Cours -Finance d'entreprise partie 1.pdf

September 11, 2017 | Author: Taha Can | Category: Lease, Equity (Finance), Balance Sheet, Accounting, Loans
Share Embed Donate


Short Description

Download Cours -Finance d'entreprise partie 1.pdf...

Description

Tasdawit mupamd V n tmusniwin izrfanin, Tasviwant Master GFCF tidamsanin d tinamunin Rba E

Finance d’Entreprise

– ‫د وا‬

‫ا‬ ‫وا‬ ‫ا ـــــــ ط‬

‫ا ما‬ S.SOLHI

Master GFCF

Finance d’Entreprise

Université Mohammed V- Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales -Rabat

F ILIERE S CIENCES DE G ESTION M ASTER G ESTION FINANCIERE COMPTABLE ET FISCALE

S EMESTRE I

FINANCE D’ENTREPRISE PARTIE 1

FINANCE D’ENTREPRISE PARTIE 1

PROFESSEUR : SANAE SOLHI

Session : Automne-Hiver

0

1

S.SOLHI

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

TABLE DES MATIERES

Master GFCF

3.4.3 4

4.1.1 4.1.2

CHAPITRE I : LA DEMARCHE DE L’ANALYSE ET DU DIAGNOSTIC FINANCIERS . 5 1.

4.2

LES CONTRAINTES DE RENTABILITE ET DE SOLVABILITE. ............................................... 5 1.1

La solvabilité. ......................................................................................................... 5

1.2

La rentabilité.......................................................................................................... 6

2.

L’INFORMATION COMPTABLE ET FINANCIERE ................................................................ 6

3.

. OUTILS ET TECHNIQUES D’ANALYSE ET DU DIAGNOSTIC ............................................. 11 3.1

Les outils d’analyse ............................................................................................. 11

3.2 4.

Les Techniques d’analyse ................................................................................... 12

2.

Le cycle d’exploitation............................................................................................. 17

1.3

3.

3.

La répartition du résultat. ................................................................................... 20 Les Provisions pour risque et charges. ............................................................... 25

2.3

Retraitements des écarts de conversion .............................................................. 25

2.4

Le crédit-bail. ....................................................................................................... 26

2.5

Immobilisations en non valeurs liées à l’emprunt Obligataire ......................... 28

ANALYSE DE L’EQUILIBRE FINANCIER A PARTIR DU BILAN FONCTIONNEL .................... 29

3.1

Fonds de roulement fonctionnel. ........................................................................ 29

3.1.1

FDR et politique de financement de l’entreprise.......................................... 30

3.1.2

FDR et politique d’investissement de l’entreprise ........................................ 30

3.2

Le besoin de financement global ........................................................................ 31

3.3

La trésorerie Nette. .............................................................................................. 32

3.4

Les combinaisons possibles de l’équilibre financier .......................................... 33

3.4.1

Besoin de Financement Global Positif ......................................................... 33

3.4.2

Besoin de Financement Global Négatif ........................................................ 34

2

Les retraitements des postes de l’actif. .......................................................... 36

4.2.2

Les retraitements des postes du passif........................................................... 38

INTERET DES SOLDES INTERMEDIAIRES DE GESTION POUR LE DIAGNOSTIC FINANCIER

Les ratios d’activité et de rendement : ................................................................ 42

2.2

Les ratios de rentabilité ....................................................................................... 42

2.3

Les ratios d’exploitation ...................................................................................... 43

LA CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT (CAF) ET L’AUTOFINANCEMENT ........................ 43 3.1 3.1.1 3.1.2

2. LES RETRAITEMENTS DU BILAN COMPTABLE FONCTIONNEL ............................................. 18

2.2

Le passif du bilan ........................................................................................... 35 Les retraitements du bilan financier................................................................... 36

4.2.1

2.1

Les grandes masses du bilan fonctionnel :............................................................. 18

2.1

L’actif du bilan............................................................................................... 35

DE L’ENTREPRISE. ................................................................................................................. 41

1. L’APPROCHE FONCTIONNELLE.......................................................................................... 16

1.2

La structure du bilan financier ........................................................................... 35

1. CALCUL ET INTERPRETATION DU TABLEAU DE FORMATION DES RESULTATS (TFR) ......... 40

CHAPITRE II : L’ANALYSE FINANCIERE DU BILAN ............................................................... 15

Les cycles longs d’investissement et de financement : ........................................... 16

Les actions sur le FDR et le BFDR............................................................... 34

CHAPITRE III : L’ANALYSE FINANCIERE DU COMPTE DE RESULTAT (CPC) ....... 40

LES UTILISATEURS DE L’ANALYSE FINANCIERE ............................................................ 13

1.1

S.SOLHI

LE BILAN FINANCIER (LIQUIDE) CONDENSE .................................................................. 35 4.1

INTRODUCTION GENERALE ......................................................................................................... 4

Finance d’Entreprise

3.2

La Capacité d’Autofinancement ......................................................................... 44 Distinction entre charges et produits constatés ............................................ 44 Elaboration du tableau de calcul de l'autofinancement .............................. 45 L’autofinancement .............................................................................................. 46

CHAPITRE IV : LE TABLEAU DE FINANCEMENT : TABLEAU DES EMPLOIS ET RESSOURCES (TER) ............................................................................................................. 48 1.

Définition du tableau de financement ........................................................................ 49

2.

la synthèse des masses du bilan .................................................................................. 50

3.

Le tableau des emplois et des ressources (TER)......................................................... 51

4.

L’interprétation du T.E.R ........................................................................................... 53

3

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

INTRODUCTION GENERALE La finance consiste en une étude des états financiers de l’entreprise afin

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

CHAPITRE I : LA DEMARCHE DE L’ANALYSE ET DU DIAGNOSTIC FINANCIERS

d’analyser et de diagnostiquer la situation financière et les performances de l’entreprise, dans l’optique d’une mesure du degré d’atteinte des objectifs et contraintes financières. L’objectif théorique que l’on retient est celui de maximisation de la valeur de la firme. Le degré de réalisation de cet objectif fondamental conduit à mesurer la capacité bénéficiaire de l’entreprise (sa rentabilité, ses flux de trésorerie) sa pérennité dans le temps (risque économique), ainsi que le risque financier qui peut se présenter. L’outil le plus recommandable est l'analyse financière. Elle repose sur un

richesse de ses actionnaires. Cette richesse est étroitement liée à la valeur de l’entreprise qui peut se dégrader si les investissements réalisés ne sont pas rentables. L’objet du diagnostic financier met le point sur la situation financière de l’entreprise en déterminant ses forces et ses faiblesses. Elle vise à trouver les réponses à trois questions fondamentales - Quel type d’actif détenir ?

ensemble de techniques visant : - à connaître la santé financière de l'entreprise ; - détecter les symptômes de dysfonctionnements ; - identifier les causes structurelles ou réversibles et les problèmes occasionnels ou durables et, surtout ; -

L’objectif fondamental de toute entreprise est la maximisation de la

formuler des préconisations visant à améliorer la santé financière ou à maintenir l'entreprise dans son état actuel. Pour mener à bien son diagnostic, l’analyste financier doit disposer d’une

- Quel est le montant de cet actif ? - Quel financement mettre en œuvre ? A côté de l’objectif de maximisation de la valeur de la firme, on retrouve une préoccupation essentiellement centrée sur l’équilibre financier, la rentabilité et la solvabilité de l’entreprise. Cet équilibre est atteint lorsque les espérances de gains dépassent les risques encourus.

1. LES CONTRAINTES DE RENTABILITE ET DE SOLVABILITE.

matière comptable : bilans, comptes de produits et charges, ainsi que des

Le diagnostic financier de l’entreprise commence par l’analyse des

informations complémentaires. Il utilisera ainsi une série d’outils et de

structures financières notamment l’activité (liquidité, trésorerie et solvabilité) et

méthodes.

puis la rentabilité pour s’assurer de la survie de l’entreprise.

1.1 La solvabilité. Initialement, l’analyse financière vise à apprécier la solvabilité c'est-à-dire la capacité à assurer sur les flux de liquidités le service de la dette. Le degré de solvabilité est donc fonction des ressources financières disponibles pour faire face à ses dettes. L’insolvabilité se traduit par l’incapacité du débiteur à honorer

4

5

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

ses engagements (cessation de paiements) qui peut se traduire par une perte

Pour pouvoir mener à bien une mission d’analyse financière, les

d’autonomie financière de l’entreprise ou encore par sa disparition pure et

informations comptables et financières doivent être regroupées dans des

simple.

schémas simplifiés sous forme de masses ou flux qui renseignent sur la situation financière de l’entreprise.

1.2

La rentabilité

A côté de la solvabilité, l’exigence d’un minimum de rentabilité est une

Pour cette raison, on adoptera ici une approche essentiellement financière

condition essentielle pour la survie et le développement de l’entreprise. En effet,

de la comptabilité générale en introduisant un minimum de notions comptables

la croissance impose à l’entreprise des contraintes, qu’elle ne pourra lever que si

nécessaires à l’élaboration d’un diagnostic financier de société.

elle dégage des flux de résultats suffisants, par exemple pour assurer le maintien

Les principaux états comptables de l’entreprise, bilan et compte de produits

du capital (amortissements) le remboursement des emprunts et la rémunération

et charges, sont des comptes de richesse.

de ses fonds propres. De plus, la rentabilité de l’entreprise conditionne

Le bilan : est une photographie, à un instant donné t, de tout ce que possède

également la solvabilité future de l’entreprise.

l’entreprise (actifs) et tout ce qu’elle doit (passifs) avec pour solde la richesse des propriétaires de l’entreprise (situation nette).

2. L’INFORMATION COMPTABLE ET FINANCIERE Afin d’assurer la gestion de l’entreprise, il faut avoir une bonne connaissance du patrimoine de celle-ci, c'est-à-dire des actifs qu’elle possède et des dettes qu’elle a contractées, ainsi que des flux générés par son activité. L’information comptable et financière est la matière première de toute

-

analyse financière effectuée à l’intérieur ou à l’extérieur de l’entreprise. Elle est présentée dans des supports appelés documents comptables ou états de synthèse. L’information financière est donc la plate forme qui permet à l’analyse

-

Emplois (Actif) ACTIF IMMOBILISE Immobilisations en non-valeurs Immobilisations incorporelles Immobilisations corporelles Immobilisations financières ACTIF CIRCULANT (HT) Stocks Créances de l’actif circulant Titres et valeurs de placement (

Montant

Ressources (Passif) FINANCEMENT PERMANENT - Capitaux propres - Capitaux propres assimilés - Dettes de financement - PPRC durables PASSIF CIRCULANT (HT) - Fournisseurs - Etat et organismes sociaux - Comptes d’associés - PPRC non durables TRESORERIE PASSIF - Crédits d’escompte - Crédits de trésorerie - Banques (soldes créditeurs)

interne ou externe de procéder au diagnostic de la situation financière de l’entreprise afin de pouvoirs ressortir les points forts et les faiblesses de l’entreprise sur le plan financier. Sur la base de ce diagnostic, les responsables financiers au sein de

TRESORERIE ACTIF - Chèques - Banques - Caisse

Montant

l’entreprise peuvent prendre des décisions qui engagent l’avenir de l’entreprise

Le compte de produits et charges : traduit l’accroissement de la richesse de

en tenant compte de ses contraintes internes et celles que présente son

l’entreprise durant la période t-1 à t, du fait de son exploitation normale ou du

environnement externe.

fait d’éléments non courants.

6

7

Master GFCF

CHARGES CHARGES D’EXPLOITATION Achats revendus de marchandises Achats consommés de matières et fournitures Autres charges externes Impôts et taxes Charges de personnel Autres charges d’exploitation Dotations d’exploitation

Finance d’Entreprise

Exercice

S.SOLHI

PRODUITS

Exercice

PRODUITS D’EXPLOITATION Ventes de marchandises (en l’état) Ventes de biens et services produits Chiffre d’affaires Variation de stocks de produits (±) Immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même Subventions d’investissement Autres produits d’exploitation autres produits d’exploitation Reprises d’exploitation ; transferts de charges

CHARGES FINANCIERES Charges d’intérêts Pertes de change Autres charges financières Dotations financières

PRODUITS FINANCIERS Produits des titres de participation et autres titres immobilisés Gains de change Intérêts et autres produits financiers Reprises financières ; transferts de charges

CHARGES NON COURANTES Valeurs nettes d’amortissement des immobilisations cédées Subventions accordées Autres charges non courantes Dotations non courantes aux amortissements et aux provisions IMPOT SUR LES RESULTATS (IS)

PRODUITS NON COURANTS Produits des cessions d’immobilisations Subventions d’équilibre Reprises sur subventions d’investissement Autres produits non courants Reprises non courantes ; transferts de charges

Master GFCF

1 2 I II

= +

3 4 5 III

6 7

IV 8 9 10 V 11 12 13

= + =

VI VII

+ + = +

VIII XI

= +

X

=

RESULTAT NET

L’état de solde de gestion qui met en évidence des résultats intermédiaires et donne plus d’explication sur la formation du résultat de l’entreprise par différence entre les produits et les charges. L’ESG est composé de deux tableaux : Le tableau de formation de Résultat (TFR) Le tableau de la Capacité d’autofinancement (CAF/AF)

Finance d’Entreprise

Tableau de Formation des Résultats Ventes de marchandises (en l’état) Achats revendus de marchandises MARGE BRUTE SUR VENTES EN L’ETAT PRODUCTION DE L’EXERCICE (3+4+5) Ventes de biens et services produits Variation de stock et de produit Immobilisations produites par l’entreprise pr elle-même. CONSOMMATION DE L’EXERCICE Achats consommés de matières t fournitures Autres charges externes VALEUR AJOUTEE (I+II-III) Subventions d’exploitation Impôts et taxes Charges de personnel EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION (EBE) INSUFFISANCE BRUTE D’EXPLOITATION (IBE) Autres produits d’exploitation Reprises d’exploitation Autres charges d’exploitation Dotations d’exploitation RESULTAT D’EXPLOITATION (+ ou -) RESULTAT FINANCIER (+ ou -) (Produits financiers –Charges financières) RESULTAT COURANT RESULTAT NON COURANT (+ ou -) (Produits non courants –Charges non courantes) Impôt sur les résultats RESULTAT DE L’EXERCICE (+ ou -)

S.SOLHI

A1

A2

L’état des informations complémentaires qui complète et commente l’information donnée dans le bilan et le compte de produits et de charges. Il met en évidence les faits pouvant avoir une incidence significative sur le jugement du lecteur des documents comptables. Le tableau de financement : C'est l'état de synthèse qui met en évidence l'évolution financière de l'entreprise au cours de l'exercice, en décrivant les ressources dont elle a disposé et les emplois qu'elle en a effectué.

8

9

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

Le tableau de financement est construit donc en deux parties :

Master GFCF

Le diagnostic financier est un processus à plusieurs étapes qui peuvent se

- le tableau des emplois et ressources (TER). 200 a

200 b

S.SOLHI

3. . OUTILS ET TECHNIQUES D’ANALYSE ET DU DIAGNOSTIC

- la synthèse des masses de bilan ;

Synthèse des Masse du bilan

Finance d’Entreprise

200 c

résumer ainsi : ∆=a–b E R

∆=b–c E R

Financement Permanent (-) Actif Immobilisé = FONDS DE ROULEMENT (A) Actif circulant (-) Passif circulant = BESOIN DE FINANCEMENT (B) TRESORERIE NETTE (A-B)

La collecte de l’information ; Le redressement des comptes ; Le calcul des indicateurs ; L’analyse des résultats. Pour bien mener une mission de diagnostic financier, on peut se référer à une série d’outils et de méthodes capable d’interpréter la situation financière de l’entreprise.

Tableau des Emplois et Ressources

Exercice Exercice précédent Emplois Ressources Emplois Ressources

I- RESSOURCES STABLES DE L’EXERCICE Autofinancement Capacités d’autofinancement -Distribution de bénéfices CESSION ET REDUCTION DES IMMOB Cession des Immob incorporelles Cession des Immob corporelles Cession des Immob financières Récupération sur créances immob AUGMENTATION DES CAPITAUX PROPRES Augmentation du capital, apports Subventions d’investissements Augmentation des dettes de financement -Nettes de prime de remboursement TOTAL I : RESSOURCES STABLES II EMPLOIS STABLES DE L’EXRCICE Acquisition- augmentation d’immob immob incorporelles, immob corporelles immob financières Augmentation des créances immobilières Remboursement des capitaux propres Remboursement des Dettes de Financement Emplois en non valeurs

3.1 Les outils d’analyse On distinguera là deux approches : l’approche globale et l’approche relative :

L’approche globale : les grandes masses Consiste à exploiter les grandes masses du bilan et du CPC et à faire apparaître dans les documents comptables des agrégats ayant une signification financière. Pour le bilan, il s’agira de déterminer les principaux soldes significatifs à savoir le fonds de roulement, le besoin en fonds de roulement et la trésorerie Nette (la synthèse des masses des bilans). Pour le compte de produits et charges de l’Etat de soldes de gestion ESG composée en deux tableaux :

- Tableau de formation des résultats (TFR) ou les soldes intermédiaires de gestion à savoir la Marge commerciale (MC), Valeur ajoutée (VA), Excédent brut d’exploitation (EBE)… -

TOTAL II : EMPLOIS STABLES

Capacité d’autofinancement(CAF).

III VARIATION DU BFDR IV VARIATION DE TRESORERIE TOTAL GENERAL

10

11

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

On aura donc :

L’approche relative : les ratios Les ratios sont bâtis à partir des documents comptables. C’est le rapport de deux grandeurs comptables cherchant à apprécier un point précis ou à

Bénéfice net Bénéfice net Chiffres d' affaires × = Capitaux propres chiffre d' affaires Capitaux propres

La rentabilité = marge commerciale × rotation des capitaux propres

relativiser deux éléments financiers.

3.2 Les Techniques d’analyse A partir des outils disponibles, c’est avec des techniques spécifiques que l’on pourra porter une appréciation sur un outil ou un indicateur.

4. LES UTILISATEURS DE L’ANALYSE FINANCIERE Ils sont multiples, et chacun d’eux a une préoccupation spécifique - L’entreprise elle-même : Les dirigeants de l’entreprise se soucient de l’analyse de leurs comptes pour plusieurs raisons, dont notamment :

La comparaison La comparaison d’un indicateur permettra sa juste appréciation. Un ratio (ou plus précisément tout indicateur d’analyse) n’a pas de signification que si il est comparé dans le temps et dans l’espace. • Dans le temps : l’évolution pluriannuelle des indicateurs permet de

o La validation des choix stratégiques, en particulier les choix financiers o L’anticipation de la réaction de l’environnement, principalement celle des marchés financiers : des actionnaires et des prêteurs - Les acteurs au niveau des marchés de capitaux : il s’agit essentiellement de

déterminer des tendances et des valeurs types spécifiques à l’entreprise

ceux qui financent l’entreprise, à savoir les actionnaires et les banquiers.

en raison de son métier ou de ses grands choix politiques.

o Les actionnaires cherchent à mesurer la rentabilité de leurs placements

• Dans l’espace : on compare les ratios à ceux des autres entreprises du

ainsi que le niveau de risque de leurs portefeuilles. Leur préoccupation principale consiste à mesurer l’accumulation de la valeur atteinte par les

même secteur d’activité.

titres qu’ils détiennent ainsi que le niveau du risque qu’ils supportent. Cela

La décomposition Egalement appelée analyse pyramidale des ratios, cette technique cherche à décomposer un ratio afin de pouvoir en examiner les composantes ainsi que les

leur permettrait de procéder à des comparaisons avec d’autres types de placements pour valoriser leurs patrimoines financiers. o Les prêteurs et les banquiers fournissent à l’entreprise des ressources

déterminants de son évolution

financières qui présentent une double contrainte de rémunération et de

Exemple :

remboursement. Ils ont pour souci d’évaluer la capacité de l’entreprise à

Bénéfice net ratio de rentabilité financière = Capitaux propres peut être décomposé en deux ratios : Bénéfice net ratio de m arg e commercial e = chiffre d' affaires , et

payer les frais financiers et à rembourser le principal de l’emprunt.

-

Chiffres d' affaires ratio de rotation des capitaux propres = Capitaux propres .

12

o Les investisseurs potentiels : ils cherchent à mesurer l’éventuel enrichissement qui découlerait de leur participation dans le capital de l’entreprise. Les investisseurs cherchent souvent à être rémunéré pour le risque qu’ils prennent en investissant des les actifs d’une entreprise

13

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

- Les autres partenaires de l’entreprise : Ce sont, essentiellement, les clients, les fournisseurs et les salariés.

Master GFCF

Finance d’Entreprise

CHAPITRE II : L’ANALYSE FINANCIERE

pour

éviter

tout

risque

de

rupture

de

stocks

et

d’approvisionnement. Cette analyse leur permettra aussi de définir le champ d’une éventuelle négociation commerciale sur les prix et les délais. o Les fournisseurs utilisent l’analyse financière pour apprécier la solvabilité de leurs clients auxquels ils octroient des délais de paiement. La défaillance d’un client peut générer des pertes considérables sur les plans commercial et financier.

DU

BILAN

o Les clients de l’entreprise cherchent à évaluer la pérennité de leurs fournisseurs

S.SOLHI

Le bilan reflète la situation de l’entreprise à une date précise et renseigne, par la rubrique «Résultat de l’exercice» sur son degré de profitabilité. C’est un document très utile, dont l’étude permet au chef d’entreprise et aux tiers intéressés de porter un jugement sur la situation actuelle et passée, et de les aider à prendre les décisions qui engagent l’avenir. L’appréciation de l’équilibre financier au bilan est une des composantes du diagnostic financier global de l’entreprise. Cette composante cherche à apprécier la santé financière de

o Les salariés s’intéressent à l’analyse financière de leur entreprise dans une

l’entreprise compte tenu de son histoire.

perspective de conserver leurs emplois et à évaluer la capacité de l’entreprise à sauvegarder le versement de leurs rémunérations (salaires,

Il constitue un document essentiel pour l’appréciation de la solvabilité et l’équilibre financier de l’entreprise. Son analyse ne peut être conduite qu’après

primes …)

avoir regroupé les grandes rubriques et effectué, le cas échéant et selon les objectifs poursuivis, certaines modifications. Il est possible d’interpréter le bilan selon deux approches : - Selon l’approche fonctionnelle : Ainsi, l’expression de l’équilibre financier et de l’activité de l’entreprise sont analysées en cycles, en distinguant les cycles longs d’investissement et de financement et le cycle court d’exploitation. - Selon l’approche patrimoniale : le bilan donne une image statique des biens dont l’entreprise est propriétaire et de la manière dont ils sont financés. Ces deux approches sont souvent complémentaires, notamment pour un diagnostic financier. On obtient alors : Le bilan comptable fonctionnel condensé Le bilan financier (liquidé) condensé.

14

15

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

1. L’APPROCHE FONCTIONNELLE L’activité de l’entreprise sont analysées en cycles, en distinguant les

Investissement

cycles longs d’investissement et de financement et le cycle court d’exploitation. Les fonds qui entrent et qui sortent d’une entreprise sont classés selon qu’ils résultent : • D’une décision qui, à l’origine, a engagé l’entreprise à long terme (c’est à dire pour plus d’un an) ;

Ressources Stables

Emplois Stables

• Ou d’une décision n’ayant d’effet qu’à court terme (c’est à dire pour moins d’un an). Pour qualifier la décision initiale, il faut tenir compte de la durée de

Bénéfices

l’engagement pris par l’entreprise ou de la durée de conservation de l’élément d’actif et non des durées restant à courir lors de l’établissement du bilan.

1.1 Les cycles longs d’investissement et de financement :

1.2

Le cycle d’exploitation

La décision d’augmenter le capital ou de contracter un emprunt, fixe la

Le cycle court concerne les opérations : achat –stockage –production -

structure du financement de l’entreprise pour plusieurs années, l’entreprise est

vente. Les décisions affectant le cycle d’exploitation n’engagent l’entreprise

engagée à long terme. L’augmentation de capital ou l’emprunt sont des

qu’à court terme. Les créances clients et les dettes fournisseurs apparaissent dans ce cycle

ressources stables. La réalisation d’un investissement fixe également pour longtemps la structure de l’entreprise, l’investissement est un emploi stable. Les ressources et les emplois stables sont souvent qualifiés d’acyclique.

en raison des décalages entre les opérations d’achats, de production et de ventes et leurs règlements. Le volume des transactions peut varier d’un cycle au cycle suivant notamment en raison du caractère saisonnier de certaines activités.

En réalité, ce n’est vrai que dans le court terme : le financement et

Les décisions affectant le cycle d’exploitation (volume des stocks, durée

l’investissement sont soumis à des cycles mais il s'agit de cycles de longue durée

de crédit consenti aux clients….) Peuvent être limitées à la durée d’un cycle :

(l’emprunt finira un jour par être remboursé et on devra alors éventuellement

elle n’engage l’entreprise qu’à court terme.

trouver un nouveau financement, à l’issue d’une période de plusieurs années, les équipements devront être renouvelés et un nouveau cycle d’investissement commencera).

16

17

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

Master GFCF

Achats

STOCKS

DETTES

CREANCES CLIENTS

FOURNISSEURS Paiements

DISPONIBILITES

1.3 Les grandes masses du bilan fonctionnel : Les ressources stables :

-

Finance d’Entreprise

Emplois (Actif) ACTIF IMMOBILISE Immobilisations en non-valeurs Immobilisations incorporelles Immobilisations corporelles Immobilisations financières ACTIF CIRCULANT (HT) Stocks Créances de l’actif circulant Titres et valeurs de placement (

Montant

TRESORERIE ACTIF - Chèques - Banques - Caisse

S.SOLHI

Ressources (Passif) FINANCEMENT PERMANENT - Capitaux propres - Capitaux propres assimilés - Dettes de financement - PPRC durables PASSIF CIRCULANT (HT) - Fournisseurs - Etat et organismes sociaux - Comptes d’associés - PPRC non durables TRESORERIE PASSIF - Crédits d’escompte - Crédits de trésorerie - Banques (soldes créditeurs)

Montant

L’affectation des bénéfices consiste à choisir la destination des bénéfices.

- les capitaux propres - les dettes de financements

Résultat Net Comptable

- Le Provisions pour risques et charges durables

Les emplois stables : Résultent des décisions d’investissement. Ils correspondent à l’actif immobilisé brut et figurent en haut de l’actif. Elles figurent en haut du bilan.

L’actif circulant (HT) : montant net des stocks, créances, et autres. Le passif Circulant (HT) : qui ne sont pas financières (dettes fournisseurs,

LES ACTIONNAIRES

L’ENTREPRISE Ressources conservées par l’entreprise pour son autofinancement = RESERVES

Sommes versées pour rémunérer le capital apporté par les actionnaires = DIVIDENDES

N’affectent pas la trésorerie de l’entreprise

Les versements de dividendes affectent la trésorerie de l’entreprise

dettes divers). On peut éventuellement les qualifier de «dettes circulantes »

Trésorerie- Actif Trésorerie-Passif 2. LES RETRAITEMENTS DU BILAN COMPTABLE FONCTIONNEL Le bilan comptable fonctionnel est un bilan comptable après inventaire et après affectation du résultat de l’exercice. Le bénéfice réalisé n’est pas totalement distribué aux associés.

18

19

Master GFCF

2.1

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

La répartition du résultat.

Master GFCF



S.SOLHI

Réserves statutaires et/ou facultatives ; Les réserves statutaires sont prévues lors de la constitution de la société.

Les conditions de répartition des bénéfices sont de deux ordres :

Les statuts de chaque société définissent des règles de calcul qui leur

♦ Les conditions de forme : l’assemblée générale ordinaire des actionnaires doit

sont propres.

approuver les comptes de l’exercice et le projet de répartition des bénéfices dans

Les autres réserves prennent souvent le nom de réserves facultatives.

les 6 mois qui suivent la clôture de l’exercice.

Leur montant est laissé au libre choix des actionnaires réunis en

♦ Les conditions de fond : la répartition s’appuie sur des règles légales et

assemblée générale.

statutaires. On trouvera donc des informations dans la loi et dans les statuts de la société concernée par le projet de répartition.

Finance d’Entreprise



Super dividende ou second dividende : éventuel décidé par l’Assemblée Générale

2.1.1 Contraintes légales

• Report à nouveau1 : C’est la partie de bénéfice non distribué en raison

La répartition de résultat doit obéir à deux contraintes légales

d’arrondis de calcul et qui sera porté au Compte 116 Report à Nouveau. Le solde de ce compte d’attente s’ajoutera au bénéfice à répartir au cours de

A- La constitution de réserves Légales

l'exercice suivant.

Afin de respecter les obligations légales qui s’imposent à toutes les

Le report à nouveau créditeur : on l’appelle aussi report à nouveau

sociétés, il faut constituer une réserve légale pour augmenter les fonds propres.

bénéficiaire ; il s’agit d’une petite fraction des bénéfices de l’année en

Les sociétés doivent affecter chaque année à la réserve légale 5% du bénéfice

cours d’étude que l’entreprise n’a pu affecter du fait des arrondis dans

net de l’exercice. Cette obligation cesse dès que la réserve légale atteint 10% du

les calculs.

capital de la société.

Le report à nouveau débiteur : on l’appelle aussi report à nouveau

B- Les distributions aux actionnaires

déficitaire. Il représente des pertes relatives aux exercices antérieurs.

Les dividendes : ils représentent la part du bénéfice distribuable réellement

Ces pertes figurent dans le report à nouveau débiteur tant qu’elles

versée aux actionnaires. Il s’agit du versement d’un intérêt statutaire ou d’un

n’ont pas pu être compensées par un bénéfice.

premier dividende aux actionnaires, représentant le plus souvent 5% à 6% du

2.1.2 La notion de bénéfice distribuable

nominal de l’action.

Compte-tenu des obligations légales et statutaires soulignées précédemment, le Après avoir satisfait ces deux contraintes, l’assemblée générale des

bénéfice distribuable aux actionnaires doit faire l’objet d’un calcul spécifique.

actionnaires décidera de l’affectation du résultat résiduel en :

1

- c’est la fraction des bénéfices non affectée et peut donc être utilisée les années suivantes pour verser un dividende ou être intégrée aux réserves.

20

21

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

A l'ouverture des comptes au début de l'exercice comptable suivant, le résultat

Solder le compte 119-Résultat de l’exercice en le débitant

de l'exercice précédent est compris dans le solde du compte 119-Résultat Net de

&

L'exercice et doit faire l’objet d’une affectation. Créditer les comptes représentant

C’est l’Assemblée Générale Ordinaire des actionnaires, réunie dans les 6 mois qui suivent la clôture de l’exercice, qui décide de l’affectation du résultat de l’exercice comptable N.

Les sommes mises en réserves

L'affectation doit porter sur le bénéfice distribuable ou en instance

les sommes distribuées aux actionnaires

d'affectation.

COMPTES ASSOCIES

COMPTES DE CAPITAUX

Classe 4

Classe 1

En conclusion, le résultat de l’exercice doit être répartit entre : - La part qui revient aux associés

comptes associés (Classe 4)

- La réserve légale ; - Les autres réserves ;

comptes de capitaux propres (Classe 1)

- Report à nouveau 119

Résultat Net de l’exercice

1161 Report à nouveau SC Résultat en instance d’affectation

118 118

2.1.3 La comptabilisation de la répartition des bénéfices A l’établissement du bilan provisoire le Bénéfice à répartir figure au

Résultat en instance d’affectation

114

Réserve Légale

115

Autres Réserves

4465

Comptes Associés

116

Report à Nouveau

crédit du compte 119-Résultat de l’exercice. Pour enregistrer la répartition des bénéfices il faudra :

22

23

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

2.1.4 Exemple : Répartition des bénéfices Au 31/12/N, La société anonyme « NISSEM » a réalisé un résultat

Master GFCF

Finance d’Entreprise

TRAVAIL A FAIRE : 1 – Déterminer le résultat net après avoir calculer l’IS dû.

comptable avant impôt de 2.400.000 DH. Les statuts de la société prévoient de

2 – Présenter le tableau de répartition du bénéfice de l’exercice N.

répartir le bénéfice net comme suit :

3 – Passer au journal les écritures relatives à :

• Réserve légale dans les limites prévues par la loi ; • Intérêts statutaires : 6 % l’an aux actions sur le capital libéré et non amorti

S.SOLHI

• La constatation de l’IS dû. • La détermination du résultat net.

2.2 Les Provisions pour risque et charges.

(non remboursé) ; • Sur le solde, majoré de reports à nouveau antérieurs éventuels et après

Les provisions pour risques et charges n’ont en aucune manière les

avoir prélevé toute somme jugée utile par l’A.G.O, sera distribué aux

caractéristiques de réserves ou même de provisions réglementées ; de plus, elles

actionnaires à titre de superdividendes sous déduction de la somme

ne peuvent jamais avoir pour objet de corriger la valeur des actifs. Il s’agit en

reportée à nouveau.

fait de dettes probables ou potentielles, ce qui interdit à notre sens de les classer parmi les capitaux propres.

L’A.G.O, réunie le 15/05/N+1, après délibération a décidé de :

Il faut distinguer entre la partie des provisions dont le délai de réalisation

• Doter la réserve facultative de 566.000 DH.

est supérieur à un an (PPRC durables) et qui rejoindront les éléments du

• Distribuer un superdividende par action arrondi au dirham inférieur.

financement permanent. D’un autre côté, les provisions dont le délai est inférieur à un an (PPRC non durables) qui sont des éléments de passif circulant

Informations Complémentaires :

hors trésorerie. - Le capital de la société est constitué par 18.000 actions de 950 DH libérées des ¾ depuis le 01/01/N. - Le report à nouveau de l’exercice précédent s’élève à 35.000 DH (solde créditeur).

2.3 Retraitements des écarts de conversion • Les écarts de conversion-actif concernant un poste d'actif sont à rajouter au poste concerné.

- La réserve légale s’élève, avant répartition du bénéfice net de l’exercice, à 1.660.000 DH.

• Les écarts de conversion-actif concernant un poste de passif sont à soustraire du poste concerné.

- Charges non déductibles 450.000 DH. - Produits non imposables 230.000 DH. - BCM : 4.650.000 DH.

• Les écarts de conversion-passif concernant un poste de passif sont à rajouter au poste concerné. • Les écarts de conversion-passif concernant un poste d'actif sont à

- Taux de la Cotisation minimale : 0.50%

soustraire du poste concerné.

- Taux de l’IS : 30%

24

25

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

2.4 Le crédit-bail.

Quant à la redevance du crédit-bail « autres charges externe » elle sera ventilée

Le crédit-bail consiste en la location d'un bien à une entreprise tierce avec

en :

la particularité de pouvoir lever une option d'achat au terme du contrat. Les

Dotations d’exploitation pour l’amortissement qui aurait pu être réalisé

biens financés par crédit-bail sont souvent comparés à des immobilisations

par l’entreprise dans l’hypothèse de l’achat du bien acquis en leasing

financées par emprunt.

Charges financières pour la rémunération de la dette qui aurait servi à financer cette acquisition.

Le crédit-bail qui, conformément aux normes comptables en vigueur, ne fait pas 1'objet d'une inscription en actif. Seules figurent en effets au compte de produits et charges les redevances correspondantes. D’un point de vue financier, l’appréciation réaliste de l’outil industriel et commercial, ou actif économique de l’entreprise, nécessite la prise en compte

Opération Crédit-bail : Annuité éclatera en : • Partie amortissement • Partie Intérêt

Variation en Augmentation

Variation en Diminution

Dotations aux Amortissements • Charges d’intérêt

Autres charges externes



des biens acquis en crédit-bail. En effet, le crédit-bail peut être considéré comme une opération d’investissement financée par endettement. Dans cette optique :

La valeur Ajoutée (Augmentation) Résultat d’exploitation (Diminution) Résultat financier (Diminution)

Exemple :

Le retraitement comptable du crédit-bail peut être effectué selon le procédé suivant :

Incidences sur le Résultat

Soit un bien acquis en crédit-bail par la société depuis deux ans aux conditions suivantes :

Inscription à l’actif (Emploi) des biens financés par crédit-bail pour leur

- Valeur d’origine : 1.000 DH

valeur comptable nette, c'est-à-dire Valeur d’Origine (VO) moins Cumul

- Durée du contrat : 5 ans dont 3 ans restant à couvrir (Amortissement

des amortissements théoriques.

linéaire)

Constatation en dettes de financement au passif d’un emprunt équivalent

- Valeur résiduelle : 20 DH

(Ressource).

- Redevance annuelle : 280 DH

Opération Crédit-bail : L’entreprise est supposée propriétaire du bien financée par emprunt

Variation en Augmentation •Immobilisation (VB) •Dettes de financement •Amortissements

26

Variation en Diminution

Incidences

Sur la synthèse des masses de Bilan (Bilan fonctionnel) Dettes de - Sur le Fonds de financement roulement Sur le TER - Augmentation des Immobilisation - Augmentation des Dettes

Bilan Actif Immobilisé Actif circulant Trésorerie-Actif Total

400.000 Capitaux propres

120.000

200.000 Dettes de financement

80.000

100.000 Passif circulant

500.000

700.000 Total

700.000

27

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

Master GFCF

S.SOLHI

Ces primes constituent des pertes définitives lorsqu’il y a une différence en

CPC Charges

Finance d’Entreprise

Montant

Produits

Montant

faveur du souscripteur. Ces primes figurent à l’actif du bilan pour indiquer la

18000

différence entre le montant collecté à l’actif «Trésorerie-Actif» et le montant

Achats de M.P

6000

Ventes de biens et services

Variation de stocks M.P

200

Reprises d’exploitation

200

Autres charges externes

1400

Autres produits d’exploitation

180

Produits financiers

800

d’exploitation parce qu’ils sont liés à l’émission. Alors que les primes

Produits non courants

200

d’émission et de remboursement «2130 Primes de remboursement des

Dont redevance C-B (280)

figurant au passif «1410 Emprunt obligataires ». Cependant,

des

«frais

d’émission»

sont

considérés

des

charges

Impôt et taxes

180

Charges de personnel

7000

Dotations d’exploitation

1900

- Les dotations aux amortissements des frais d’émission sont donc des

Charges financières

800

«6191 dotations d’exploitation aux amortissements» dont la durée varie

Charges non courantes

400

entre 3 à 5 ans.

Impôt sur les Sociétés

300

- Les dotations aux amortissements des primes de remboursement sont des

Résultat Net

1200

«6308 dotations financières» dont la durée est égale à la durée de vie de

Total

obligations» sont une perte financière pour l’entreprise → charges financières.

19380

Total

19380

2.5 Immobilisations en non valeurs liées à l’emprunt Obligataire

l’emprunt.

Prime de remboursement = [Prix remboursement-Valeur Nominal] × nombre d’obligation

L’émission d’un emprunt obligataire est accompagnée par des frais fixes qui peuvent représenter 2 à 3% du capital emprunté. Il s’agit des charges durables (Immobilisations en non valeurs) qu’il faut répartir sur plusieurs exercices :

3. ANALYSE DE L’EQUILIBRE FINANCIER A PARTIR DU BILAN FONCTIONNEL

Frais d’émission dont la durée d’amortissement ne doit pas dépasser 5 ans.

La présentation fonctionnelle du bilan permet de calculer :

- L’émission de l’emprunt obligataire peut être au pair : c'est-à-dire prix

- un fonds de roulement fonctionnel (net global) : FDRF

d’émission égal à la valeur nominale. Cependant, pour encourager les

- un besoin de financement global (BFG)/ besoin en fonds de roulement

souscripteurs, l’entreprise peut fixer le prix d’émission inférieur à la

- Trésorerie nette.

valeur nominale → Prime d’émission

3.1

Fonds de roulement fonctionnel.

- A côté de la prime d’émission, l’entreprise peut également dégager une prime de remboursement (quand le prix de remboursement supérieur à la

Le FDRF est la différence entre le financement permanent et l’actif immobilisé.

FDRF = Financement permanent – Actif Immobilisé

valeur nominale).

Ressources stables

28

– Emplois durables

29

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

Il correspond au montant des ressources longues qui, après financement des emplois durables, demeure pour couvrir les besoins du cycle d’exploitation

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

3.2 Le besoin de financement global Il correspond au besoin de financement ressenti par l’entreprise et qui

(Actif Circulant (HT)) ou besoin de financement global (BFG)

résulte des décalages dans le temps :

Le fonds de roulement fonctionnel permet d’apprécier la situation d’équilibre,

- Décalages entre les achats et les ventes, ceux-ci entraînent la constitution de

en calculant le degré de couverture réel du BFG par le FDRF.

stocks ; - Décalages entre les produits comptables (ventes) et les paiements

3.1.1 FDR et politique de financement de l’entreprise Le FDR est un outil important pour évaluer la politique de financement de l’entreprise. L’existence d’un fonds de roulement positif témoigne d’un

correspondants (paiements des clients) qui donnent naissances à des créances. Ces décalages créent des besoins de financement qui est cependant atténué par le décalage de sens opposé entres les charges (les achats) et les paiements

équilibre financier de l’entreprise. La règle de l’orthodoxie financière stipule, en effet, que les emplois stables (actif immobilisé) doivent être financés par des ressources stables (financement permanent), et que les ressources circulantes (dettes à court terme)

correspondants (paiements aux fournisseurs). Les décalages entre les charges et leurs paiements donnent naissances à des dettes. Délai de stockage

soient affectées à des emplois cycliques (actif circulant). Le FDR positif est une

délai de crédits clients

marge de sécurité dont dispose l’entreprise pour ne pas enfreindre son équilibre financier à court terme.

3.1.2 FDR et politique d’investissement de l’entreprise

Achat

Vente

Opérations

L’investissement par acquisition des biens immobilisés accroît la valeur de l’actif immobilisé. Pour conserver un FDR stable, il faut que les nouvelles acquisitions des immobilisations soient financées par des capitaux permanents (fonds propres ou dettes de financement). Néanmoins, il faut toujours prendre en considération les

Dépense

Recette

autres emplois d’exploitation qui sont liés à la politique d’investissement (les besoins en fonds de roulement (BFDR)) pour ainsi éviter tout problème d’asphyxie financière et sauvegarder un FDR toujours positif pour le

Délai de crédit fournisseurs

Décalage à financer

financement d’une partie de l’exploitation.

30

31

Temps

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

- Les besoins d’exploitation sont les stocks et les créances de l’actif

Cette dernière formule découle de l’égalité fondamentale entre l’actif et le

circulant (Clients et comptes rattachés, autres débiteurs, comptes de

passif du bilan. Cette égalité montre le lien entre la trésorerie nette et les

régularisation-actif)

opérations qui affectent à la fois :

- Les ressources d’exploitation sont formées des dettes du passif circulant à savoir les fournisseurs et comptes rattachés et les autres dettes non

L’actif immobilisé et le financement permanent L’actif et le passif circulants hors trésorerie.

financières

3.4 Les combinaisons possibles de l’équilibre financier BFDR = Besoins d’exploitation – Ressources d’exploitation

Plusieurs situations peuvent se présenter selon que le BFG est positif ou négatif.

Quatre facteurs influencent le BFDR d’une entreprise - Le secteur d’activité

- La valeur ajoutée

- Le chiffre d’affaires

- La situation de la trésorerie

3.4.1 Besoin de Financement Global Positif

Cas 1 : FDR > 0, BFG > 0 et Tr N > 0 Cette situation est favorable, le FDR couvre le BFG et dégage par ailleurs

3.3 La trésorerie Nette. La trésorerie nette est une résultante qui provient du rapprochement entre

des liquidités qui sont placées en trésorerie-Actif.

l’équilibre financier dit stable, schématisé par le fond de roulement, et l’équilibre financier dit cyclique schématisé par le besoin en fond de roulement.

Cas 2 : FDR > 0, BFG > 0 et Tr N < 0

Ainsi, la trésorerie entretient une relation très étroite avec le BFDR à

Le BFG est financé à la fois par le financement permanent et par la

travers le FDR. Une trésorerie pléthorique (trop excédentaire) signifie que

trésorerie-passif. C’est le cas de plusieurs PME qui financent leurs besoins

l’entreprise dispose plus de ressources d’exploitation qu’elle en a besoin pour

d’exploitation par des concours bancaires à court terme faute de garanties ou

couvrir les emplois d’exploitation. Elle pourra alors augmenter ses emplois

d’un niveau de rentabilité non satisfaisant.

(stocks, crédits aux clients…). Au contraire, une trésorerie serrée ou négative témoigne d’une difficulté en matière de liquidité. L’entreprise devra alors entreprendre les actions nécessaires pour réduire son BFDR. Si cette trésorerie nette est positive, elle constitue une ressource donc l’entreprise dispose d’une marge de sécurité et si elle est négative elle représente un besoin de financement (recours au crédit). La relation évidente qui s’établit entre le FDR, le BFDR et la Trésorerie

Cette situation de déséquilibre doit s’apprécier en relation avec le risque bancaire couru et la rentabilité de l’entreprise.

Cas 3 : FDR < 0, BFG > 0 et Tr N < 0 Cette situation déséquilibrée est extrêmement dangereuse car la trésoreriepassif couvre non seulement le BFG mais aussi une partie de l’actif immobilisé.

est la suivante :

Trésorerie Nette =FDR fonctionnel – BFG

32

33

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

3.4.2 Besoin de Financement Global Négatif

Cas 5 : FDR > 0, BFG < 0 et Tr N > 0 Certes cette situation est favorable, car les ressources de financement dégagées du cycle d’exploitation, ainsi que les excédents du Financement Permanent (le FDR) permettent de dégager une trésorerie positive. Cependant, cette situation est un signe de mauvaise gestion des ressources d’exploitation. Dans ce cas, l’entreprise doit revoir

Master GFCF

Finance d’Entreprise

S.SOLHI

4 LE BILAN FINANCIER (LIQUIDE) CONDENSE Le bilan financier ou liquidité a pour objet de calculer la valeur du patrimoine, les postes du bilan doivent être évalués à leur valeur nette. Il est dressé à partir du bilan comptable fonctionnel et de l’état des échéances des créances et des dettes à la clôture de l’exercice. Il s’agit de reclasser les actifs et les passifs en fonction de leur terme de réalisation ou d’exigibilité à plus ou moins d’un an, afin d’apprécier la solvabilité probable au terme d’une année.

• Soit les type et objet des crédits demandés (Long Terme ou Court Terme, de financement ou d’exploitation…). • Les délais fournisseurs ;

4.1 La structure du bilan financier 4.1.1 L’actif du bilan

• Procéder, les cas échéant, à des remboursements anticipés.

Les postes d’actif sont classés par ordre de liquidité croissante. Un élément d’actif est liquide quand on peut le vendre (cas des biens) ou l’encaisser (cas des

Cas 6 : FDR < 0, BFG < 0 et Tr N > 0

créances) rapidement. Il peut être échangé à bref délai contre de la monnaie.

Cette situation est déséquilibrée car les ressources de financement du

- Les immobilisations et les créances à plus d’un an : ce sont les actifs les

cycle d’exploitation couvrent la trésorerie nette et une partie de l’actif immobilisé. Un renforcement du financement permanent et à envisager.

Cas 7 : FDR < 0, BFG < 0 et Tr N < 0 Cette situation est totalement déséquilibrée dans la mesure où le

moins liquides. Ils figurent en haut du bilan. - Les créances à moins d’un an d’échéance restant à courir ; aucune distinction n’est faite entres les créances d’exploitation et les autres créances à moins d’un an d’échéance. - Les disponibilités.

financement permanent ne couvre qu’une partie de l’actif immobilisé (FDR
View more...

Comments

Copyright ©2017 KUPDF Inc.
SUPPORT KUPDF