme. A

Un brouillard paralt de loin une barrière impénétrable, mais à mesure qu'on avance, il semble s'éclaircir. Telles sont les peines de cette vie; elles n'effraient que celui qui ne les a point éprouvées. A

Nos souvenirs les plus doux ne sont pas

Er FRacMENrs

ÀPHORISMES

16g

ceux de nos jours de joie, mais ceux de nos iours de douleur. A

PIus Ie malheur est grand, plus le remède est proche. A

Un clou chasse l'autre: si grand gue soit un chagrin, il s'efface de I'esprit dès qu'une joie se pr'ésente. A

Contre rnauvaise fortune il faut faire bon se raidir contre I'adversité, ne jamais se laisser abattre.

cæur; il faut

A

Comme on fait son lit on se couche : on est toujours l'artisan de son bonheur ou de son malheur. I A

Il n'y a point de roses sans épines; il n,y

a point de plaisir sans quelque mélange dL chagrin ou d'ennui.

al Le plaisir est si rapide qu,il ne compense pas la peine qu'on prend pour se le procurer.

LE FIL D'on DE cl.orHo

164

A

L'habitude émousse le Plaisir' A

La douleur très souvent se soulage à se plaindre; ait à Et quetques maux qu'on souffre ou que lnon [craindre, de pitié' touché est généreux cæur qu'un Dès Il se;ble à I'instanl, même en prendre la moitié'

Levius fit patientia quid'quid' corrigere est nefas.'La résignation allège les maux auxquels on ne Peut remédier' Honrcn. À

On rend la douleur légère à force de la croire telle. On n'est malheureux'qu'autant qu'on le croit' sÉnÈqun.

Le tort qu'on fait à autrui, les avantages que I'homme se procure au préjudice de Iihomme, sont plus contraires à la nature que la douleur, la pauvreté, la mort même' CrcÉnorv. A T

oute clouleur est négligeable

;

à force de

ÀPHORISMES ET

FRÀG]IIINTS

165

subir une douleur, on s'habitue à elle et bientôt on ne s'aperçoit plus de sa présence. eoi ne connaît les malaises et les gémissements de l'enfant à I'approche du sommeil p S'il se plaint, c'est que l'anxiété, qui I'envahit, le fait souffrir. Mais I'habitude vient et plus tard l'enfant s'endort paisiblement. Dans une petite ville du Nord, nous connaissons un ouvrier typographe, qui, il y a quelques années, dut subir une opération à la hanche droite. Les suites ne furent pas heureuses, car on vit survenir de la rétraction dans les tendons et les muscles, une atrophie partielle de toute la jarnbe et un raccourcissernent de l0 centimètres environ. Pour rendre la marche possible, oD Ie chaussa d'une bottine à semelle épaisse, qui avait I'inconvénient de peser B fois plus que I'autre : d'où grande fatigue et douleurs assez vives; mais notre typographe s,habitua à tout cela. Actuellement il fournit des étapes de 12 kilomètres sans difficulté, sans arrêt; et chose extraordinaire, il ne remarque plus que sa bottine droite est plus lourde que la gauche et cependant la pre mière pèse 3 fois plus que la seconde.

f66

LE FIL D'oR nE cr.orrro N'est-ce Pas là une conjoncture, Où I'adaPtation fut bien dure; t Mais on se fait à tout, tout s'arrange. Du côté du bon sens qu'on se range I A

Le bonheur. - C'est un grand bien, à notre avis, que de se suffire à soi'même, non qu'il faille toujours se contenter de peu, mais afin que, si nous ne sommes pas dans l'abondance, nous nous contentions de P€u, convaincus que nous sommes que ceux-là jouissent le plus vivement de I'opulence qui ont [e moins besoin d'elle. Éprcu^n. A

Le bonheur aPPartient à qui fait des heureux. Dnr.rr.r.n. A

Dans

le bonheur d'autrui, je cherche nron

bonheur. Conunrr,r-u. A

Rendre Ie bien Pour le mal est un calcul dans lequel il Y a tout à gagner; car on ou-

ÂPHONISMES.ET

FRÀGMENTS

167

bliera le mal qu'on a reçur pour ne se souvenir que du bien qu'on a fait. A

Un bonheur trop constant devient insupportable. Duuoussoy. A

Quand ce que I'on aime on n'a pas, On doit aimer ce que I'on a.

L'aumône est le sel des rich"**ur; sans ce préservatif, elles se corrompent. A

Il n'y a rien qui fasse du bien, qui rafraichisse le sang comrne une bonne action. A

Le meilleur remède contrel'ennui, ce sont les occupations qui se succèdent sans interruption les unes aux autres. A

Es,t heureufr

qui croit I'être. Le bonheur

ddpend de I'idée qu'on s'en forme.

LE FrL D'oR DE ct,orrto

168

À

La plus heureuso vie n'a pas autant plaisirs qu 'elle

de

a de peines.' A

Si les pauvres n'ont pas les agréments des riches, ils n'en ont pas non plus les infir'

urités. ,

a

Tel qui au ciel ne Peut être étoile Peut être chez lui lampe sans voile. A

Pour trouver le bonlt,eur intime et la sa'nté il faut détourner notre attention de nousmêmes, et l'intérêt pour les autres, L'altruisme,, doit prendre Ia place de l'égoïsme naturel. (Il n'y a aucun danger que nous allions) trop loin dans cette tendance; nous ne risquons guère de nous oublier tout à faitMalheur aux indifférents,, à ceux qui ne recherchent que la satisfaction de leurs désirs matériels Ce sont nos proPres rraux et non pas ceux d,es autres que nous devons traiter avec un d,éd ain philos o p hiq ue. Docteur Dusors. l'Esprit sur le Corps. Influence d,e

ÀeHoRrsMES ET

FRÀctrENTs

169

A

Tel cherche en vain sa plume.à I'oreille Qui ne voit son bonheur en sommeil. A

L'espérance est la fleur du bonheur. A

' Conduisez-vous avec la fortune

comme avec les mauvaises payes: ne dédaignez pas les plus faibles acomptes. A

Quand pour I'humanité le jour n'est point perdu, Le sommeil est plus doux, la nuit est une fête : La nuit dépend du jour, un service rendu Est un doux oreiller pour.reposer la tête.

A\ Bis clat, qui cito dat : Celui qui donne vite donne deux fois. A

Honzo sum : humani nihil a me alienunt puto.'Je suis homme et tout ce qui a rapport à l'humanité me touche. TÉnsxcr. A

Non ignara mali, miseris succurere discc :

LE FrL D'oR DE cr,orno

L70

Ayant été éprouvée nroi-même, ie sais secourir les malheureux. yrncrr,n. À

Si tu étais à la place de ce pauvre ou de ce

malheureux, tu soufTrirais, entends-tu, tu souffrirais ce qu'il souffre, et tu recevrais avec reconnaissance secours et consolation' Ne sois donc pas lache' secoue cet égoisme sordide, ouvre ta bourse et ton cæur, c'est ton intérêt qui commande : Comme tu désires qu'il te traite, Il faut que ton semblable hftraites' A

Il faut autant qu'on peut obliger tout le monde On a souvent besoin d''un plus petit que soi' Le.rontlrxn.

:

A

L'effort' - L'eau gui tombe constam' ment goutte à goutte parvient à consumer la pierre. A

Celui qui sait lutter sans réPit' Embellit et Prolonge sa vie' A

La lutte dure au début' Devient facile à I'issue'

'

APHORISMES ET

FRAGIIIENTS L7I

A

Un acte réfléchi et commencé, Toujours son dur effort est achevé' A

/rpllîiprcu îdvroç : Le commencement est la

moitié du tout. A

Aide-toi, toujours Ie ciel t'aidera, Pourvu que tu ne te relâches Pas' À

Du ciel I'effort n'est fort Qu'avec notre ressort' A

Les actions sont plus sincères que les pa'

roles. a

Une difficulté est une possibilité obstacle.

avec

o

Un effort opiniâtre triomphe de tous les obstacles : Labor improbui'

omruia

vincit'

A

Qr.i sait mourir ou vaincre toujours vainqueur. I

est

\

172

LE FIL n'oR Dn cr,orHo A

Lutter, c'est vaincre.

A, Con/ortare et esto vir' .' Prends courage, sois homme. A

Audaces fortuna.juoat .' La fortune favorise'les audacieux. A

,

sano; chi ea sa.no, pa lonChi va pianol tano.' Q.ri va doucement, va sûrement ; gui va strement, va loin. pa,

A

Festina lente.' Hâtez-vous lentement (pour

finir plus vite un travai[ soigné) Sufficit diei matitia suffit sa peine.

sua.

: A chaque jour:

A

Tarde veni.entibu,s ossa..' Les retardataires ne trouvent plus que des os. A

Patience et longueur de temps Font plus que force ni que rage.

Ltrourl,rnu.

ÀPHORISMES ET FRÀGMENÎS

173

A

La plainte guérit-elle son homme? Travaillons, c'estde quoi Dous meuer jusqu'à Rome' L.a,roxt.Lrnu. A

< O Univers' tout ce qui te convient me convient >, s'écrie Marc-AurèIe' Et Spinosa : a Rien ne doit se nommer parfait ou imparfait j tout se produit conformément à un

ordre éternel de la rlature. > Pour certains le ntonde a tort; ils l'au' raient préféré d'autre sorte. N'est-ce pas plutôt I'homme qui erre en raPportant I'univers à l'individu, au lieu de rapporter l'individu à I'univers ? N'est-ce Pas désordre organique, cas de pathologie, de s'uset en lamentations sur les misères de la vie et de tuep en soi la

plus réelle ioie, la ioie d'être, la joie vivre et d'agir

t

,

rle

*roRcEs cr,nurr'rcre.u', Préface du Grand Pan' À

Le caractère du courage et de la grandeur d'âme est de ne rien craindre, de penser que parmi tous les accidents qui peuvent arriver à I'ho**e, il n'en est pas un qu'il ne puisse

suPPorter'

crcÉnox'

LE FIL D'ON ON CLOTHO

L7 tr

A

Age quod, agzs.' F'ais ce que

tu fais ; quoi

gue tu fasses, sois appliqué; que ton esprit soit présent et t'assiste dans toutes tes actions. A

On fait ce que I'on veut, polrrvu qu'on veuille ferme et que I'on dure (persévère)' Jne.NNn

o'Anc.

Vivre, c'est agirA

Un bon moyen pour se débamasser d'une douleur, c'est de la négliger et de s'égayer' ou encore de concentrer son esprit sur un objet (ou un suiet) intéressant et absorbant' Ûn boo moyen pour s'affranchir d'une maladie, c'est de la mépriser et de se figurer sérieusement en bonne santé Si vous voulez prolonger votre vie' ne craignez pas la mort, n'y pensez iamais' et' obsertaot les règles d'hygiène physique et vtmorale, ruminez souvent l'idés que vous vrez toujours. A

0n

est jeune ou vieux à tout âge'

ÀPHONISMES ET BRÀGIIENTS

175

A

Le nombre des années importe peu ; on 'a seulement I'âge de ses idées et de ses sen' timents. A

Un nonagénaire à I'intellect robuste et

bien équilibré est pl,us jeune qu'un nervosique, inquiet et émotif de trente ans' A

tout; il n'est jamais trop tard pour réussir : Gladstone fut premier Espérez malgré

ministre à quatre-vingt-trois ans' A

Livrons-nous de préférence aux travaux auxquels nôus sommes le plus propres; et si jamais la nécessité nous impose un rôle qui n'aille pas à notre talent, n'épargnons ni *oirr, ni étude, ni attention pour le remplir' sinon avec une grâce parfaite, du moins sans trop de mauvaise grâce' L'important n'est ptt au courir après un mieux gui nous est refusé, c'est de fuir ce qui n'est pas bien' CrcÉnon, De Offt'ciis (Burnouf)' "

t76

LE F'IL o'on DE cl,oruo A

Publius Scipion avait coutume de dire que jamais il n'était moins oisif que lorsqu,il avait du loisir, ni moins seul que lorsqu'il était seul (CrcÉnon). parole adrnirable gui nous apprend qu'aux heures de repos il faut éviter I'oisiveté, mère de tous les vices et que dans la solitude on trouve en soi_ même un excellent ami avec qui on peut s'entretenir utilement. A

Le calme.

Ce qui allège la souffrancs, travail, ce qui fait l,homme fôrt, sage, patient, bienveillant, digne !or, de la liberté, c'est d'avoir devant soi Ia perpétuelle vision d'un moncle nzeilleur, rayon_ nant à travers les ténèbres de cette vie.

-

ce qui sanctifie le

Vrcron Huco. Quand se présente une contrariété, Pensez à votre prochain contrarié

Et ému, plaignez-le sincèrement; Yotre ennui paraitra insignifiant. A

Pas I'ombre d'une émotion

Avant la compréhension.

FRÀGMENTà Tant que I'esprit n'a

L77

pas jugé.

Before the eye can see, It must be incapable of tears. A

Justum ac tenacem proponiti virum Mente quatit solida nihil. Si fractus illabatur orbis Impavidum ferient ruine

I i , ,

Houcr. nien ne peut ébranler la constance, la force morale de l'homme juste et ferme dans sa résolution, rien, pas même Ies ruines de l'univers, si celui-ci s'écroulait sur lui. A

Dans toute pénible circonstance

L'humeur égale est une assistance. Mais I'humeur égalé Est ornementale Dans les cas Sans éclat. EIle est un bonheur de plus Quand on a le superflu. l I

Les grands cæurs oublient les injures. t2

178

LE FIr.

q'on PE

cLoTHo

A

mettnais.tu Ne fais rien dans la colère;

voile dans latemPôte

à la

?

A

Il faut touiours renrettre au lenclemain I'exécution de sa colàre' A

' Celui qui domPte

"-?' triomPhe de s^ çacer son Pluq grand ennemr' A

qu'on se laiçqe On n'est Pas hom'me [ant dominer Par la colère' A

Avantd.ecauseràtonprochainunpréiu.

soit matériel' dice quelconlltê, soit màral' et sulis tes mets-ioi à la place d'e ta victime que révolté propres coups: tu en seras si de conduite et sans tarder tu changeras d'humeur

:

Même-à ton eunomi Ro fais Pas Ce

qu'il to fasne tu aç veux PaË' A

Les querelles ne dureraient paslongtemps' si le tort rl'était que d'un çÔté'

APHORISMES ET TRÀGITTENTS

- Lorsque

t7g

A

vous sentez la colère sremparer de

votre ânre, examinez I'offense, I'offengeur, sa situation, Ia vôtre et vous-même; si vous raisonnez, vous nô vous irriterez pas. A

Ne

maudissez pas votre sort, car vous pouvez tomber dans un pire. A

Præclara est æquabititas in omni aita, et idem semper vrultus eademque frons.. Rien n'est plus beau que de montrer dans toutes les situations de Ia vie un caractère égal, toujours mêmo front, toujoursrnême visage. CrcÉnox, De Officiis (Burnouf). A

Il y en a qui souffrent dans le secret, {ui ont au cæur une plaie béante, tellement grave qu'elle leur interdit tout espoir de guérison.Qu'ils ne jettent surtout pas le manche après la cognée : it y a encore des cltarmes

pour eu,ry dans la

çie.

Ne gaspillons Èus uotre temps et nos

forces à récriminer contre notre sort. A quoi aboutisseqt noË plainteg, sinpn à augmgnter

r80

LE FIL Dton DE ct,orHo

nos souffrances. Réfléchissons

:

voilà un

chasseur sur la piste d'un lièvre qui parvient à s'évader de la zone dangereuse' Ce chas' seur va-t-il s'obstiner' à la po.ursuite d'un gi' bier insaisissable ? Oh ! non : il aperçoit un autre lièvre qu'il tue et ce succès Ie remplissant de joie lui fait oublier sa déconvenue

première. imitent le Que les éprouvés, les aigris àleur davantage .hÀr"urf qJils s'appliquent d'attâche journalière, qu'ils y apportentplus modification' tention, plus de. soin, tantôt une tantôt un Perfectionnement ; Ils Y trouveront à chaque instant De nouveaux, d'inconnus agréments' i Pt ces agréments, Pâr leur répétitionetleur à peu lirrtunrité croissante, délivreront peu et torturent le qui I l"o* cæur des chagrins ll"o, feront goitter l'apaisement et le récorcfort naisIt ou'ii, chrrcirof. Au seul aspectde I'aube et I'abÎme ,"otu la sombre nuit recule dans laisse I'astre du iour régner sans rival' A

Christ D'après certains, Christ, l'homme divin' Était semblabte à tous les humains'

APHORISMES ET Je ne sais s'ils

FRAGMENTS 18I

ont raison ou tort,

Mais cette hypothèse me plaît fort. Le fils de Dieu fait de chair, de sang Pour I'humanité, c'est honorant.

!

Jésus fut un grand ami, un frère, Le plus, le seul parfait de lalterre.

Non pas'qu'il fut oxempt de faiblesses; Il connut de pénibles détresses Comme chacun, et d'infirmités Et de maints bosoins fut affligé. Mais si sa chair mortelle fut faible' Il eut un cæur d'or, une âme d'aigle. A

Il repoubsa les tentations Il vainquit, écrasa les PassiousPour lutter il s'arma de constance, De courage, de persévérance, Pratiquant une vie de sage$se, Priant, I'esprit en éveil sans cesse. Toujours près de Dieu, ce grand apôtre Vécut non pour lui, mais pour les autres. Les larmes par

lui étaient séchées;

La faim, la soif étaient aPaisées. Médecin du corps et de I'esPrit, Il semait bonheur, santé et vie. Sa seule voix fermait les abîmes, A la mort arrachait ses victimes.

tg2

LE

fIL

D'OR DE OLOfHO A

.

Où puisait le Christ ce grand pouvoir? Dans I'accomplissement des devoirs Envers Dieu et envers le prochain. < Aimez-voilS et donnez-vous la maln. Tel était le favori précepte Qu'il répétait à tous ses adeptes. O Jésus, étincelle de vie, O rayonnement qui fortifie, Tu es la source qui rafraîchit, Le baufie sôuverain qui guértt. Tu consoles, tu vas droit âu cæur ; En toi se trouve le vrai bonheur.

))

Christ d.'aprèe J..J. Rousseau. La sainteté de l'Evarrgile parle à rnon cæur. Voyez les livres des philosophes avec . toute leur pompe i {u'ils sont petits près de celui-là ! Est-ce là le ton d'un ertthousiaste ou d'un ambitieux sectaire ? Quelle douceur ! Quelle pureté dans ses mæurs ! Quelle grâce touchante dans ses instructions ! Quelle élévation dans sos rnaximes ! Quelle profonde sagesse dans ses discours ! Quelle prégence d'esprit, quelle finesec et quelle justesse dans ses répônges ! Quel enipire sur ses passions ! Jerx-JeceuES Roussnlu.

aPHonrslTilgs

,

Er

rftad[rrxfs , 183

Chrlst d,'àprès EfiiëÉt Henan. Jésus est I'individu

qui a fait faire à I'es-

pèee humaine le plus grand pas vers

le

di-

vin, Au milicu de I'uniforme vulgarité hu. mâirie, des colonnes B'élèveht vcrd le oiel et attestent une plus noble destinée. Jésus egt la plus haute de ces colonnes qui montrent à l'homrne d'ou il vient et oir il doit terrdre. En lui s'est condensé tout ce qu'il y a de bon et d'élevé dans noue neture. Jarnais per.qonns autant qu€ lui n'â fait prédominer dans sa vie I'intérôt de I'humanité sur les petitesses de I'amour-propre. Enwrsr RrN.r.w" Vie de fésus.

Doctrine du Christ. Àyez le regard boir. Ce que vous voudriez Qu'on vous fît, que ce solt cè t1u'aux autres vous faites Voilà toute la Loi, voilà tous les Prophètes : Envoyez votre cæur souffrir dans tous les maux !...

Pour être aimés du Père, aimez votre prochain. Donnez tout par amour. Partagez votre paiu Avec I'ami qui vient la nuit, et le demande. Si vous vous souvenez en faisant votre offrande, Que votre frère a quelque chose contre vous, Sortez, et ne Yencz Yous renrettre à genoux

184

LE FIL D'on DE cLoTHo

Qu'ayant, la paix conclue, embrassé votre frère,., D'ailleurs un tel amour, c,est encor la misère. Aimer son frère est bien, mais un paien le peut. Si vous n'aimez que ceux qui vous aiment, c'est peu Aimez qui vous opprime ei qui vous fai[ insulte; Septante fois sept fois pardonnez ! C'est mon Culte D'aimer celui qui veut décourager l,Amour. Aimez tous les ingrats comme des lils uniques. Aimez vog ennemis, vous serez mes amig, Aimez beaucoupr pour qu'il vous soit beaucoup remis. Photine, dans

la Samaritaine, par Eomoxn Rosrr.no.

INDEX AIPHÀBÉTIQUE

A Agent magnétique, 6. Agent thérapeutique, 6. Aimez-vous, 139. Alcool et alcoolisme, 160. Aliment azotê animal, 48. Aliment farineux azoté, 53. Aliment farineux simple, 54.

Alimentation la plus convenable,

29.

Altruisme, tzl,

168.

Altruisme ((;enèse de l'),

Bouillon de légumes, Brightiques, 90.

88,

9{.

Buvez,22.

c Cacao, 45. Cacao à I'avoine, 100. Café,, 44, 66.

Calme (Comment devenir), t37. Calme (Le), 176. Cancer (jeune lllle guérie),

123.

t.

Ame (Immorta lité de l'), 116.

Aphorismes et fragments, 160.

Arthritisme (Signes de l'), 61.

Arthritique et viande, Attention, 18, \42. Auto-contrôle, Avant-propo3,

51.

108. 6.

B Bonheur, 166. Bonté, 126. Boissone, 64,94, 99. Bouillon aur herbee, 96.

Céréales,6{, 65,89. Chance,127.

Chanson (Pouvoir de la),

.

129.

Chocolat, 46. Citronnade, 95. Colère, lll,178, l7g. Condiments et sel, 69, 60. Confitures, S9, 40, 64, 103. Constipante (Triade), 28. Crème gans Gufs, 102. Culture mentale, 111. Culture pbysique, 9. Culture physigue (moment favorable), 10.

___

r86

LE FIL

DE

D,OR

Culture physique (temps

Farineux simples, Féculents, 54.

nécessaire),10. Cures de fruits. 33.

Fritures,

Cures de lait, 32. Cures psychiques, l5l à 159. Cures psychiques (Exemples de), 150,

Christ,

Fromage,

54.

58. 61.

Fruits, 33, 62. Foi (Pouvoir de la), ?,

133.

G Gangrène guério, 134.

180.

D Décoctions de cérèales,

CLOTHb

Gâteaux et entreriets, 63,64.

Goitre (femme guérie), Goùter, 41, 66.

89,

90,93. Dédain philosophique, I68. DéjeunerqComposition du).

7.

Graisses, 66. Guérisons par le spirituel,

4t.

L17.

Dcnts (Solgnea vos),

Gymnastique couchée, 13. Gymnastiqùe debout, l?,

94.

Demandez, l4l. Dessert, 60. Dîner (Composition du), 46. Dieu (Existence de), 109. Douleur négligeable, 164. Douleur et plaisir, 16l. Douleur (Remède à la), i38. Drogues, 6. Dyspepsie (définition)i 60.

H Hyglène allmerttairei Ilygiène fnoràle, 107. Humeur égale; 177. T

lndiffércnts,

Ë

168.

J

Eau albumineuse,

97.

Jeùnez, 25. Jtrg d'berbedr 9{.

Eau de chaux, 97. Eau d'orge, 97. Eau dp riz,98,

L

Effort, 133. 170.

'

Égoismè, tzo. Elément psychique,

6.

Ëmotion, l3E, 142. Ennui (Remède à I')r 167, Bsprit (Maîtrise do l'), 142. Esprit (Pouvoir de l'), 6, 148. Examen do soir U4. Exercice, 10, Ë.

Farineux aZot6s,

90.

d8.

Ld

it

Lait

dâtif , antitorique,,90. (Cure de), 32.



Lalt caillê, r0l. Lait calcaife, 101. Lait de poLrle, 100. Légumes vertÉ,46. Légumineuses, 53. Luxure, lll.

M Mâchez. 23. Mangor(Gombien il faut) Ê7,

aF 187

INDEx aLPrtÀÈÉrIQtlE

Réédû0atlon PhYslqrre, 2'

Malt KneiPP'46'

MassaÊe (Autô-)'.lI' Massa-se âbdomitral,

ll'

Massale général, 12. Massage Pour variqueux' 1

tt.

Mastication lente, 94'

107'

Médecine PsYchique, 130' Méthode Pulsâtoire, 19' Miel, 40, 64.

o

RéeimeÉ antitoliques, 30' né[inre antitoxique végétalr t3.

Réeitnee alimentaires, 70' Ré[ime de I'albuminurie, 79.

Résime de I'anêmie, 85'

j

J36.

Optimisrne' Optimiete (Lo Parfaitl, lg7'

P Pain,

rl.

Peneée (Ptriësânoè ttê lâ), 130.

la dYsPePsië hfPerchlorhYdrlque'

Phosrhate vivant, Flat [Premler),16.

84.

de la aYsPcPsiè ht'PÔchlorhY

dfiqûé'

84.

Pessimisme, f26.

104.

Ptat {Deuxième),48.

Plaisir et douletrr, l6t. Pointe des pieds (Marche surla), JS6, Porldge, l0l.

Potages, 91' 92. Prière, 114. Psychiste, i3l, 143.

R 3?.

Ravonnement humain' 146'

Rê-éducation alimentaire, 27.

?4'

du dlabètq.??' de la diarrhée, 8Ë' de la dilatationd'estomâe, 83' de

Passlons (trorninez vos),

Ration,

;

foie, 80. du cortstiPé,

du ttfsPePtique,-?tl'

43.

Panade, 93. I

Eb.

de la congestion du

et citronnader

95.

de la chloro-anémie,

OEufs, 52. OEufs (digostibilité), 62.

Orangeade

rose, E0' de l'âsthmê, 80.

d'été,

?3.

de la goutte,

80-'

de'la [râvelle,

.

80'

des hèrnorrholdes, 80.

d'hiver,

74.

intelleetuels, ?0' des maladies du cæur, 81des maladies de la Peau, 80' ae ta migraine, 80. de la néPhrite' 79' du nerveux, ?0.

des

du neurasthénic1ue,

7\.

.qr r88

LE FIL

D'OR

Régime des sédentaires, 70.

de I'obésitë,77. du retour d'âge, 86. du rhumatisme, S0. des travaux lents, 72.

.

des travaux rapid,es,Tz. des travaux (petits) 73.

de

Ia tuberculose,

82.

des variees,80.

DE

CLOTHO

Soupes, 88. Soupe au lait, Bg.

69.

Soupe lactée à l,oignon, t05. Douper (Composition du), 67.

Suralimenter (Se), 82. Sucre,39, 40,62,68.

T Tamponnement humide.

12.

Tamponnement humide p. variqueux, lZ.

Thé, café,44. 82. Thé de pommes, 96. du vieillard, ZB. Tisane de pommes, g6. Religion, 110, Il9. r tsane de pruneaux, 96. Repas (avant et après), 8.5. ' Tisane de son, gg. Repas (avant et pendant), végétarien,

Traitement psychique, t4t.

2t.

Repas (Nombre des), 40. Repas-types, 20. Repos allongé, 86. Repos complémentaire, 13. 16, 77.

Respiration, 18, 186. lB?. Respiration (effets), 20. Respiratoire (Frein), lBZ.

a Salade, 42.

Sanctions, I lB. Santé, I38,168. Sel de cuisine, 59. Sobre (Soyez), tII. Sort, l12, I7g. Souffrent (A ceux qui), tB9.

Souffrentdans le secret, lZg.

v Végétaux antitoxiques, 29. Verre d'eau matinal. I0. Viande (ses indications), 22.

Viande (abus),

49.

Vi-a-nde (mangeons

29.

moins),

Viandes (différentes), 49. Viandes les plus digesti-

bles,

49.

Viandes à éviter,

50.

Viandes indigestes, ViandeÈ toxiques,

60. 51. 9?.

.Viandes et végétaux,

Volonté, l3l. Volontaire {Force), tBB.

Volonté forte, l3b.

TABTE DES MATIERES

Avrnr-pnopos.

CHAPITRE PREMIER nÉÉDUGATIOI{ PHTSIQUE

$

'1.

Culture

physique

: Le veme d'eau matinal (au réveil) L'auto-mâssage gastro-intestinal et le massage abdominal. La gymnastiqu)e debout, le tamponne' ment humide et la friction. -

Le

massage général

mentaire.

I l0

tl 'l'2

et le repos complé-

I-a gymnastique couchée pour

. L2-13

variqueux

{3

Le massage, le tamponnement et la fricL6-t7 tion pour variqueux. t8 L'attention pendant les exeroices. S 9.

-

La respiration.

La respiration : méthode pulsatoire . . Résultats immédiats : effet merveilleux.

{8 {9 20

190 S 3.

LE FrL D'oR DE crorno

g0 alimentaire. gL Avant le repas. Pendant le repas. Buvez. Marchez. Soignez vos dents; . LZ-ZJ-I& gB Jeunez

-

Eygiène

II

CHAPITRE nÉÉo

S

{.

-

Viande et

La viande

:

uçrnofl

ALlrrt ENTAT nE

végétaur. indications.

27

ses

97

Les végétaux: L'alimentation la plus con-

venable

$'9.

-

. .

S6gimee antitoxiquer

gg

.30

.

Le lait : Cure de lait.

30à39

.33

Régime antitoxique végétal. Cure de truits. S 3. $ 4.

-

Combien

La ration

:

faut-il

manger

Différents menus : Lo pain, Thé, café. Lait, ohoaolat

-

.

37'à 40

. .

e2à44

4t

. .

!

44à1,;6

.

&6

Le premier plat. . Le deuxième plat .Graisses et condiments Le dessert et les boissons

$ 7.

37

Nombre des repas.

Composltion du dlner

35

?

$ 5. - Compositiou du déjeuuer. $ 6.

33

Avant, pendant ot après le repas.

. .

46 48

s6à60 00à65

Compositiou du goùter.

$ 8. - Composition du souper. 9. alipentairps S - Réginer tiltq et doE paladeÊ

66 6T

des

bisn-por" 70

r9r

TÀBLE DEË MATIERFg

qHAPITRE

III

FONMULES ILI[IEf{TAI fiES FOUB TIIALADES

ET CONVALESCEI{TS

$1.-$oupesetpotages. , . . $ 9.

S 3.

-

Boissons.

,

.

88 94

{00

Pr6parations diverses.

CHAPITRE IV HYEIÈilE MOBALE

Eristence de Dieu - La 9. culture mentale. S S 3. - La prièro S 4. -,L'immortalit6 de l'âme. S 9t. - La religion. S 6. - L'égoisme S {.

- L'altruisme. 8. S - Le pessimisme S 9. - L'optimisme S T.

109 4,4'4'

4"4'4

{16 tl,l9 120

i .

l?t" 125

{26

CHAPITRE V ilÉDEcrNE PsYcHrQuE

l. $ 3. S 4. S 5. $ 6. S

S'9.

La volonté et ses effets merveilleux. {31 {38 Un remède à la douleur {39 A ceux qui souflrent

Le traitement psychique. Les guérisons par le spirituel . Exemples de cures .

lLt" 147

{50

t92

LE FIL D'on

rE

cI,oîHo

CHAPITRE VI. APHOBISTES ET FRAGIIIEIITS

_

L'alcoolisme Le plaisir et la douleur Le bonheur. L'efiort . Le calme Christ

1825,

- Toure, imp. E. Ann.r,ur.ret

. .

160

L6l 166

{70 {76 {80

Ci.

t

0 àr

\é \> ^7 ,l12

3r

l

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